Puisqu'Enzo n'a finalement pas eu besoin de subir sa coûteuse opération aux yeux, l'argent amassé fut remis à des organismes venant en aide aux animaux.

Enzo aide les sauveurs d'animaux

En octobre 2012, une page Facebook avait été créée afin de venir en aide à un chiot de sept mois ayant besoin d'une coûteuse opération aux yeux de plus de 4000$. Les vétérinaires venaient de diagnostiquer des cataractes juvéniles à Enzo, un chiot de race chesapeake bay retriever. L'opération devait avoir lieu à Saint-Hyacinthe dans les plus brefs délais, car les spécialistes craignaient que le problème évolue.
Ce problème brimait le grand rêve de Laurie qui souhaitait voir son chien devenir un doué partenaire de chasse. Elle avait un mois pour amasser le faramineux montant. La mission était grande puisque la jeune femme de Saint-Bruno, au Lac-Saint-Jean, venait de passer une année financièrement éprouvante. Elle et son conjoint étaient sur le chômage depuis quelques mois et n'avaient pas l'argent nécessaire pour payer la dispendieuse opération. Des amis leur suggérèrent de faire une campagne de souscription. «J'hésitais à demander de l'argent au monde, car j'avais vraiment peur de me faire juger», ajoute Laurie.
Mais, puisqu'elle était prise devant l'impasse, Laurie prit son courage à deux mains et mit en place une page Facebook qu'elle nomma «Collecte de Fonds pour Enzo». Rapidement, elle ramassa plus de 1100$ offert par de nombreux donateurs.
Entre-temps, à Saint-Hyacinthe, les vétérinaires constataient que l'état de santé des yeux d'Enzo était stable et considéraient que l'opération n'était pas nécessaire. L'instigatrice de la collecte de fonds a donc contacté tous les donateurs pour les mettre au courant de la situation. Certains ont décidé de reprendre leur argent alors que d'autres ont accepté que Laurie offre les montants à des organismes venant en aide aux animaux.
Enzo a aujourd'hui deux ans et son problème de cataractes n'a pas évolué. À la chasse, il compense son trouble de vision en utilisant beaucoup son odorat. De plus, Laurie a trouvé un bon emploi, elle s'est refait une santé financière et si jamais Enzo a besoin d'une opération, cette fois, elle pourra l'assumer. «Maintenant, je suis plus sensible quand on me demande de l'argent pour différentes causes. Je sais qu'il y a une détresse humaine en arrière de ça», conclut la propriétaire d'Enzo.