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Vendre de la drogue pour manipuler ses parents

CHRONIQUE / Dans la toute nouvelle télésérie Fugueuse, diffusée à TVA le lundi soir à 21 h, on raconte l’histoire d’une jeune fille mineure qui coupe légèrement les liens avec sa famille afin de s’adonner avec une nouvelle gang d’amis. Attentif envers elle, ce nouveau réseau criminel lui apporte un sentiment de liberté.

Ça me rappelle une histoire… 

Quand j’étais au secondaire, il y avait une super belle fille qui débordait de confiance en elle. Tous les gars avaient un œil sur elle. Elle accordait davantage d’attention aux populaires sportifs, qui avaient une voiture et qui venaient de familles riches. Elle fréquentait souvent des gars plus vieux. 

Elle était entourée de parents aimants, ayant un nom de famille prestigieux, et qui vivaient dans un petit quartier huppé. Entre le travail et l’entretien de leur terrain, ils travaillaient fort à maintenir une apparence parfaite. Leur fille assumait bien ses décisions. « Plus tard, je veux me marier avec un gars riche pour rester à la maison, avoir des enfants et magasiner », répétait-elle, le sourire aux lèvres. Ses parents admiraient son rêve ambitieux, sa beauté, son fort caractère et son sens de la débrouillardise pour obtenir tout ce qu’elle voulait. 

Cette magouilleuse adorait se chicaner avec ses amies, comploter et n’endurait personne de trop heureux autour d’elle, et surtout, pas de filles plus belles qu’elle. Elle ne se gênait pas pour foutre la bisbille dans les couples. Le vendredi, elle feuilletait le bottin téléphonique, à la recherche des propriétaires de grosses entreprises, pour tenter de dénicher les futurs héritiers de ces hommes d’affaires. Elle courait ensuite vers les bars pour croiser ses futurs prétendants. Elle tassait même les blondes déjà existantes. Aujourd’hui, Facebook est encore plus facile pour ce genre de commando. 

Elle aimait bien flirter avec le beau gars de l’école, réputé pour être le vendeur de drogue officiel. Il se faisait suspendre régulièrement de l’école. C’était un batailleur assidu qui réglait tout à coup de poings. Elle voyait en lui un protecteur hors pair. Pour garder sa place, du côté passager de son gros pick-up de l’année, la belle fille acceptait même de vendre de la drogue. Elle en cachait dans le mur de sa chambre. Pour éviter d’être seule, si jamais un scandale arrivait, elle avait embarqué son petit frère dans son complot. Le jeune garçon venait tout juste de commencer son secondaire. Elle se foutait bien que son frère se mette à consommer. Ce qu’elle voulait, c’était l’argent. Sous les consignes de sa grande sœur, le garçon avait pris soin de faire un trou dans le bas du mur de sa chambre, derrière un meuble, pour cacher la drogue. 

Ses parents ne se rendaient pas compte que la garde-robe de leur fille débordait de vêtements signés et de sous-vêtements coquins. Par contre, ils s’inquiétaient de ses sorties qui s’étendaient jusqu’aux petites heures du matin. Pas question de faire de reproche à leur princesse, sans quoi ils avaient droit à une crise terrible et une grève du silence pendant plusieurs jours. Pour éviter les conflits, ils préféraient se taire. 

Par un beau matin de printemps, le paisible quartier eut droit à un brusque réveil alors que des voitures de police débarquaient chez la famille aux apparences parfaites. Les policiers retrouvèrent une petite quantité de drogue, sous le regard scandalisé des pauvres parents qui ne se doutaient jamais de ce trafic sous le toit de leur maison. 

Une fois la tempête passée, le père demanda à sa fille pourquoi elle s’était embarquée dans ce commerce illégal. « Parce que je veux une voiture, mais vous ne voulez pas m’en acheter une », avait répondu la misérable enfant âgée d’à peine 16 ans. Quelques jours plus tard, une belle voiture, modèle et couleur convoités par les jeunes, brillait dans l’entrée de la maison. Quelle joie ! Sans remords, elle avait agrippé les clés, soulignant au passage que ces parents étaient les meilleurs parents du monde. 

Mais la couleur n’était pas tout à fait à son goût, car la mode change si vite. Quelques mois plus tard, après un fâcheux accident, comme des réparations s’imposaient, elle supplia papa de faire repeindre la voiture d’une autre couleur… Le père accepta de payer la totalité de la facture. 

Cachette

Aux parents qui doutent des activités illégales de leur enfant, saviez-vous qu’il existe des propriétaires de chiens détecteurs de drogue qui offrent leurs services pour les entreprises, mais aussi pour les particuliers ? C’est le cas de K9 Inspection, qui a pignon sur rue dans le coin de Sherbrooke. Mais si jamais vous avez un doute, avant d’investir des sommes d’argent, commencez par inspecter les murs de la chambre de votre enfant. Intensifiez les recherches derrière les meubles. Pour ceux dont des chambres sont au sous-sol, vérifiez dans les plafonds suspendus.

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Mathis et Dylan fêtent Noël à Montréal

CHRONIQUE / Dès que l’école a été terminée, Mathis et Dylan Girard ont quitté le Saguenay avec leurs parents pour fêter Noël avec leur parenté, à Montréal.

Dans leur liste de cadeaux, les deux frères avaient demandé des consoles de jeux. C’est un des loisirs qu’ils aiment partager ensemble. Évidemment, étant entourés de neige, ils comptent bien s’amuser dehors pendant les vacances des Fêtes. Bien que la légende du père Noël soit chose du passé, Mathis remarque aussi un essoufflement des lutins. « Chez nous les lutins sont vraiment rendus plates. Ils ne font plus de mauvais coups », constate Mathis, huit ans. « On est un peu tanné de ramasser les dégâts », lance son père, Jean-Paul Girard. 

Chez eux, Noël se prépare en avance afin de ne pas courir à la dernière minute. « Tous les cadeaux sont faits depuis la fin novembre », précise leur mère, Caroline Lapointe, qui adore décorer sa maison selon les différentes fêtes. Mathis a aussi pris le temps de bricoler des cadeaux pour ses proches. Dans leur famille, Noël est réinventé chaque année, mais certaines traditions restent, notamment au niveau des repas et des sucreries. Dylan, qui aime beaucoup cuisiner, a même osé ajouter sa touche personnelle dans les traditionnelles galettes de son arrière-grand-père en ajoutant des canneberges. 

Pendant leur semaine à Montréal, la famille en a profité pour jouer à des jeux de société, magasiner et fêter. Conscients que Noël n’est pas amusant sous tous les toits, les deux frères trouvent bien dommage que les personnes démunies n’aient pas assez d’argent pour acheter des cadeaux et se délecter des repas traditionnels. Par contre, à leurs écoles respectives, ils ont pu participer à différents projets ayant comme mandat d’amasser de l’argent et des produits pour faire des paniers de Noël. 

Dans la famille Girard-Lapointe, le jour de l’An est une fête plus tranquille. Ils en profiteront pour rester avec leurs trois chats et gageons que leur poule aura aussi le droit à une petite visite dans la maison.

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Simone donne des trucs pour bien se comporter à Noël

CHRONIQUE / Simone Thivierge a six ans. Il y a 14 ans, presque jour pour jour, c’était sa mère Marilyn Fortin qui passait dans cette page, alors qu’elle avait 17 ans et participait au fameux musée de cire de l’école secondaire Dominique-Racine. Quel bonheur et quelle fierté pour Marilyn de voir l’aînée de ses trois enfants participer à une entrevue !

Question : Allo Simone ! Dis-moi, comment se passe Noël chez toi ?

Réponse : On donne les cadeaux après le souper et on se couche à minuit.

Q. Qu’est-ce que tu as demandé comme cadeaux ? 

R. Un coffre à bijoux avec une ballerine qui tourne, un cahier de dessins Mandela, des choses de bricolage, un toutou léopard et un toutou hibou. 

Q. Est-ce que tu offres des cadeaux à tes proches ?

R. Oui ! J’aime beaucoup donner des cadeaux que je fabrique ou que j’achète avec mes sous. 

Q. Que feras-tu de tes vacances ?

R. Je vais jouer dehors dans la neige et je vais glisser.

Q. Qu’est-ce que tu voudrais dire au père Noël ?

R. Vous êtes beau avec votre grosse barbe et vous êtes chanceux d’avoir cent mille lutins !

Q. Quels mauvais coups a déjà faits ton lutin ?

R. Mon lutin Julien a déjà mis du papier de toilette dans le sapin et fait une pyramide de clémentines. 

Q. Pourquoi as-tu appelé ton lutin Julien ?

R. Parce que je trouvais ça beau. Ça ressemble un peu à un nom de fille, comme Juliette. 

Q. Que font les enfants à Noël ?

R. Ils déballent des cadeaux.

Q. Que font les parents à Noël ? 

R. Ils se reposent de leur travail. 

Q. Qu’est-ce qu’on n’a pas le droit de faire à Noël ?

R. On n’a pas le droit de péter devant les gens ! 

Q. Est-ce qu’il y a des choses qu’on est obligé de faire à Noël ?

R. On doit faire une prière parce que c’est aussi la fête de Jésus. On n’est pas obligé d’aller à l’église pour prier. On peut prier dans la maison, dans notre chambre ou devant un arbre. 

Q. Est-ce qu’il y a des personnes qui ne fêtent pas Noël ?

R. Oui. Les vieux grands-parents au cimetière qui sont morts. Ils ne peuvent pas fêter Noël. 

Q. Est-ce que Noël est plate pour certaines personnes ?

R. Noël, c’est l’fun pour tout le monde, sauf pour les voleurs. Eux, ils n’ont pas de cadeaux parce qu’ils sont méchants et le père Noël ne leur donne pas de cadeaux.

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Des enfants aident les animaux de la SPCA

Des élèves de l’école Le Tandem de Jonquière ont dernièrement visité la SPCA Saguenay afin de voir dans quelle réalité vivaient les animaux abandonnés. 

Convaincus qu’ils devaient aider cet organisme, ils se sont mis à l’œuvre pour amasser de l’argent. « Nous avons d’abord fabriqué une quinzaine de colliers avec l’aide de notre prof d’anglais, Mme Isabelle Tremblay, qui nous a fourni tout le matériel », expliquent les jeunes entrepreneurs. Par la suite, avec l’aide de leurs parents ou grands-parents, les sept élèves, âgés en moyenne de 11 ans, ont cuisiné des biscuits en pain d’épices qui ont été vendus dans la cour d’école lors des récréations du 21 décembre dernier. 

« On avait plus de 370 biscuits afin d’en avoir un pour chaque élève », poursuit Mme Sonia Gilbert, responsable du comité jeunes entrepreneurs. L’objectif est de remettre un montant de plus de 1000 $ à la SPCA. 

Les sept élèves du comité « jeunes entrepreneurs » se rencontrent sur l’heure du midi et après l’école afin de mettre en branle des stratégies pour aider des organismes. Cette activité parascolaire est offerte gracieusement par Mme Sonia, enseignante à la maternelle, qui adore travailler avec les jeunes. 

Au retour des Fêtes, l’équipe se lancera dans l’élaboration d’idées entrepreneuriales pour venir en aide à Leucan.

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La tradition des beignes chez Xavier

Tous les ans, Xavier Tremblay attend impatiemment la traditionnelle journée du temps des Fêtes où il va chez ses grands-parents pour faire des beignes.

« Plus tard, j’aimerais devenir cuisinier et avoir mon restaurant. Mes spécialités seraient la pizza aux bonbons, le pain aux bananes et les gaufres », projette le garçon de huit ans. 

Ayant quatre garçons de 8 à 15 ans sous son toit, disons que Mélanie Simard, la maman de Xavier, adore avoir son aide-cuisinier en renfort. « J’ai beaucoup d’idées de noms de restaurants, mais j’aimerais bien l’appeler Le petit goûter chez Xavier », poursuit-il. Le 3 décembre dernier, chez ses grands-parents Louise Boulianne et Damien Simard, Xavier et sa famille ont produit plus de 250 beignes.

Selon Xavier, Noël existe d’abord parce que c’est la naissance de Jésus. La veille de Noël, il va à l’église avant de poursuivre le party en famille. Il adore quand toutes les personnes qu’il aime sont réunies sous le même toit. Pendant que les enfants s’amusent, il remarque que les adultes préfèrent jaser. Dans sa famille, c’est la dinde qui devient le repas incontournable sur la table des Fêtes. « J’ai toujours vraiment hâte d’avoir mes cadeaux, mais grand-papa Damien nous dit que si on ouvre la porte des cadeaux, on ne les aura pas. Mes frères et moi n’avons jamais ouvert la porte », rapporte Xavier.

Conscient que Noël n’est pas beau sous tous les toits, Xavier croit que certaines personnes n’aiment pas la magie de Noël. « Un Noël plate serait un Noël sans cadeaux et sans dinde », précise-t-il. Chez lui aussi les lutins ont déserté cette année. Mais la fameuse lettre au père Noël a toujours sa place. Dans sa lettre, Xavier a demandé une boussole, une boîte de Lego Stars Wars, un télescope, une motoneige Yamaha téléguidée, un microscope, un jeu d’échecs en bois et deux walkies-talkies. Il a aussi posé une question très pertinente au populaire personnage adoré des enfants : « J’ai une bonne question à vous poser : Comment les rennes font pour voler ? » Il attend patiemment la réponse…

Lors de notre rencontre avec Xavier, il attendait le retour de son grand frère Vincent qui réalisait un premier voyage humanitaire au Costa Rica. « Vincent va nous ramener des cadeaux parce que, lorsque quelqu’un part en voyage, il ramène des souvenirs de son voyage », conclut Xavier.

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Le Noël à la campagne de Léo

CHRONIQUE / Pour tout le mois de décembre, dans cette page, des enfants nous parleront de leur vision du temps des Fêtes. Aujourd’hui, Léo Jean, un garçon de sept ans, nous raconte comment se passent les vacances de Noël chez lui.

Léo habite à Saint-Ambroise, à la campagne, entouré de trois chiens et une trentaine de poules. Il adore faire de la motoneige avec son père Daniel et jouer dehors. Il vient tout juste de finir les décorations intérieures de la maison, avec sa mère Patricia, et il a bien hâte d’accueillir ses cousins qui viennent de Vancouver. Depuis plusieurs années, la tradition du Jour de l’An se passe chez lui. Ses parents travaillent fort pour accueillir la nouvelle année entre amis et parents dehors, à la belle étoile. Ils fabriquent un immense bar de glace, ils font des glissades et enveloppent leurs invités d’un décor féérique avec des lumières, de la musique et un feu. 

Pour Léo, Noël n’a rien de religieux. « Noël, c’est l’occasion de se réunir en famille et d’avoir de beaux cadeaux », lance le garçon de sept ans. Il aime aussi offrir des cadeaux qu’il bricole lui-même. « Parfois, pour rire, j’offre une Barbie à mon grand frère Thomas parce qu’il m’en a déjà donné une quand j’avais trois ans et je n’étais pas content. Mais quand c’est moi qui lui en donne une, je ris », poursuit-il. Amateur de Lego, le créatif garçon adore construire et inventer des bolides.

Cette année, il rêve d’avoir l’hélicoptère de Lego. Dans son bas de Noël, il aimerait avoir des toupies Beyblade, un jouet que lui a fait découvrir son grand frère de 14 ans son aîné.

Pendant ses vacances, il prévoit aller magasiner, jouer dehors et faire un « quinzy ». Si le temps des Fêtes est le moment idéal pour les enfants de s’amuser, il constate que, pour les adultes, cette période demande beaucoup de travail. « Les adultes doivent surtout ramasser la maison à l’envers », remarque-t-il. Chez lui, la veille de Noël, les cadeaux seront donnés vers 19 h, mais ses parents lui offriront un cadeau dès le matin pour le faire patienter jusqu’au soir. Pour la nouvelle année, Léo a l’intention d’imposer de nouvelles règles de vie à sa famille. « Je voudrais qu’on s’écoute quand on parle et je vais aller porter mon assiette sur le comptoir après avoir mangé », projette-t-il. 

Frère

Léo a la chance d’avoir un grand frère de 21 ans avec qui il adore passer du temps. Thomas Thibeault est véritablement devenu le héros de son petit frère. « Quand Thomas entre dans la maison, on n’existe plus », avise Patricia. Pendant les Fêtes, Thomas a promis à son petit frère qu’il l’amènerait passer une fin de semaine à son appartement. « J’ai hâte ! Dans ce temps-là, on “game” toute la journée », raconte l’heureux petit frère. 

Animaux

Vivre à la ferme, ce n’est pas toujours l’harmonie entre les animaux. Dernièrement, Léo était bien triste d’apprendre que monsieur Renard était venu se délecter de ses poules ! Heureusement que Tête Grise a été épargnée. Cette poule spéciale, aux yeux du garçon, a deux ans. Tous les printemps, il voit naître des poussins dans un incubateur dans la maison. « Tête Grise, c’est une poule rare ! Quand elle est née, elle avait la tête grise. C’est pour ça, son nom. Je la prends souvent, je la rentre dans la maison et je fais même du vélo et de la trottinette avec elle. Elle s’installe sur mon guidon », poursuit Léo. 

Lutins

Cette année, on remarque un essoufflement des lutins dans les maisons. Ils sont moins turbulents qu’il y a deux ou trois ans, alors que les réseaux sociaux étaient enflammés par les coups pendables des lutins. Patricia Tremblay avoue qu’à Saint-Ambroise, la fée des dents, les lutins et le père Noël ont parfois de la misère à se rendre ! 

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Des passionnés contaminent des élèves de Charles-Gravel

Le 22 novembre dernier avait lieu la Journée Passion de l’école secondaire Charles-Gravel. Une vingtaine d’ateliers s’étaient dressés dans différents locaux de l’école.

Peinture sur vitrine, coiffure, maquillage, photographie, tir à l’arc, cuisine, cirque, magie (…), bref les organisateurs de cette audacieuse avant-midi avaient mis le paquet pour offrir des ateliers répondant à tous les goûts. Quant aux animateurs, provenant du personnel ou de l’extérieur de l’école, ils avaient la tâche d’imprégner les élèves de première et deuxième secondaire de leur passion. 

La journée a débuté avec un rassemblement à l’auditorium où Marc-André Tremblay, le technicien audiovisuel de l’école, a rapidement obtenu l’attention des 300 élèves avec un solo de batterie. Amateur de musique, M. Marc-André prouve qu’il est possible de vivre de sa passion. S’en est suivi une démonstration de graffiti avec l’artiste Carl Poulin. Maude Lavoie, une élève de l’école, est montée sur scène pour déployer son talent en danse. 

Kiosques

Après cette mise en contexte destinée à permettre que les jeunes découvrent leurs intérêts, chacun s’est dirigé vers l’atelier choisi. Cette journée enrichissante s’est poursuivie sur l’heure du midi alors que tous les élèves étaient invités à venir visiter les différents kiosques tenus par des passionnés de musique, de skate, de lecture etc., qui envahissaient le deuxième étage de l’école.

Tout au long de leur parcours scolaire, les élèves de Charles-Gravel ont la possibilité de s’ouvrir sur le monde en saisissant l’opportunité de découvrir leurs intérêts, que ce soit en accueillant des gens passionnés par leur travail ou en vivant des stages d’observation en milieu de travail. D’autres iront jusqu’à faire des stages humanitaires dans d’autres pays.  

Prévention

Ce genre d’activité a comme mission de protéger les jeunes en leur permettant de trouver des outils pour éviter de sombrer dans le gouffre des dépendances. « Avoir une passion nous protège des dépendances. Cette semaine, nous avons mis en place un gros programme pour outiller les élèves afin de prévenir toute forme de dépendance », explique Tommy Duchesne, intervenant en prévention des toxicomanies. 

Évidemment, la conseillère en orientation, Élisabeth Tremblay, s’est aussi impliquée dans cette semaine chargée puisque son rôle est d’aider les jeunes à trouver leur voie.

Médias

Pendant des années, l’école secondaire Charles-Gravel se démarquait avec son option français-journalisme qui permettait aux élèves de créer un journal étudiant de qualité. Cette année, le Gravillon a pris une pause et sa disparition laisse un grand vide. C’est pourquoi quelques jeunes ont décidé de s’impliquer dans le téléjournal, qui est diffusé toutes les deux semaines, afin d’informer les élèves sur les différentes réalisations et activités de leur école. 

Intrigués par le monde des médias, lors de la journée des passions, cinq élèves ont eu la chance de suivre et d’assister le Progrès Week-end dans ses entrevues. Curieuse, Léa a pris les devants pour poser des questions dans les différents plateaux d’activités visités pendant que Laurie-Anne, Coline et Noémie prenaient des photos. 

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Les drôles d’histoires de Facebook

La coupe au Canadien

J’explique à mes élèves que dans le texte de leur conte, il n’y a pas de limites et qu’ils peuvent faire parler des animaux, faire danser des arbres, être plus forts que les montagnes et les rivières... « Wow ! Tout ce qu’on veut, madame », me questionne un élève. Je lui réponds oui. « YES ! Dans mon conte, les Canadiens vont gagner la Coupe », s’exclame-t-il. Chantale Potvin, enseignante.

Un beau toutou

Félix Lavoie, quatre ans, est en visite chez sa cousine et il regarde un toutou chien qui bouge et qui chante. Il reste très silencieux et observe le jouet en mijotant son plan. « Vous ne m’avez pas donné de cadeau à ma fête, vous autres », lance-t-il soudainement et très sérieusement. On lui rappelle son cadeau de fête reçu plus tôt cet été. « Je pourrais quand même l’amener chez moi ce chien-là », réfléchit le petit garçon. Marjorie Lavoie

Sacrées idoles !

Dorothée, sept ans, jase avec son amie Jolyane. « Moi, mon idole c’était Éric Salvail, mais il a montré ses fesses à plein de monde, donc je ne l’aime plus ben ben. Je vais prendre, tu sais, celui qui n’a plus de cheveux (Martin Matte) », confie Dorothée. Tu sais, dans la vie, quand ce n’est pas compliqué de changer d’idole ! Même, plusieurs semaines après, elle ne me parle plus du tout de son ancien idole. Elle ne me demande même plus pour écouter Les Fantastiques ou Les recettes pompettes ! Audrey Simard

Tranche de vie

Tranche de vie… En écoutant le défilé du père Noël à la télévision, Charles, trois ans, est tout excité et j’en profite pour lui demander ce qu’il veut pour Noël. Il me répond spontanément une mallette ! Mais pourquoi donc ? « Parce que je vais aller travailler, comme mon père », répond Charles. Stéphanie Fortin

Histoire de lutins

27 octobre 2017. Note à moi-même : Ne plus ranger les lutins de Noël dans la boîte de décorations d’Halloween ! Patrice Côté

Pas de croûtes

Je suis assise dans un Tim Hortons, à Jonquière, et tout bonnement on dirait que je suis à une réunion de l’âge d’or ! Soudain, une femme d’un certain âge demande à la caissière de lui servir deux rôties. « Tu m’enlèveras les croûtes, car je n’ai plus de dents », précise la cliente. Marie-Luce Desgagné


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Félix-Antoine, un modèle de persévérance

CHRONIQUE / Tous les jours, Félix-Antoine Lessard doit gérer son anxiété généralisée et son trouble de l’acquisition de la coordination. Malgré les embûches, le garçon de Saint-Fulgence fait preuve de beaucoup de volonté en se lançant lui-même des défis.

Sa sagesse et sa résilience lui permettent d’aller vers l’avant en apprenant à faire confiance à la vie. Physiquement, personne ne peut se douter des combats internes de Félix-Antoine. C’est un jeune homme sympathique, intéressant et brillant. À l’école, sa détermination le fait avancer au même rythme que les autres jeunes de son âge, surtout depuis qu’il a la permission d’avoir un ordinateur pour l’aider principalement en français. Il a aussi un précieux cercle d’amis. Il performe bien en arts plastiques, en arts dramatiques, en musique et en univers social. 

Chaque semaine, Félix-Antoine rencontre des spécialistes pour l’aider à apprivoiser les obstacles qu’il rencontre. Physiothérapeutes, psychologues, pédopsychiatres, psychoéducatrices et ergothérapeutes sont épatés par la bonne humeur de leur jeune client de 11 ans. Évidemment, il est loin d’être un cas isolé. Beaucoup de personnes vivent dans cette réalité. Ils sont au travail, à l’université, dirigeants d’entreprise, comédiens, politiciens… Félix-Antoine sait et prouve déjà qu’il peut faire tout ce qu’il veut dans la vie ! « Plus tard, j’aimerais être programmeur de jeux vidéo pour Ubisoft qui vient tout juste de s’installer au Saguenay », projette-t-il.

Comme il adore entrer dans des personnages, depuis quatre ans, il joue dans la pièce de théâtre estivale La Maison Coupée en deux, à Saint-Fulgence. Il préfère les sports individuels comme la planche à neige et la natation, et ce, même si la natation n’a pas été facile. Bien des enfants auraient lâché, mais sa persévérance fut payante puisqu’il est maintenant à un niveau avancé. 

Secondaire

Il y a quelques jours, Félix-Antoine a visité sa future école secondaire, Charles-Gravel. Cette prochaine grande étape de sa vie débutera dès septembre 2018. Il est revenu de cette visite complètement charmé et la tête pleine de projets. « J’ai vraiment aimé la bibliothèque, le local de concentration musique, le local de science et la salle de conditionnement physique », se remémore-t-il. Comme beaucoup d’élèves de cette école, il aura droit à son ordinateur en classe comme outil. 

Animaux

Félix-Antoine ne verrait pas sa vie sans ses animaux. Depuis cinq ans, il vit avec Jody, une femelle Labrador croisée Bouvier Bernois. Jody aussi est une chienne très anxieuse. Elle a constamment besoin d’être rassurée par sa famille. Le soir, Jody et le chat Galette dorment dans le lit de Félix-Antoine, ce qui le sécurise beaucoup. 

Trucs 

Pour s’apaiser, Félix-Antoine aime bien jouer à des jeux vidéo, regarder des vidéos sur Youtube, écouter de la musique et regarder la télévision. Pour développer sa motricité fine, il s’impose volontairement plusieurs défis. Présentement, il joue de la guitare. 

Anxiété

Son anxiété généralisée a été diagnostiquée vers l’âge de six ans. Devant plusieurs situations, souvent banales aux yeux de certains, Félix-Antoine peut amplifier et devenir très stressé face aux scénarios qui cogitent dans sa tête. « Par exemple, lors du déraillement de train à Lac-Mégantic, en 2013, partout où nous allions, il s’inquiétait à savoir s’il y avait des trains dans tel ou tel secteur », explique sa mère, Julie Dufour. 

Paralysé par le stress, il peut même avoir de la difficulté à fonctionner. « En voyage, à l’hôtel, j’ai déjà fait une crise de panique en pleine nuit parce que j’avais peur que l’hôtel prenne en feu », poursuit le garçon de sixième année. 

Pendant un examen, il peut complètement figer en imaginant qu’il va avoir un échec. Les spécialistes remarquent une hausse du nombre de jeunes affectés par l’anxiété venant d’une pression non pas infligée par les parents, mais venant de l’enfant lui-même. 

Dyspraxie

S’ajoute à l’anxiété un trouble de l’acquisition de la coordination (TAC) qu’on appelle aussi dyspraxie. Ce diagnostic est tombé il y a deux ans. Ce trouble l’empêche, entre autres, de décortiquer les étapes pour exécuter certaines tâches plus complexes comme une recette, ou plus banales, comme plier du linge. « Quand je fais une recette, ma mère doit m’expliquer chaque étape, sinon je n’y arrive pas », précise Félix-Antoine. Tous les jours, il se bat pour acquérir de l’autonomie. Parfois, il doit simplement lâcher prise et trouver une solution plus simple pour arriver à son but.

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Une journée abracadabrante au Séminaire de Chicoutimi

CHRONIQUE / Le 31 octobre dernier avait lieu la journée d’Halloween des élèves du Séminaire de Chicoutimi.

« Au début de la journée, les élèves ont participé au tournage de la chorégraphie du concours Danse comme un Wixx 5. La diffusion de la vidéo se fera au mois de novembre », explique Adélaïde Fallu, ministre des Communications au Séminaire de Chicoutimi.

Les élèves ont aussi eu droit à de nombreuses activités comme un concours de momies, un concours de jarres lumineuses ainsi qu’une activité d’équipe et un rallye photos. « À cette occasion, le gouvernement étudiant a conçu tout le décor de la salle de l’épouvante où l’on pouvait retrouver notamment un bar à bonbons, des cocktails mystérieux, un karaoké endiablé ainsi qu’un photobooth », poursuit Adélaïde. 

Visite

À la grande surprise de tous, M. Bertrand Bergeron, un écrivain de la région, est venu raconter des contes et légendes du terroir. Le comité des parents a contribué à la décoration et à l’animation d’un kiosque. De plus, comme chaque année, le Séminaire de Chicoutimi a ouvert ses portes en soirée pour accueillir les jeunes fanatiques de bonbons du quartier.

« Nous tenons à remercier tous les bénévoles, les parents et professeurs pour l’aide apportée lors de cette grande journée », conclut Adélaïde Fallu. 

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Le malaise des billets de loto

CHRONIQUE / Je partage ma vie avec un gars très poli. Il vouvoie tout le monde, il est gentleman et très serviable. Il est si gentil qu’il est presque incapable de refuser quoique ce soit aux gens. Même aux commis de dépanneur, qui lui offre un billet de loto, il dit oui.

Il prend donc un billet une fois de temps en temps quand on lui en offre. Le problème, c’est que lui et moi, nous avons un gros malaise avec les billets de loto. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me gêne d’en acheter et encore plus d’aller les faire valider. Je ne veux pas faire attendre tout le monde. Pourtant, quand des gens font valider leurs billets, je ne suis pas du genre à soupirer. Ça ne me dérange même pas.

J’ai une application sur mon cellulaire pour valider les codes QR des billets de loto, mais quand on gagne, il faut bien réclamer nos prix. Personne de nous deux n’est brave de le faire. Alors, les billets gagnants ou gratuits s’empilent dans le fond d’une armoire. On se sent toujours visé quand on entend parler de billets non réclamés. Il y a quelques semaines, on a pris notre courage à deux mains et on est allé dans un dépanneur avec nos billets gagnants. On s’est placé dehors, devant le dépanneur, et on attendait qu’il n’y ait plus de voiture dans le stationnement pour entrer afin de ne pas déranger personne. Quand on se trouvait trop louche, on repartait marcher un peu et on revenait.

Évidemment, un moment donné, il a fallu que je tombe sur quelqu’un que je connaissais et que je n’avais pas vu depuis des années. Voyant nos faces de malaise, je me suis sentie obligée de lui expliquer la situation. « On a des billets de loto à faire valider, mais on n’est vraiment pas à l’aise », lui dis-je. Il nous trouvait tellement « simples » que ça nous a donné un peu de courage pour entrer. On s’est accoté au comptoir et on a fait signe aux clients de passer, comme si on avait tout notre temps.

Un moment donné, le commis nous a demandé ce qu’on voulait et on a sorti notre pile de billets que mon chum tenait bien cachés dans la poche intérieure de sa veste carreautée. « On a ça à faire valider », murmurais-je. « Oui ! Venez-vous-en, je vais vous valider ça », s’exclame le commis, comme si on lui faisait un cadeau. La file de monde, qui allait jusqu’aux réfrigérateurs du fond, patientait en silence.

J’avais l’impression que dix mille paires d’yeux étaient rivées sur nous… Sérieusement, il devait y avoir au moins sept personnes qui faisaient la file. Au bout de quelques longues minutes, on s’est acheté un petit paquet de gomme sans sucre et on est reparti en vitesse avec notre montant d’argent qui montait à moins de 10 $. »