Colloque-parents Saguenay: donner de l’espoir aux parents

L’an passé, les visiteurs du premier Colloque-parents de Saguenay avouaient ressortir de cette journée énergisés par tant de positivisme.

La plupart d’entre eux étaient des parents venus puiser de l’information pour soutenir leur enfant ayant des troubles d’apprentissage divers.

« Les parents sont les premiers intervenants de leur enfant. C’est pourquoi il est important de leur offrir des outils », souligne Marie-Line Duchesne, une des cinq membres bénévoles du Groupe de référence en troubles d’apprentissage Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le samedi 2 novembre, à la Polyvalente Jonquière, de 8 h à 17 h, le Colloque-parents Saguenay présentera sa deuxième édition. En 2018, près d’une centaine de personnes avaient répondu à l’invitation et cette année, les organisateurs espèrent doubler ce nombre.

Les membres du Groupe de référence en troubles d’apprentissage Saguenay–Lac-Saint-Jean, en partenariat avec l’Institut des troubles d’apprentissage (TA), ont mis les bouchées doubles pour démystifier les différentes embûches mettant les jeunes à risque de décrocher un jour ou l’autre de l’école. « L’an passé, la journée coûtait 50 $ par participant. Cette année, grâce à beaucoup d’aide financière, on a baissé les frais à 20 $ par personne, incluant le dîner », mentionne fièrement Mme Duchesne.

Édith Tremblay, Marie-Line Duchesne et Stéphane Forget, du Groupe de référence en troubles d’apprentissage Saguenay–Lac-Saint-Jean, et Guy Aublet, de l’Institut TA

Les 13 conférenciers, dont la moitié proviennent de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, offriront des conférences gratuitement. « Je vous ouvre ma cage thoracique pour vous faire découvrir la réalité de mon fils Alexis et moi, TDAH, syndrome Gilles de la Tourette, syndrome d’Asperger », écrit Éric Lépine, un conférencier et auteur de La Baie, sur la programmation officielle de l’événement.

Le Colloque-parents, présenté par l’Institut TA, existe depuis longtemps à Montréal, mais c’est seulement depuis trois ans qu’il s’est installé à Québec. « En 2018, il offrait sa première édition à Chicoutimi et cette année, ça se passera à Jonquière, parce que l’organisation voulait aussi accommoder les gens du Lac-Saint-Jean », précise Mme Duchesne.

Douance

Les 13 conférenciers se partageront sept conférences le matin et six en après-midi.

« Outre la dyslexie, les troubles du langage, la motivation et l’anxiété, nous avons ajouté la douance parce que les enfants doués sont souvent oubliés par le système », remarque l’orthopédagogue.

Les conférences s’adressent aux intervenants et aux parents d’enfants scolarisés. « On a aussi une conférence sur la préparation du passage au primaire vers le secondaire et du secondaire vers le collégial pour les élèves ayant des troubles d’apprentissage et qui veulent se préparer, poursuit-elle. De plus, les visiteurs auront accès à des consultations express de nos experts. »

En plus de ses nombreuses conférences, le Colloque-parents présente aussi un salon des exposants

On parle de plus en plus de douance au Québec, mais de quoi parle-t-on exactement ? « Souvent perçue comme un avantage, voire un privilège, la douance s’accompagne également de son lot de défis autant pour les jeunes que pour leurs parents. Cet atelier de sensibilisation a pour objectif de déconstruire les mythes qui l’entourent et pèsent sur les épaules des jeunes concernés et de leur famille. L’atelier offrira un aperçu des principales caractéristiques de la douance, des comportements possibles des élèves doués à l’école et abordera les pistes de solutions pour répondre à leurs besoins », expliquent les conférencières Cindy Marcoux et Annie Gauthier.

Groupe de référence en troubles d’apprentissage

Depuis 2014, les cinq bénévoles du Groupe de référence en troubles d’apprentissage Saguenay–Lac-Saint-Jean souhaitent devenir un pivot pour diriger les gens vers les bonnes ressources. Le groupe présentera prochainement un blogue, en y incluant une carte présentant toutes les ressources possibles dans notre région pour aider les jeunes et leur famille à mieux gérer les troubles d’apprentissage.