Parmi la trentaine de poules qui vivent dans son poulailler, Léo Jean a un petit faible pour Tête Grise qui a même le privilège d’entrer dans la maison.

Le Noël à la campagne de Léo

CHRONIQUE / Pour tout le mois de décembre, dans cette page, des enfants nous parleront de leur vision du temps des Fêtes. Aujourd’hui, Léo Jean, un garçon de sept ans, nous raconte comment se passent les vacances de Noël chez lui.

Léo habite à Saint-Ambroise, à la campagne, entouré de trois chiens et une trentaine de poules. Il adore faire de la motoneige avec son père Daniel et jouer dehors. Il vient tout juste de finir les décorations intérieures de la maison, avec sa mère Patricia, et il a bien hâte d’accueillir ses cousins qui viennent de Vancouver. Depuis plusieurs années, la tradition du Jour de l’An se passe chez lui. Ses parents travaillent fort pour accueillir la nouvelle année entre amis et parents dehors, à la belle étoile. Ils fabriquent un immense bar de glace, ils font des glissades et enveloppent leurs invités d’un décor féérique avec des lumières, de la musique et un feu. 

Pour Léo, Noël n’a rien de religieux. « Noël, c’est l’occasion de se réunir en famille et d’avoir de beaux cadeaux », lance le garçon de sept ans. Il aime aussi offrir des cadeaux qu’il bricole lui-même. « Parfois, pour rire, j’offre une Barbie à mon grand frère Thomas parce qu’il m’en a déjà donné une quand j’avais trois ans et je n’étais pas content. Mais quand c’est moi qui lui en donne une, je ris », poursuit-il. Amateur de Lego, le créatif garçon adore construire et inventer des bolides.

Cette année, il rêve d’avoir l’hélicoptère de Lego. Dans son bas de Noël, il aimerait avoir des toupies Beyblade, un jouet que lui a fait découvrir son grand frère de 14 ans son aîné.

Pendant ses vacances, il prévoit aller magasiner, jouer dehors et faire un « quinzy ». Si le temps des Fêtes est le moment idéal pour les enfants de s’amuser, il constate que, pour les adultes, cette période demande beaucoup de travail. « Les adultes doivent surtout ramasser la maison à l’envers », remarque-t-il. Chez lui, la veille de Noël, les cadeaux seront donnés vers 19 h, mais ses parents lui offriront un cadeau dès le matin pour le faire patienter jusqu’au soir. Pour la nouvelle année, Léo a l’intention d’imposer de nouvelles règles de vie à sa famille. « Je voudrais qu’on s’écoute quand on parle et je vais aller porter mon assiette sur le comptoir après avoir mangé », projette-t-il. 

Frère

Léo a la chance d’avoir un grand frère de 21 ans avec qui il adore passer du temps. Thomas Thibeault est véritablement devenu le héros de son petit frère. « Quand Thomas entre dans la maison, on n’existe plus », avise Patricia. Pendant les Fêtes, Thomas a promis à son petit frère qu’il l’amènerait passer une fin de semaine à son appartement. « J’ai hâte ! Dans ce temps-là, on “game” toute la journée », raconte l’heureux petit frère. 

Animaux

Vivre à la ferme, ce n’est pas toujours l’harmonie entre les animaux. Dernièrement, Léo était bien triste d’apprendre que monsieur Renard était venu se délecter de ses poules ! Heureusement que Tête Grise a été épargnée. Cette poule spéciale, aux yeux du garçon, a deux ans. Tous les printemps, il voit naître des poussins dans un incubateur dans la maison. « Tête Grise, c’est une poule rare ! Quand elle est née, elle avait la tête grise. C’est pour ça, son nom. Je la prends souvent, je la rentre dans la maison et je fais même du vélo et de la trottinette avec elle. Elle s’installe sur mon guidon », poursuit Léo. 

Lutins

Cette année, on remarque un essoufflement des lutins dans les maisons. Ils sont moins turbulents qu’il y a deux ou trois ans, alors que les réseaux sociaux étaient enflammés par les coups pendables des lutins. Patricia Tremblay avoue qu’à Saint-Ambroise, la fée des dents, les lutins et le père Noël ont parfois de la misère à se rendre !