Noémie Perron poursuit sa passion dans le monde des chevaux, en chassant les idées noires qui l’ont déjà hantée.

L’été de Noémie Perron: dans les rodéos et les gymkhanas

CHRONIQUE / L’été de Noémie Perron est loin d’être terminé. Il lui reste encore cinq fins de semaine de camping dans différents rodéos et gymkhana de la province.

Pendant que ses parents dorment dans leur campeur, Noémie préfère camper dans sa tente afin de relaxer seule et faire le plein d’énergie pour ses compétitions équestres. La jeune femme de Saint-Honoré est présentement première dans plusieurs épreuves, catégorie jeunesse et adulte.

Depuis le début de sa saison, qui a commencé en mars, l’adolescente de 16 ans a participé à une dizaine de festivals. « Oui, c’est un spectacle qu’on donne, c’est beau à voir et c’est impressionnant pour les spectateurs, mais c’est aussi une performance qu’on fait avec notre cheval, précise-t-elle. Ma monture peut toujours décider de ne pas collaborer. » Cet été, elle a dû s’adapter à sa jument qui était parfois plus nerveuse. « Ma jument Marimay est tombée pendant une épreuve de baril. Heureusement, ni elle ni moi n’avons été blessées. Et ce n’était pas vrai que j’allais arrêter mes compétitions pour le reste de la fin de semaine. Je suis revenue sur son dos dans la catégorie baril femme et j’ai battu mon record », poursuit la courageuse cowgirl.

Ayant un trouble de langage, Noémie a eu un cheminement scolaire éprouvant. Quand elle est entrée dans le monde des compétitions équestres, en 2016, l’intimidation était plus que jamais au rendez-vous. Elle s’est accrochée à sa passion et aujourd’hui, quand elle voit des enfants débuter en gymkhana, elle est la première à les accueillir et à les encourager.

« Mes chevaux m’ont sauvée. Ils m’ont donné une raison de vivre dans les bouts les plus difficiles de ma vie », lance-t-elle. Elle prouve année après année que le duo qu’elle forme avec sa jument Marimay est une vraie leçon de courage. La jeune cowgirl promet déjà d’être à son meilleur pour l’année 2020, visant l’ultime Festival western de Saint-Tite qui a lieu tous les ans en septembre.