Karine Pelletier a inscrit son château au Défi château de neige.

Des châteaux de neige

CHRONIQUE / Si vous ne savez plus quoi faire de toute cette neige, voici un défi qui combine l’utile à l’agréable. Du 7 janvier au 11 mars, le Québec est invité à jouer dans la neige pour fabriquer des châteaux.

Cette invitation est lancée à la population du Saguenay–Lac-Saint-Jean par le Regroupement loisirs et sports dans le cadre de sa participation au Défi château de neige.

En date du 5 février, c’était près de 200 constructions qui étaient inscrites au défi, dont cinq au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Les participants peuvent fabriquer leur château à l’endroit de leur choix. Il suffit ensuite de le prendre en photo et de l’inscrire sur le site www.defichateaudeneige.ca afin de courir la chance de gagner des prix provinciaux et régionaux », explique Marika P. Gauthier, agente de développement en loisir.

Les participants doivent trouver un nom à leur oeuvre. Certains usent d’imagination, allant même jusqu’à colorer leurs constructions! « Nul besoin de construire un chef-d’oeuvre, ce qui compte, ce n’est que le plaisir de construire, de bouger et de favoriser l’intérêt des Québécois aux plaisirs d’hiver », poursuit Mme Gauthier.

De nombreux prix seront attribués au hasard parmi ceux et celles qui auront inscrit leur château de neige entre le 7 janvier et le 11 mars 2019. Les participants de la région courent également la chance de remporter des prix régionaux exclusifs.

Ce défi familial, qui a vu le jour en 2014, vise à développer l’intérêt pour l’activité physique et les saines habitudes de vie. En 2018, cinq régions administratives du Québec ont participé au Défi château de neige, organisé par l’Unité de loisir et de sport de la Capitale-Nationale. Plus de 375 châteaux avaient été construits. En 2019, c’est 11 régions administratives qui participent au concours. Espérons que le nombre de châteaux doublera aussi!

Après une randonnée de raquette, Julie Tremblay, Karine Pelletier, Jacy Turcotte, Mélanie Marceau et Chantale Sénéchal se rejoignent dans le fort de Karine.

Le Regroupement loisirs et sports du Saguenay–Lac-Saint-Jean dispose aussi d’articles promotionnels à l’image du Défi château de neige. Vous pouvez vous les procurer en contactant directement Marika P. Gauthier, responsable régionale du défi.

Le défi est gratuit et ouvert à tous dans cinq catégories différentes : familles et amis, pour la population en général; petite enfance, pour les services de garde et les CPE qui encadrent les enfants de 0 à 5 ans ; écoles; organismes et municipalités; entreprises.

Inspiré de la Guerre des Tuques

Tous les ans, quand elle regarde le film fétiche La Guerre des tuques, Karine Pelletier retrouve son coeur d’enfant et rêve de fabriquer un château de neige aussi grandiose.

L’an passé, après avoir vu son voisin se construire un fort, la femme de Dolbeau s’est lancée à son tour dans le projet. Cette année, elle a répété, avec une construction encore plus imposante. « On s’est installé un foyer extérieur et on se fait souvent des feux, surtout quand on revient de faire de la raquette », explique Karine.

Évidemment, comme c’est dame Nature qui décide, son beau château a été complètement démoli par la pluie, un peu avant les Fêtes. Mais pas question de se laisser abattre. Celle qui adore l’hiver a repris le travail. Son oeuvre, qui demande plusieurs jours à fabriquer, est un beau prétexte pour jouer dehors.

« Je n’aime pas la chaleur, et l’hiver est ma saison préférée. En plus, il n’y a pas de bibittes », souligne Karine, en riant.

Elle organise même des randonnées de raquette avec ses collègues de travail, de la buanderie de l’hôpital de Dolbeau-Mistassini. Après leur randonnée, les amies, qui s’appellent affectueusement Les Buandrettes, se rejoignent au fort de Karine pour savourer un petit breuvage réconfortant. Évidemment, avec la neige qui tombe, le fort demande beaucoup d’entretien.

Cette école de Coaticook a réalisé une superbe muraille multicolore.

Depuis quelques jours, le Château de Dolbeau est inscrit au Défi château de neige. « J’espère en faire une tradition et en faire un autre encore plus gros l’an prochain », conclut Karine, qui constate un effet d’entraînement concernant la fabrication de fort dans son quartier.