Depuis le 15 juin, Maïka Bouchard a ouvert sa boutique virtuelle, Domako, laquelle propose des accessoires mode pour chien. Avec ses profits, elle souhaite financer l’adoption de son futur chiot berger australien.
Depuis le 15 juin, Maïka Bouchard a ouvert sa boutique virtuelle, Domako, laquelle propose des accessoires mode pour chien. Avec ses profits, elle souhaite financer l’adoption de son futur chiot berger australien.

Elle démarre son entreprise pour adopter un chien

CHRONIQUE / Pour amasser son argent, afin d’adopter son premier chien juste à elle, Maïka Bouchard a démarré sa petite entreprise. Depuis le 15 juin, elle coud des noeuds papillon pour les chiens, qu’elle agence à des chouchous pour les humains.

« Je travaille aussi sur un bandana pour chiens. Je suis rendue à au moins une trentaine d’essais, mais il n’est pas encore à mon goût », précise la jeune fille de 14 ans, qui habite à Jonquière.

Avant de s’arrêter sur les accessoires mode, elle avait eu l’idée de faire des biscuits et des colliers pour chiens. « Ça tournait toujours autour des animaux », poursuit-elle.

C’est quand sa mère lui a donné l’autorisation pour adopter son propre chien que tout s’est concrétisé. « Ma mère me permet d’avoir un berger australien. Mon chiot est réservé dans un élevage de Saguenay et je devrais l’avoir à l’hiver ou l’été 2021 », annonce Maïka.

Elle s’est bien informée sur cette race énergique. « C’est un chien qu’on dit très loyal et actif, ce qui est parfait pour moi, car j’aime aller dans le bois. Comme il est intelligent et qu’il aime apprendre, j’aimerais un jour qu’il fasse de l’agilité. »

Elle a prévu amasser 4000 $ pour assurer l’achat, les soins et les imprévus entourant l’adoption de son animal, qui se promènera avec elle entre la résidence de son père et celle de sa mère. Quand Maïka aura amassé le montant nécessaire, pas question pour la jeune entrepreneure de fermer son entreprise. Elle utilisera ses profits pour soigner, équiper et suivre des cours avec ses animaux. Le nom de sa boutique, Domako, lui rappelle ceux qui l’ont inspirée. « Do » pour sa grand-mère Mado, « ma » pour Maïka et « ko » pour son chien Aïko.

Voici quelques-unes des réalisations de la Boutique Domako.

« Dans ma famille, on a toujours eu des chiens. Il y a trois ans, mes parents m’ont offert un petit chien épagneul cavalier King Charles. Aïko dort avec moi. C’est mon chien, mais il est à la famille aussi », raconte Maïka.

Elle a appris plusieurs trucs à Aïko, dont « assis », « couché », « donne la patte » et « fais le mort », mais c’est un chien anxieux et têtu qui, dit-elle, est difficile à entraîner. « C’est quand même lui qui m’a permis de développer ma passion pour les animaux. »

Aïko, le petit chien de la famille de Maïka Bouchard, pose avec un nœud papillon signé Domako.

L’élève de deuxième secondaire vient de terminer son année scolaire à distance à l’École polyvalente Jonquière. Malgré la pandémie qui a chamboulé ses études, elle se sent prête pour sa troisième année. Après son secondaire, elle aimerait poursuivre au niveau collégial dans un programme de technique de santé animale. « Plus tard, je voudrais aussi élever des chiens pour le plaisir, faire des concours, aider les gens à éduquer leur chien et, évidemment, continuer mon entreprise », projette-t-elle.

Comme Maïka priorise les achats locaux, tout son matériel, dont ses tissus, est acheté dans la région. « Depuis que j’ai ma petite entreprise, je comprends l’importance d’encourager les autres entrepreneurs. »

Au début, pour se pratiquer, elle achetait ses tissus à la Maison de Quartier. « Je continue d’en prendre là. Il y a vraiment de beaux tissus. »

Grand-Maman Mado

Madeleine Hudon, la grand-mère de Maïka, est une personne très significative et malgré son décès, il y a quelques années, elle a encore un impact dans sa vie. « Quand j’avais 8 ans, elle m’avait appris à coudre. J’avais ma machine à coudre pour enfants. La première chose que j’ai faite est un sac de couchage pour mon toutou chien, se remémore-t-elle. Je fabriquais aussi des cadeaux pour ma famille. J’avais fait un tablier à ma mère pour la fête des Mères. »

Quand Grand-Maman Mado, comme l’appelait affectueusement Maïka, est décédée, la petite fille a cessé de coudre. « Jusqu’à ce que je retrouve sa machine à coudre, l’été passé, dans le sous-sol de mon père. J’ai décidé de me réessayer et c’est ce qui m’a donné l’idée de mon projet entrepreneurial », conclut la jeune entrepreneure.