Alexina Simard, Mégane Simard et Florence Larouche souhaitent poursuivre leurs études en éducation spécialisée.

Des enfants imaginent leur emploi de rêve

CHRONIQUE / Enseignante au troisième cycle du primaire, Mélissa Lapointe a comme objectif d’aider les élèves à reconnaître leurs forces et leurs aptitudes pour les guider vers leur avenir professionnel.

C’est pourquoi elle a demandé à sa classe de cinquième année de l’école Notre-Dame-du-Rosaire, de Chicoutimi, de se projeter dans sa vie adulte.

Les jeunes de dix et onze ans devaient donc réfléchir au métier qu’ils aimeraient exercer dans moins d’une quinzaine d’années. Cette démarche impliquait aussi une recherche pour trouver les aptitudes et les études requises.

Éducatrices spécialisées

Alexina Simard, Florence Larouche et Mégane Simard souhaitent poursuivre leurs études en éducation spécialisée afin de venir en aide aux gens.

Cet engouement est peut-être justifié par le fait qu’il y a beaucoup d’éducatrices et d’éducateurs spécialisés dans les écoles. Les élèves constatent que ces personnes ont un rôle réconfortant à jouer.

Dans ce choix, les trois amies y voient aussi un avantage de ne jamais se quitter pendant leur parcours scolaire.

Du haut de ses 10 ans, Marjorie Tremblay rêve de devenir une policière douée pour faire régner la loi.

« Je n’ai aucun problème à être à l’écoute, car lorsque mes amies ont quelque chose qui ne va pas, je sais bien les écouter », raconte Alexina. Quant à Florence, qui aime beaucoup s’occuper des enfants en difficulté, elle a même pensé à un outil d’intervention. « J’utiliserais un walkie-talkie », songe-t-elle.

De son côté, Mégane campe déjà le rôle de modératrice dans la cour de son école, lors des récréations. « Les enfants n’ont jamais peur de me dire leurs conflits », remarque-t-elle.

« L’éducateur spécialisé accompagne des personnes en difficulté d’adaptation à travers les activités de la vie quotidienne. Il dépiste les problèmes et effectue des interventions de prévention, d’éducation et de rééducation. Il utilise plusieurs activités telles que les arts, les sports et les technologies pour favoriser l’épanouissement de sa clientèle », peut-on lire sur le site Internet du Cégep de Jonquière.

Mécanicien

Pour sa part, depuis qu’il est tout petit, Dérek aide son père à réparer les voitures. Ces précieux moments, passés en bonne compagnie, ont éveillé en lui une véritable passion.

« Pour exercer ce travail, il faut connaître les noms des outils. J’en connais déjà plusieurs, dont la clef à molette, les douilles, le compresseur, la clef plate et le pont élévateur », énumère le garçon de 11 ans.

Ce qui le fascine le plus dans ce travail, c’est d’arriver à réparer plein de véhicules à l’aide d’outils, parfois très gros. « Si je réussis à faire ce métier, je serais content de réparer des voitures et des motos comme je le veux. »

Dérek Maltais aimerait bien suivre les traces de son père en devenant mécanicien.

Policière

Après avoir reçu un policier dans sa classe, pour parler de son métier, Marjorie confirme qu’elle veut bel et bien devenir policière. Autour d’elle, un ami de son père et une cousine de sa mère pratiquent cette profession.

« Pour être policier, il faut être rapide, car courir après des criminels est très difficile, mentionne Marjorie. J’aimerais faire ce métier tous les jours, c’est ce qui me ferait sortir de mon lit. J’aime aider les gens et c’est merveilleux de protéger une ville et faire respecter la loi. »