Sarah-Fay Plourde, l’organisatrice du Défi têtes rasées qui a eu lieu à l’École polyvalente Arvida, est bien fière du succès de son projet intégrateur.

École polyvalente Arvida: 40 personnes relèvent le Défi têtes rasées

Le 18 avril, 35 jeunes et cinq adultes de l’École polyvalente d’Arvida ont relevé le Défi têtes rasées au profit de Leucan.

« Chaque participant devait ramasser au minimum 50 $. Elie Gagné, une élève de première secondaire, a ramassé 2106 $, à elle seule », mentionne l’organisatrice de l’événement, Sarah-Fay Plourde. À la suite de cet événement, un montant de 12 330 $ a été remis pour les enfants du Saguenay–Lac-Saint-Jean atteints de cancer, et plus de 250 personnes sont venues encourager les participants.

Sarah-Fay est l’instigatrice de ce projet rassembleur. « En cinquième secondaire, on a un cours de projet intégrateur dans lequel il faut réaliser un projet personnel d’une trentaine d’heures pendant notre dernière année scolaire. On doit se fixer des objectifs et les atteindre en respectant le délai fixé », explique la jeune femme de 16 ans. 

Certains choisiront d’écrire un livre, de fabriquer un meuble, de peindre une toile ou de créer un événement comme l’a fait Sarah-Fay. « C’est le cours le plus le fun. Tout le monde aime ça, parce qu’on a plus d’autonomie », poursuit-elle. 

D’ailleurs, même si son projet est terminé, il n’est pas question de chômer le reste de l’année… « Ce cours est jumelé aux cours d’éthique et culture religieuse et de choix de carrière. Présentement, on apprend à faire un budget », précise l’élève qui s’apprête à vivre son bal des finissants les cheveux rasés ! 

Elle s’est donc lancée à pieds joints dans ce qui allait devenir l’organisation de son premier événement. « Je n’ai pas de personne autour de moi qui a eu le cancer, mais ça faisait longtemps que je voulais me faire raser les cheveux et je voulais le faire pour une bonne cause », souligne la jeune fille, qui a même assuré l’animation de la soirée. 

Jamais elle n’imaginait que ce défi allait prendre autant d’ampleur. « J’étais stressée d’animer devant autant de monde, mais plus la soirée avançait, plus j’étais à l’aise. J’ai même accordé des entrevues pour la radio et la télé, pour la première fois de ma vie », remarque-t-elle.

Déroulement

La soirée s’est déroulée de 18 h 30 à 21 h. Les participants, installés par groupe de six, étaient rasés par des étudiantes du Centre de formation professionnelle L’Oasis. Entre les vagues de rasage, des numéros de musique et des tirages divertissaient les spectateurs. « On avait aussi quatre exposants qui avaient accepté de présenter leurs projets intégrateurs », poursuit Sarah-Fay. Parmi les rasés, trois personnes, dont Charlie Baron Bouchard, un garçon qui ne s’était pas fait couper les cheveux depuis son entrée au secondaire, ont pu donner leur couette de cheveux de plus de huit pouces pour faire des perruques. « Certains moments étaient très émouvants, surtout quand Romy Sasseville et sa tante Nancy Kearney, qui venait d’être guérie du cancer, se sont fait raser ensemble », se remémore l’organisatrice.

Comme elle animait la soirée, Sarah-Fay Plourde a été la dernière à se faire raser le 18 avril.

Démarches

La première démarche que Sarah-Fay a faite, en octobre, a été d’appeler à Leucan pour avoir plus de renseignements concernant le Défi têtes rasées. Sonia Bernier, qui travaille pour Leucan Saguenay–Lac-Saint-Jean, lui a expliqué le fonctionnement, et s’en sont suivies plusieurs rencontres. Un mois plus tard, l’élève de cinquième secondaire a fait une tournée des classes de son école pour trouver des volontaires. Évidemment, ses parents et son enseignante de projet intégrateur, Véronique Fortin, l’ont aussi beaucoup aidée. Le jour du Défi têtes rasées, Sarah-Fay avait pris soin d’aller chercher des commandites pour offrir des collations aux participants et à leurs proches venus les supporter. 

Conseils

Pour organiser ce genre d’événement, Sarah-Fay recommande de se prendre très tôt et d’y aller à fond, car selon elle, c’est avec de petits gestes qu’on peut faire la différence auprès des enfants malades et de leurs familles. « Il faut rester positifs et ne jamais cesser de motiver les participants qui risquent de se décourager. C’est incroyable de voir combien nous avons solidifié nos liens et nous sommes plus proches. C’est vraiment une belle activité de groupe », conclut Sarah-Fay.