Des histoires de peur

CHRONIQUE / L’Halloween, qui est l’occasion de se faire de bonnes frousses juste pour s’amuser, approche à grands pas !

Certaines personnes aiment avoir peur alors que d’autres ont une imagination débordante et se font facilement des peurs. Certaines peurs sont si grandes qu’on peut même en perdre connaissance... Comme la vue du sang !

Méchants clowns

Ceux qui aiment la sensation qui accompagne la peur et le dégoût deviendront de grands amateurs de films d’horreur. Les personnages les plus terrifiants, dans les films d’horreur, sont les poupées et les clowns maléfiques. D’ailleurs, la peur des clowns semble être très présente chez les jeunes. C’est le cas de Noémie Tremblay, 16 ans. 

« J’ai peur des clowns à cause des films d’horreur. Je me souviens entre autres d’un film où le clown attirait des enfants et tuait du monde », se remémore Noémie. 

Pour Léa Verreault, dix ans, la pire peur est de perdre son chien qu’elle aime tellement. « Mais la fois où j’ai eu le plus peur, c’est quand mon amie m’a montré une vidéo de clowns méchants sur Internet. J’avais fait des cauchemars pendant plusieurs mois », souligne Léa. 

Pour Valérie Murray, 22 ans, c’est aussi les clowns qui la dérangent le plus. 

« À cause des films, mais aussi à cause des cadres de clowns méchants. On dirait que leurs yeux nous suivent quand on passe devant eux », explique Valérie. La jeune femme n’est pas très brave non plus dans les sous-sols. « J’ai toujours le pressentiment qu’il y a des petits messieurs et des esprits », poursuit-elle.

Élyh Laliberté, sept ans, a peur d’être seul et délaissé. Il sait peut-être que certains enfants vivent cette triste situation. Yoann Cloutier, 12 ans, ne se sent pas à l’aise dans le noir. Tristan Cloutier, 13 ans, déteste passer sur le pont suspendu à Coaticook. Quant à Marilou Côté, 13 ans, elle n’aime pas du tout les poupées et les pantins.

Types de peurs

Il y a plusieurs autres types de peurs. Par exemple, si une personne a une peur terrible de croiser un ours en marchant dans la forêt, c’est qu’elle croit qu’il est possible de croiser un ours. Si quelqu’un a peur des fantômes et des zombies, c’est donc qu’il y croit. Si on n’y croit pas, on n’aura pas peur de fêter l’Halloween. 

On peut aussi avoir peur par manque de connaissance, comme la peur des monstres sous les lits. Ça n’existe pas les monstres sous les lits ! On peut avoir peur à la suite d’une seule et unique mauvaise expérience. C’est ce qui arrive souvent avec les races de chiens. Si on se fait mordre par une race de chien précise, on aura tendance à dire que les chiens de cette race sont tous agressifs. 

La peur peut aussi se transférer d’un parent vers son enfant. Évidemment, il y a aussi des peurs inexplicables comme la peur des araignées. On ne peut pas arriver à raisonner quelqu’un qui a une peur bleue des araignées, même en lui disant que les petites bibittes ne mangent pas les grosses. 

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Pour Léa Verreault, 10 ans, la pire peur est de perdre sa chienne Maggie qu’elle aime si fort.

Ma peur à moi

« Si on me demande la fois où j’ai eu le plus peur, c’est sans doute la fois où j’ai scrapé le véhicule de mes parents. Je roulais sur un chemin de campagne recouvert d’une neige durcie très glissante. Voyant une grosse pente descendante apparaître devant de moi, j’avais voulu ralentir, mais en mettant le pied sur la pédale de frein, la mini-fourgonnette s’était mise à zigzaguer. Je me souviens d’avoir regardé de chaque côté et de m’être demandé de quel côté j’allais enfiler. Le véhicule était parti vers la gauche en engloutissant le garde-fou. Le moteur avait aussitôt cessé de ronronner. J’entendais la tôle se froisser et les branches d’arbres frapper le pare-brise. Une fois rendue au fond du ravin, c’était le silence total. Le garde-fou, qui s’était infiltré dans la voiture, m’empêchait de détacher ma ceinture de sécurité. Avoir eu un passager, il se faisait littéralement sectionner les jambes ! Tout ce que je voulais, c’était sortir de là avant que le feu prenne comme dans les films. Après avoir grimpé jusqu’en haut du ravin, comme c’était une rue très peu passante, je me préparais à marcher jusqu’à la première maison. Heureusement, ce matin-là, un chasseur passait en camion pour aller voir à ses collets. Il m’avait aidée à appeler la police et la remorque. Le Plymouth Voyageur de mes parents était une perte totale et moi j’avais une simple égratignure à la lèvre. Depuis ce temps, quand je conduis l’hiver, je dois souvent chasser de mauvais souvenirs de ma mémoire ! »