Pendant ses vacances au Saguenay, Florence Ménard a été initiée au travail de factrice par sa tante, Sylvie Pedneault.

Factrice d’un jour

Pendant l’été, entre le camp de jour, la garderie et les séjours chez les grands-parents, plusieurs enfants ont aussi accompagné leurs proches au travail.

Les enfants, initiés tôt au travail, risquent de devenir doublement débrouillards, disciplinés et motivés à rendre service.

C’est le cas de Florence Ménard, qui est venue passer une semaine au Saguenay, chez sa tante Sylvie Pedneault. Pendant son séjour, Florence a passé un avant-midi dans la peau d’une factrice. Munie de son petit dossard, elle a aidé à distribuer le courrier sur le territoire semi-urbain de la ville de Saint-Honoré, couvert par Mme Pednault.

Charles, âgé de quatre ans, Jade, qui a six ans, et Laurie, du haut de ses 11 ans,  aident leur père, Marc Villeneuve, propriétaire du Refuge des animaux de Chicoutimi.

« Pendant les vacances de la construction, c’est très tranquille pour le courrier. Habituellement, je termine vers 13 h 30, mais pendant les vacances, on termine vers 11 h 30 », précise la dame qui voulait faire vivre une expérience positive à sa nièce. La sympathique petite fille de six ans, qui habite à Québec, est très curieuse et s’intéresse à tout. Quel plaisir elle a eu de suivre sa tante Sissi, comme elle l’appelle affectueusement ! Bien que Florence aimerait devenir vétérinaire, elle a adoré son expérience de factrice d’un jour.

Travail en famille
Au Refuge des animaux de Chicoutimi, comme l’entreprise est familiale, les enfants participent aux tâches dès qu’ils en sont capables. Deux à trois fois par semaine, Charles, Jade et Laurie, âgés de 4 à 11 ans, accompagnent leur père, Marc Villeneuve, au travail. Après avoir passé plusieurs années à travailler au Refuge, l’aîné de la famille, Alex, âgé de 14 ans, travaille depuis deux ans dans une ferme près de chez lui et il adore ça. « Depuis qu’il est petit, Alex n’a jamais joué. Ses jeux ont toujours été de travailler et d’aider », explique sa mère Stéphanie Fortin.

Dans la semaine du 13 août, comme une employée était en vacances, Stéphanie et les trois plus jeunes se sont rendus tous les jours au refuge pour aider Marc. « Les petits font les litières, ils flattent les chats et donnent les biberons aux chatons abandonnés », mentionne Marc. Quant à Laurie, avec toutes ses années d’expérience, elle est littéralement capable de remplacer un employé. Elle sort les chiens en pension, elle les nourrit et les brosse. « Ça leur montre la réalité. Ce n’est pas toujours facile. Parfois on voit des animaux arriver ici gravement blessés, comme des chats qui se sont fait frapper », conclut le propriétaire du refuge.

En leur demandant d’exécuter certaines tâches, ces jeunes apprennent à voir l’ouvrage et à prendre confiance en eux. La reconnaissance des autres, envers leurs initiatives, est extrêmement valorisante. Quand les adultes qui les entourent aiment leur travail, les enfants découvrent du même coup qu’on peut s’amuser dans la vie, même quand on devient grand !

Si des enfants vous ont accompagné au travail, et qu’ils ont envie de nous partager leur expérience, écrivez-nous à mviau@lequotidien.com.

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RÉFLEXION D'ENFANT 2018

Après deux semaines que sa dent soit tombée, la maman d’Anaève Meunier lui suggère de la mettre sous son oreiller. 

« Non, maman ! Floraly l’a mise là et elle a donné des sous... C’est vraiment plate des sous, maman », s’exclame la fillette de cinq ans. « Que veux-tu alors ? », la questionne sa mère. « Un toutou ou un jouet… Des sous, ce n’est pas une surprise », poursuit Anaève. 

Pour clore la discussion, la mère demande à son enfant de mettre la dent sous son oreiller et d’attendre de voir quelle surprise elle aura. « Non, maman ! Texte-lui que je ne veux pas des sous. Texte-lui ça, O.K. ? », conclut la petite fille. 

(La morale de cette histoire, c’est qu’en 2018, si on peut texter la Fée des dents, j’imagine qu’on peut aussi texter le père Noël pour lui dire quand les enfants ne sont pas sages !)