De mannequin à comédienne

Léa Girard Nadeau est un visage de plus en plus connu dans le milieu de la télévision québécoise. La jeune femme, qui a grandi au Lac-Saint-Jean, vit à Montréal depuis une dizaine d’années, où elle réalise son rêve de comédienne.

C’est d’abord en étant mannequin et en participant à des publicités qu’elle a doucement obtenu des opportunités vers des rôles à la télévision.

Dès l’âge de 19 ans, du haut de ses cinq pieds et sept pouces, elle constate que son travail de mannequin lui permet de voyager au Japon, en Espagne, aux États-Unis et aux autres coins du Canada.

La plupart du temps, elle se déplace avec sa petite Violet, une chienne croisée bouledogue français de quatre ans. « Comme je fais beaucoup d’anxiété, c’est mon support émotif. Depuis qu’elle est toute petite, je l’amène avec moi partout. C’est une thérapeute dans l’âme », raconte avec tendresse la fière complice de Violet. Dès qu’elle me sent anxieuse, elle vient se blottir sur moi et ça me calme. »

Violet agit comme support émotif quand Léa Girard Nadeau est plus anxieuse.

Son rythme de vie est en partie responsable de son anxiété. « Je ne sais jamais quand je vais travailler. Des fois, je le sais juste la veille. Je n’ai pas de routine et je dois souvent annuler mes projets personnels pour un contrat de publicité de dernière minute. C’est difficile de ne pas avoir de stabilité », mentionne Léa.

Même si son mode de vie donne parfois le vertige, son travail lui fait vivre des expériences extraordinaires.

Quand Léa Girard Nadeau obtient un contrat de photo, Violet attend parfois sa précieuse humaine dans la salle de maquillage.

Son passage à l’émission le Banquier lui a ouvert bien des portes. « C’est ce qui m’a permis d’entrer dans le milieu », remarque-t-elle. Celle qui faisait partie des Beautés a aussi eu le privilège d’interviewer les participants. C’est ce qui lui a permis d’obtenir des crédits afin de décrocher ses premiers rôles. « Avant d’avoir un rôle, il faut faire 30 présences parlées à la télévision. Le Banquier et les publicités que j’ai faites m’ont donné les crédits nécessaires. »

Depuis ce temps, elle cumule les rôles dans Fugueuse 2, 5e Rang, Les Invisibles, Les Pêcheurs, etc. En ce moment, côté tournage télévisuel, c’est la période tranquille. « Il y a moins de production quand il fait froid. Ça va reprendre en avril », souligne la comédienne. C’est pourquoi elle continue ses contrats de mannequin pour des boutiques comme Reitmans, Laura, Sears, Simons, Suzy Shier, etc.

Violet accompagne à l’occasion Léa Girard Nadeau dans de grands évènements. Les voici à Toronto au TIFF (Toronto International Film Festival) en 2018.

Sensible envers les animaux, elle fait aussi du bénévolat pour deux organismes, dont un qui vient en aide aux chimpanzés. Léa avoue avoir une connexion depuis toujours avec les bêtes. Cet amour l’a même poussée à devenir végétarienne.

Si la comédienne et mannequin avait un seul conseil à donner aux jeunes qui s’intéressent à la télévision et au mannequinat, elle leur dirait d’apprendre l’anglais. « Il y a dix ans, je ne parlais pas du tout anglais. Quand j’ai commencé mes contrats de mannequin et que je me suis ramassée seule dans d’autres pays, entourée de filles qui parlaient toutes des langues différentes, on avait que l’anglais pour communiquer », se remémore celle qui a dû travailler très fort pour apprendre cette langue qu’elle parle aujourd’hui parfaitement.

Parcours

Après son secondaire, Léa a poursuivi ses études dans sa ville, au Collège d’Alma, en arts et technologies informatisées. « À ce moment, j’aimais beaucoup peindre », se souvient la jeune femme.

Sur le point de terminer ses études collégiales, l’étudiante pose sa candidature à un programme universitaire extrêmement contingenté. « Pour être admise au baccalauréat en communication télévisuel, à Montréal, je devais envoyer une vidéo de moi faisant une entrevue », ajoute Léa.

Son école ayant à sa disposition le matériel nécessaire, on lui permet de réaliser une entrevue avec un artiste en résidence, et elle fait le montage de son démo. Par la suite, elle doit se rendre sur place pour deux entrevues. Comme elle est choisie, elle déménage donc à Montréal.

Ayant déjà participé à une séance photo pour Place du Royaume, vers l’âge de 16 ans, une agence du Saguenay, apprenant son départ vers Montréal, lui propose un contrat de mannequinat à Montréal, comme possibilité d’emploi étudiant. Et c’est ainsi que tout commence.