Seize ans plus tard, Alexis Girard est toujours très émotif quand il croise des chiens de race golden retriever. Le voici en compagnie de Phoebe et ses chiots chez Lucie Jean de Laterrière.

Alexis... 16 ans plus tard

En 2003, à l’âge de 12 ans, Alexis Girard quitte le centre-ville de Chicoutimi pour déménager dans le secteur nord. Ayant changé d’école, sa chienne Pénélope devient très significative dans sa vie.

« À cette époque, je n’avais pas beaucoup d’amis, mais Pénélope était là. Elle dormait avec moi tous les soirs, dans mon lit », raconte Alexis.

La petite golden retriever est débarquée dans la famille Girard par une belle journée de Noël. « J’avais cinq ans et je m’en souviens encore… Mon père était arrivé avec un chiot dans ses bras. C’était notre cadeau de Noël, pour toute la famille », poursuit-il.

Deux ans plus tard, Pénélope donne vie à six mignons bébés. « C’est le plus beau moment de ma vie. J’avais même manqué de l’école pour assister à leur naissance. Les jours suivants, pour me réveiller le matin, mes parents amenaient tous les chiots dans mon lit », se remémore Alexis. Au bout de quelques semaines, même si l’expérience fut mémorable, Alexis était d’accord pour retrouver sa quiétude avec sa belle Pénélope. Chaque petit a donc continué sa route dans sa nouvelle famille respective.

En septembre 2003, La page à Picotte voit officiellement le jour avec la rencontre d’Alexis Girard, 12 ans, et sa fidèle Pénélope.

En septembre 2003, l’adolescent, qui adore La page à Picotte, organise une rencontre pour présenter Pénélope, âgée de sept ans, à la vedette du journal, et immortaliser ce moment.

C’est le seul chien qu’a eu Alexis qui a maintenant 28 ans. « Pénélope est décédée à neuf ans. On lui avait fait avoir une deuxième portée, parce que notre première expérience avait été merveilleuse, mais elle a eu une complication lors de l’accouchement et elle a dû être euthanasiée, se souvient Alexis. J’ai dormi longtemps avec son collier sous mon oreiller.»

Alexis est toujours très émotif quand il croise des chiens golden retriever. « Quand Pénélope est décédée, mon père a eu tellement de peine qu’il n’a plus jamais voulu de chien. Mais je lui ai dit qu’un jour il allait garder mon futur chien. »

En couple depuis quatre ans, Alexis vit en appartement avec son amoureux et son rythme de vie ne lui permet pas d’avoir de chien pour l’instant. « Ce serait égoïste d’avoir un chien tout de suite. On regarde pour acheter un terrain, se bâtir et, par la suite, adopter un chien. » Il a bien essayé de se tourner vers d’autres races, plus propices à la vie d’appartement, mais le golden est trop significatif pour lui. « Pénélope était la dernière de la portée et la plus petite. C’est certain que je vais choisir mon futur chien de cette façon. »

16 ans plus tard, Alexis Girard est toujours très émotif quand il croise des chiens de race golden retriever. Le voici en compagnie de Phoebe et ses chiots chez Lucie Jean de Laterrière.

Éleveurs

Comme il commence déjà à explorer les éleveurs potentiels pour choisir son futur compagnon canin, Alexis a fait la rencontre de Lucie Jean qui est toiletteuse et maître-chien depuis 2007.

Installée à Laterrière, la dame a longtemps offert des cours d’éducation, mais elle a dernièrement lâché cette portion de son entreprise pour être plus présente auprès de son conjoint, Stéphan Roy, nouvellement retraité. Un des loisirs du couple est de voir grandir des chiots et les accompagner en leur offrant une base solide. Pendant quelques années, ils ont vu naître quelques portées de Saint-Bernard. Il leur reste toujours leur belle Margot, âgée de 11 ans, témoin de la qualité de leur élevage.

Dernièrement, la vie a mis sur leur route une superbe golden retriever au tempérament exceptionnel. Les consciencieux éleveurs se sont lancés dans une nouvelle aventure qui prend tout leur temps. « Le soir, on ne regarde pas la télé. On regarde nos neuf chiots interagir avec leur mère et leur tante Margot », souligne le couple en riant. Phoebe a mis au monde neuf petites boules blondes qu’elle éduque avec sa complice Margot.

La famille de 11 chiens, enregistrée au Club canin canadien, suit Stéphan et Lucie partout. « Ils viennent en auto avec nous pour aller chez nos amis et au chalet », poursuivent-ils. Lors du passage du Progrès, les petits de six semaines commençaient le processus de sevrage, y compris l’apprentissage de la cage, pour éventuellement dormir seul.

Tout est en place pour faire de futurs chiens équilibrés, sociables et avec une bonne capacité à s’adapter.