Voici quelques-uns des 12 élèves de l’École secondaire de l’Odyssée Lafontaine / Dominique-Racine qui travaillent présentement sur un projet de vidéo sur le savoir-vivre.

Des élèves découvrent leurs forces à travers la vidéo

Ça fait six ans que Christine Martel fait entrer des projets de vidéo dans sa classe. L’enseignante en effectif 3, de l’École secondaire de l’Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine, souhaite faire vivre des réussites et démontrer à ses élèves que tout projet comporte des efforts.

« Jusqu’à maintenant, on a fait des capsules de cuisine, on a filmé une sortie de raquette, on a parlé d’intimidation, on a fait un vidéoclip et une fiction », relate Mme Christine. Il est possible de visionner la plupart de ces vidéos sur le site Internet de l’école. 

Ces élèves ont tous connu des difficultés académiques et ont maintenant l’opportunité d’aller à leur rythme, de façon autonome, avec plus de liberté, tout en participant à des projets motivants. 

Ils ont un volet entrepreneurial qui leur permet de découvrir des entrepreneurs de leur région qui ont parfois des parcours similaires. C’est le cas de Sylvain Grenier, qui les accompagne dans la vidéo depuis six ans. Travailleur autonome, Sylvain brille par ses idées qu’il n’a pas peur de mettre de l’avant, accompagné de son acolyte Yannis Labeaume. Les deux entrepreneurs, passionnés par la vidéo, guident les apprentis vidéastes de la postproduction à la scénarisation en passant par la réalisation et le montage. « Là, on est beaucoup dans la théorie, mais dès qu’on commencera à tourner les premières images, la magie opéra », remarque Yannis Labeaume. 

Ces 12 jeunes de 15 ans travaillent depuis le mois de novembre, à raison de trois heures par semaine, sur le sujet qu’ils ont choisi. Cette année, la cohorte 2017-2018 voulait parler du savoir-vivre. « Le savoir-vivre à l’école, dans les transports en commun et sur les réseaux sociaux », poursuit Yannis. Au travers de ce projet, ils iront à la rencontre de différentes ressources pouvant les aider à déchiffrer ces règles trop souvent oubliées. 

Ils doivent développer leur argumentaire pour faire valoir leurs idées, travailler en équipe et vivre une réelle expérience de travail, notamment pour ceux qui rêvent de percer dans ce domaine, que ce soit devant ou derrière la caméra. « Même s’il y a des absents, on suit l’horaire et on tourne pareil », explique Sylvain Grenier, qui souhaite responsabiliser la clientèle avec qui il travaille.