Gabrielle Ferland, une hockeyeuse passionnée de 12 ans, a reçu une note parfaite pour son texte informatif sur le hockey.

Ambassadrice du hockey féminin

CHRONIQUE / Après avoir rédigé un texte informatif de dix pages, lui valant une note parfaite, pour parler des principes du hockey, Gabrielle Ferland a demandé à son enseignante s’il n’y avait pas un moyen de rejoindre tous les jeunes du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Je voudrais que le hockey féminin prenne plus de place », réfléchit l’élève de sixième année de l’école Saint-Pierre à Alma.

À l’écoute des ambitions de ses élèves, c’est alors que son enseignante, Marie-Pier Dufour, a eu l’idée de contacter Le Progrès.

Dans les textes, les apprentis informateurs devaient rédiger cinq chapitres de trois paragraphes. « C’était le travail final après 15 ateliers sur le texte informatif pour favoriser le goût de l’écriture », mentionne la dévouée enseignante.

Du haut de ses 12 ans, cumulant plus de sept années d’expérience comme hockeyeuse, Gabrielle maîtrise bien son sujet. « Composé de techniques, de stratégies, mais aussi d’affrontements directs, le hockey se joue à grande vitesse et ne laisse, ni aux spectateurs ni aux joueurs, le temps de s’ennuyer », écrit la jeune auteure de 12 ans.

Dans son texte, Gabrielle utilise un langage clair pour démystifier les différents calibres, qui vont avec l’âge des joueurs de hockey, qui peuvent commencer, comme Gabrielle, dès l’âge de 5 ans. Elle décrit le but du jeu, les différentes positions, le rôle de chaque position et les hors-jeu causés par un joueur qui entre dans la zone adverse avant la rondelle. Elle décrit aussi l’aire de jeu, pour bien faire comprendre les différentes zones. « Pour nous protéger, nous devons porter un équipement de protection, poursuit-elle. Celui des filles diffère légèrement de celui des garçons, pour respecter l’anatomie de chacun. »

Évidemment, une des motivations qui poussent les joueurs de hockey à exceller, c’est cette possibilité de gagner des médailles. D’ailleurs, les Rebelles du Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’équipe féminine dont fait partie Gabrielle, viennent de remporter la Coupe Dodge, un tournoi provincial qui se tenait cette année à Montréal.

En effet, le 14 avril, après cinq jours à livrer leur combat sur la glace, les Rebelles remportaient les honneurs. « En 2017, on s’était classées troisièmes », se remémore Gabrielle.

Meloé Bouchard, Ariane Boivin, Gabrielle Ferland et Élodie Girard sont quatre amies de l’école Saint-Pierre d’Alma faisant partie des Rebelles du Saguenay–Lac-Saint-Jean, une équipe féminine de hockey. Elles sont bien fières d’avoir remporté la Coupe Dodge 2019.

En plus de repartir avec la magnifique coupe, chaque coéquipière a reçu une médaille.

« Mon modèle est Élisabeth Giguère, qui se démarque dans le hockey universitaire aux États-Unis. Elle m’avait envoyé un message sur Messenger pour me souhaiter bonne chance pour la Coupe Dodge », relate l’élève de sixième année.

Parcours

Gabrielle joue au hockey depuis l’âge de 5 ans. Elle a suivi les traces de son frère de deux ans son aîné. À ce moment, comme elle était la seule fille dans une équipe de gars, son père, Simon Ferland, a eu l’idée de créer une équipe de filles. Les Rebelles ont donc vu le jour en 2012, et c’est Simon qui en est toujours l’entraîneur.

Depuis ce temps, les 15 hockeyeuses d’Alma ne se sont jamais lâchées. Elles jouent régulièrement contre des gars. « Et on gagne toujours », poursuit fièrement Gabrielle. Chaque fille évolue aussi dans une équipe masculine.

Dernièrement, lors d’un tournoi pee-wee, à Saint-Ambroise, elles ont gagné contre trois équipes de garçons.

L’an prochain, pour son entrée au secondaire, Gabrielle a choisi le programme de hockey du pavillon Wilbrod-Dufour. Elle fera le camp de sélection dans les prochains jours.

Originale

La classe de Madame Marie-Pier reflète bien l’originalité de son enseignement. D’abord, elle accueille ses élèves dans une des très rares classes qu’on appelle « flexibles ».

Dans cette classe non conventionnelle, il n’y a pas de pupitres disposés en ligne. Les élèves pigent le matin le lieu où ils s’installeront pour la journée. On retrouve des ballons en guise de chaises, des chaises de camping, des bancs hauts, un divan, un coin bistro et une table récupérée, notamment.

Photo tirée de Facebook, Photobanque

Évidemment, ce concept répond aussi aux besoins des élèves moins adeptes du changement.

C’est au travers des projets dynamiques de Madame Marie-Pier que les jeunes comme Gabrielle ont la chance de communiquer leur passion à leurs collègues de classe.