Le chaton ou le chiot, qui avait toute l'attention, devra apprivoiser la solitude du retour au travail et à l'école.

La magie des animaux de Noël s'estompe

CHRONIQUE / Les repas en famille sont passés, le sapin a pris le bord et les lumières se font moins intenses. La magie de Noël s'estompe doucement pour faire place à la réalité. Ceux qui ont adopté des bébés animaux, en pensant mettre un peu de féérie dans cette période propice aux cadeaux originaux, doivent maintenant s'adapter à leurs nouvelles responsabilités.
Le hic, c'est que la routine va reprendre son cours et la maison sera déserte avec ce retour à l'école et au travail. Le chaton ou le chiot, qui avait toute l'attention, devra apprivoiser cette solitude. On dit qu'après deux semaines, les enfants risquent aussi de se désintéresser de leur animal. Si vous comptiez sur eux pour entretenir la litière ou jouer dehors avec le chien, les plans tombent à l'eau. Les raisons de ce désintéressement sont nombreuses. Par exemple, jouer avec un chiot ou un chaton peut devenir désagréable pour les petits qui se lasseront de ces dents pointues et des griffes maladroites. De plus, les animaux n'agissent pas toujours comme on l'espérait. Déçus par les mauvais comportements de leur bête et les obligations qui viennent avec, les enfants auront de la misère à trouver des solutions pour gérer leur animal.
Pour faire passer l'hiver plus vite, les humains penseront peut-être à un voyage dans le Sud... Oups! «Que fait-on du nouveau membre poilu de la famille?», se questionneront plusieurs. Il faut aussi dire qu'un nouveau venu et les animaux déjà en place ne font pas toujours bon ménage. L'adaptation peut prendre plusieurs semaines. Ce lot de contraintes, qu'on appelle «manque de temps», pour ne pas dire manque de patience, poussera plusieurs propriétaires à revenir sur leur décision et à trouver une famille plus convenable pour leur animal.
Comme les bébés animaux sont encore mignons, ils seront faciles à faire adopter via les réseaux sociaux et les petites annonces. C'est pourquoi, depuis quelques années, les refuges ressentent moins cette vague d'abandons d'après les Fêtes.