Amanda Gagné veut devenir YouTubeuse par soif de célébrité.

Des rêves réalisables en région

CHRONIQUE / Pour devenir YouTubeuse, vétérinaire ou réalisateur, pas besoin de quitter le Saguenay !

Tomas Perron rêve de devenir réalisateur. « Ce métier m’intéresse depuis que je suis tout petit, car j’aime le cinéma d’horreur. Mon réalisateur préféré est James Van », écrit le garçon de 10 ans dans un travail scolaire réalisé à ce sujet.

Comme bien des jeunes qui habitent en région, selon lui, devenir réalisateur n’est pas possible à Chicoutimi. « Je ne connais personne qui fait ce métier parce que j’habite au Saguenay, et cette profession se fait plus dans de grandes villes comme Montréal », poursuit-il.

Créatif et amateur de films, Tomas avoue posséder les qualités et les connaissances cinématographiques pour offrir de bons films aux spectateurs.

Afin d’aider Tomas à concrétiser son rêve, Stéphanie Gagné, productrice et réalisatrice au Saguenay depuis 11 ans, a accepté de témoigner sur son expérience. « J’ai eu mon entreprise de production vidéo pendant dix ans à Chicoutimi. Depuis un an, j’ai rejoint l’équipe des Films de La Baie », raconte Stéphanie.

En quelques mois, Les Films de La Baie sont passés de trois à huit employés dans leur bureau situé sur la rue Racine, à Chicoutimi.

L’équipe planche sur un long métrage, alors qu’elle réalise un documentaire. « Il y a plusieurs réalisateurs en région qui ont fait des films. Nous avons un grand terrain de jeu, beaucoup d’équipes techniques, de ressources et des professionnels. En plus, ça coûte moins cher que dans les grands centres. Il y a moins de contraintes, et tout coûte la moitié du prix lorsqu’on veut louer de l’équipement », souligne Stéphanie, qui remarque que de plus en plus de boîtes de production choisissent de s’installer en région.

Vétérinaire

Les vétérinaires aussi manquent à l’appel dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Heureusement, Lorie Lavoie projette étudier dans ce domaine. Souhaitant sauver les animaux blessés ou malades, elle rêve de travailler dans un zoo. « J’aimerais beaucoup travailler avec les gros félins, comme les tigres et les lions », précise-t-elle.

Lorie Lavoie, qui adore les animaux, aimerait un jour être capable de soigner son chien, Sally, en devenant vétérinaire.

Selon ses recherches, il faut une grande capacité de concentration pour faire ce travail. « Je n’ai aucun problème pour la concentration, car même à l’école, quand tout le monde parle, je suis capable de concentrer », remarque-t-elle.

Son amour pour les animaux justifie son choix de carrière. « Il ne faut pas avoir peur d’eux, et il faut contrôler ses émotions, car s’il y a une bête qui meurt, ça peut être triste », conclut Lorie.

« Bonjour Lorie ! Pour valider ton choix, je te suggère les camps de vacances proposés par le Zoo sauvage de Saint-Félicien. Si jamais tu vis cette expérience, tiens-moi au courant. » – Mélissa

Youtubeuse

Encore une fois, le travail de YouTubeur n’a pas de contrainte régionale, puisqu’on peut être n’importe où pour être créateur de contenu sur le Web.

« Ce métier m’intéresse depuis que j’ai 7 ans parce que je veux être libre de faire ce que je veux, et je veux faire rire les gens », mentionne Amanda Gagné.

Amanda admire beaucoup le travail des YouTubeurs français, dont Squeezie et Karal. D’ailleurs, si vous remarquez un accent français chez les jeunes, c’est sans doute dû à leur grande consommation de vidéos français. Ils sont des millions d’abonnés à suivre certaines chaînes YouTube.

Bien que le contenu semble parfois plus banal, le montage des capsules suscite constamment l’intérêt.

Même si, du haut de ses 10 ans, Amanda est un peu timide, elle avoue avoir un bon sens de l’humour. « Ce métier me fascine parce qu’il y a plein de gens qui te regardent et que je peux être célèbre. »

Tomas Perron croit qu’il devra peut-être quitter le Saguenay pour devenir réalisateur.

Pour devenir YouTubeuse, Amanda a appris qu’il faut être solide et qu’il faut savoir faire de bonnes vidéos. « Si je réussis, je vais être fière de moi », conclut-elle.