Ely Dagenais joue au hockey depuis l’âge de cinq ans. Sa mère investit beaucoup de temps et d’argent dans ce loisir qui prend une grande place dans la vie du garçon de 11 ans.
Ely Dagenais joue au hockey depuis l’âge de cinq ans. Sa mère investit beaucoup de temps et d’argent dans ce loisir qui prend une grande place dans la vie du garçon de 11 ans.

Les parents font partie du succès

CHRONIQUE / Dernièrement, j’ai eu la chance d’aller voir Ely Dagenais, le garçon de ma cousine Kim Sabourin, jouer au hockey. J’avais regardé moins de cinq parties de hockey au complet dans ma vie et encore moins dans un aréna.

« Moi, j’ai vu au moins mille parties de hockey », me lance la fillette de huit ans. Généreuse et dévouée, Kim aime faire plaisir à ses enfants. Depuis deux ans, elle leur fait même une patinoire dans sa cour. 

Depuis six ans, toutes les fins de semaine, de septembre à mars, Kim, Ely et sa petite sœur Lexiane prennent la direction de l’aréna pour une partie, une pratique ou un tournoi.

« Une fois par semaine, on a aussi un soir de pratique qui adonne en même temps que la pratique de cheerleading de Lexiane », précise Kim, qui doit alors se séparer en deux !

Les parents des 14 enfants de l’équipe d’Ely se connaissent et développent des liens d’amitié. « Chaque année on souhaite se revoir, en espérant que nos enfants seront dans la même catégorie », poursuit Kim.

Certains pères jouent même dans des ligues d’adultes. Tout le monde espère que leur protégé se rendra le plus loin possible dans cette discipline.

« Un grand-père, qui ne manque jamais une partie de son petit-fils, a côtoyé Maurice Richard. Il a bien failli faire la Ligue nationale de hockey, mais il n’a finalement pas pu parce que ses parents n’avaient pas les moyens financiers », me confie ma cousine.

Tournois

Cette année, les pee-wee A, la catégorie dans laquelle évolue leur garçon de 11 ans, disputeront trois tournois à l’extérieur de leur ville. Les parents doivent alors payer l’essence, réserver l’hôtel et débourser pour les repas au restaurant. Pour les jeunes joueurs, c’est une fin de semaine de fête. « Ces fins de semaine soudent vraiment l’équipe. Les enfants en oublient même les défaites », remarque la mère impliquée. 

Ely se préparait à embarquer sur la glace quand ma cousine Kim se précipite vers un banc bien précis. « Ils ont gagné hier et j’étais assise là. On ne changera pas une formule gagnante », me dit-elle en indiquant que le coach a gardé le même chandail de la victoire qu’il portait hier. 

Dans les estrades, les parents crient et font entendre leur présence avec des objets bruyants. Selon eux, tous ces rituels conduisent vers la victoire. Évidemment, il y a en a qui sont plus gênants, qui prennent ça trop à cœur et qui gueulent contre les arbitres. « Ce n’est vraiment pas la majorité », me rassure Kim.

Certains enfants pleurent sur la glace quand ils perdent, mais, encore une fois, eux aussi ne font pas partie de la majorité. « Même que les parents sont souvent plus déçus des défaites que l’enfant lui-même, qui s’est amusé », ajoute-t-elle.

Frais

Tous les ans, en plus de l’équipement à changer parce qu’ils grandissent vite, les parents de joueurs de hockey doivent payer l’inscription de leur enfant dans le club et l’association.

« On doit aussi contribuer au fonds d’équipe qui permet de payer les coûts lors des rassemblements et des photos d’équipe, mentionne Kim. Cette année, au lieu de vendre différents objets, chercher des commanditaires ou faire de l’emballage dans les épiceries, ce qui demande beaucoup de temps de la part des parents, on a décidé qu’on mettait 100 $ par enfant dans le fonds. »

LES ÉLÈVES INSPIRÉS PAR NOËL


Les écoles s’inspirent beaucoup du temps des Fêtes et de l’hiver qui s’installe pour canaliser l’excitation des élèves et la transformer en moment créatif.

« À mon école, Jean Fortin, de Saint-Honoré, nous avons fait un projet-école. Toutes les classes, de la maternelle quatre ans à la deuxième année ont participé », explique l’enseignante Chantal Dallaire.

Le temps d’un après-midi, les 300 enfants ont fabriqué un village de Noël qui a été installé à l’entrée de l’école. Les jeunes artistes repartiront avec leurs bricolages pour les vacances, afin de les offrir à leurs parents comme cadeau de Noël.

Envoyez-nous des photos de vos projets scolaires inspirés de la magie de Noël ou de la beauté de l’hiver à mviau@lequotidien.com.