Mathis Dumais et Maxim Doucet de l’école Camille-Lavoie d’Alma ont ramassé le plus de signets signés par les auteurs présents.

Coups de coeur des jeunes lecteurs

CHRONIQUE / Les 27 et 28 septembre derniers, environ 5000 élèves du primaire et du secondaire ont déambulé dans le vaste Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean grâce à leur école. Ce moment de fête et de liberté représente exactement ce que devrait être la lecture.

Les jeunes visiteurs avaient environ deux heures pour faire l’achat de livres en respectant le budget alloué par leurs parents. Quelques jours avant cet événement tant attendu, Maëly Leboeuf avait fait une vente de garage pour vendre ses livres usagés afin de pouvoir faire l’achat de nouveaux livres. Pour éviter de devoir gérer l’argent perdu, et que ce soit équitable pour tout le monde, certaines écoles fixent un budget limite par élève.

N’ayant pas l’habitude d’être seuls pour magasiner, certains voulaient tout acheter ! « Est-ce que vous vendez des choses », me questionnent les élèves qui passent devant mon kiosque du Quotidien. On avait des lunettes à donner, mais en 30 minutes, elles ont trouvé preneur. « Vous donniez des gourdes l’an passé et je m’en sers tout le temps », me confie une fillette d’une dizaine d’années.

Les signets étant très populaires, d’autres se lancent même des défis. « Nous, on ramasse le plus de signets possible pour les faire autographier par tous les auteurs présents », mentionnent Mathis Dumais et Maxim Doucet. Fascinés par la présence des auteurs, les jeunes lecteurs privilégient l’achat de livres pouvant être dédicacés.

Plusieurs lecteurs attendent éperdument ce salon pour faire l’achat des nouveaux tomes faisant suite à une série achetée l’année précédente. « Je viens d’acheter le troisième tome de la série Zoélie », mentionne Amélie Barrette de l’école Marguerite-Belley.

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Les filles ont été nombreuses à se laisser charmer par l’histoire de la petite licorne de l’auteure Geneviève Guilbault. D’ailleurs, dès qu’un animal mignon est en vedette, c’est plutôt gagnant. « Nous, on adore les chevaux et on lit seulement des histoires avec des animaux », soulignent Rébecca Fortin et Pénélope Langevin de l’école Notre-Dame-des-Anges de Mistassini.

Attirées par les couvertures colorées, les jeunes aiment s’identifier à des personnages qui leur ressemblent. « J’adore quand on peut lire les textos que s’envoient les personnages. J’ai même déjà acheté un livre qui était fait seulement de conversation par textos. C’est vraiment cool », remarque Mathilde de l’école Bon-Pasteur de Sainte-Jeanne-d’Arc.

Quant aux garçons, ils sont attirés par les histoires de sports. Plusieurs amateurs de hockey sont repartis avec un tome de la série Bienvenue à Rocketville, de Danielle Boulianne. La série Complètement soccer, de Jean-Michel Collin, a aussi connu beaucoup de succès. « Moi j’ai acheté un livre de recettes. Ma mère va faire les pâtisseries et moi je vais les manger », précise William de l’école l’Arbrisseau. Passionné de chasse et de pêche, Jaydon Jean, de Mistassini, a plutôt acheté deux guides pour en apprendre un peu à ce sujet. Plusieurs jeunes garçons sont repartis avec une figurine de sumo de la collection Sumo, des éditions de Mortagne, sans toutefois acheter de livre.

Au secondaire, les élèves sont tout aussi touchés par la beauté des livres. « J’aime les livres ayant des couvertures colorées et des histoires romantiques. Comme j’ai maintenant un travail étudiant, je me suis fixé une limite de 120$, mais je vais peut-être le dépasser », conclut Arianne Larouche du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Mon premier achat

« Quand j’étais au primaire, tous les ans, une librairie s’installait dans la bibliothèque de mon école pour vendre des livres. En sixième année, j’avais vu un beau livre sur les chevaux. Il coûtait 30$. J’avais décidé de me l’acheter avec mon argent de poche durement gagné. J’avais demandé au vendeur pour le déballer avant de l’acheter pour voir comment il était. Quand j’avais vu qu’il s’adressait plus à des cavaliers de selle anglaise, alors que moi je montais en selle western, j’étais déçue. « Comme il est déballé, tu n’as pas le choix de l’acheter », m’avait sévèrement avertie le vendeur… J’ai longtemps boudé cet achat. » – Mélissa