Démystifier les classes d’aide

Gabriel est un élève de sixième année qui a réussi à cheminer au régulier, mais sa relation avec ses camardes a connu des épisodes sombres. Selon ce jeune de 12 ans, les classes d’aide peuvent être tout aussi éprouvantes qu’aidantes.

Ayant eu des difficultés à l’école reliées à sa dyslexie et à son trouble d’attention et d’hyper activité (TDAH), Gabriel a eu besoin d’un ordinateur portable pendant quelques années. Même s’il n’était pas en classe d’aide, il était catégorisé puisqu’il avait un outil différent.

« Les élèves qui sont en classe d’aide (ou qui cheminent différemment) se font souvent intimider parce que les personnes qui sont en classe normale pensent qu’ils ont des problèmes au cerveau », souligne Gabriel.

Ces élèves doivent donc composer avec le rejet. « Comme ils sont exclus des gangs d’amis, ils se retrouvent seuls », poursuit-il.

Quand ils commettent une faute en jouant, on leur dit qu’ils sont nuls et qu’ils ne devraient pas jouer. « Je le sais, parce que je me suis déjà fait dire tout ça. Et encore pire… Personnellement, moi ça m’a beaucoup blessé et si vous êtes parents d’enfants qui ont des difficultés, veuillez en parler avec votre enfant », suggère Gabriel.

Selon lui, les classes d’aide sont utiles pour les élèves qui ont de la difficulté. « Si j’avais pu y aller, j’aurais aimé. Il y a peu de personnes dans ces classes, donc l’ambiance est bien et la plupart des personnes ont les mêmes difficultés. Les classes d’aide sont un grand atout pour les élèves en difficulté. »

« Je me demande si on ne devrait pas informer davantage les élèves concernant certains troubles comme la dyslexie et leur expliquer le rôle des classes d’aide pour aider à mieux comprendre », réfléchit celui qui commencera ses études secondaires d’ici quelques semaines.

Dans le cas de Gabriel, la solution, pour en finir avec l’intimidation, fut de changer d’école pendant son parcours primaire. « Je voudrais qu’il y ait plus d’interventions de la part des enseignants pour encourager les efforts des élèves ayant certaines difficultés », conclut Gabriel.