Libreados

Pourquoi dégriffer son chat?

« Bonjour, je m’appelle Leannka Barbarie et je suis en sixième année à l’école Sainte-Bernadette de Jonquière. Cette lettre s’adresse aux vétérinaires qui ne veulent plus dégriffer les chats. Je comprends que vous trouvez que cela est inapproprié pour les chats, mais avec les arguments que je vais vous donner, j’espère vous faire changer d’avis. »

Premièrement, les gens aiment avoir cet animal tout doux et tout mignon, mais ils aiment aussi avoir des meubles et des rideaux non brisés. Quand leur maître n’est pas là, les chats s’ennuient. Et quand ils s’ennuient, ils font leurs griffes un peu partout dans la maison.

Libreados

Des jeunes inquiets pour leur planète

À l’école Sainte-Bernadette de Jonquière, dans la classe de Madame Guylaine, on prône la récupération et la réduction des déchets. D’ailleurs, certains élèves sont si conscientisés, qu’ils ont décidé d’éduquer la population concernant les bouteilles de plastique et la pollution.

Des gourdes pour la Terre

« Je suis un élève de sixième année de l’école Sainte-Bernadette et j’aimerais beaucoup vous parler d’un sujet qui me tient à coeur : les bouteilles de plastique. Je suis contre l’utilisation des bouteilles de plastique et je vais vous expliquer mon avis avec ces trois raisons.

Chroniques

Des élèves félicités par le premier ministre

CHRONIQUE / Pour terminer l’année en beauté, des élèves de quatrième année de l’école Des Jolis-Prés et Notre-Dame de Laterrière ont reçu une lettre du premier ministre du Québec. Philippe Couillard les félicitait pour leur première place à la finale régionale du Défi OSEntreprendre.

Grâce à ce prix, les enfants et leur enseignante, Fabienne Leblond, ont reçu une bourse de 500 $ qui leur a permis de faire une sortie de fin d’année et de recevoir des cadeaux éducatifs. Leur projet consistait, pendant trois mois, à lancer des défis aux écoles de Laterrière et à leurs proches en proposant, par exemple, de fermer les lumières, de recycler davantage, de récupérer et de composter. Ils ont appelé leur projet « Des pas responsables pour diminuer notre empreinte ».

LIBREADOS

Les élèves s’inspirent de peintres québécois

Les 166 élèves de l’école primaire Trefflé-Gauthier de Jonquière ont vécu une expérience artistique leur permettant de peindre à la manière de peintres québécois. Ils ont participé à leur premier vernissage le 14 juin dernier.

Cet audacieux projet de création a eu lieu grâce à l’implication de Marie-Claude Pilotte, une enseignante de première année qui souhaitait amasser de l’argent pour le Grand défi Pierre Lavoie (GDPL).

Libreados

L’école Jean-Gauthier fabrique un banc pour les petits

Un beau projet entre deux écoles, avec la participation du milieu, vient de se concrétiser entre l’école primaire Bon-Pasteur, l’école secondaire Jean-Gauthier et la scierie TLT de Sainte-Monique.

L’école primaire Bon-Pasteur, de Sainte-Monique au Lac-Saint-Jean, voulait avoir un meuble de rangement pour récupérer les objets perdus. Le directeur Rémi Dufour a donc fait appel à l’enseignant de l’école secondaire Jean-Gauthier d’Alma, Yannick Harvey, qui s’occupe de l’option ébénisterie. Ce dernier a accepté avec enthousiasme.

Libreados

Des vestiaires à rafraîchir

« Chère Mme Josée,

Je suis un élève de sixième année et je veux vous faire part de mon opinion sur le piètre état des vestiaires du gymnase. J’aimerais qu’on améliore la qualité de ceux-ci.

Libreados

Apprendre à changer le monde... à 12 ans!

Depuis plus de dix ans, dans la classe de l’enseignante Guylaine Lapierre, les élèves doivent écrire une lettre d’opinion pour faire changer les choses.

Dans la semaine du 14 mai, les textes argumentatifs de l’école Sainte-Bernadette de Jonquière ont été envoyés à différents médias, à la direction de l’école et à des élus. L’an passé, un élève avait réussi à faire apporter des améliorations dans les vestiaires de son école.

Libre ados

La Bénéficourse vient en aide aux enfants asiatiques

Tout au long de leur cheminement au Programme d’éducation internationale (PEI), les élèves de l’école secondaire Charles-Gravel doivent faire de l’engagement communautaire selon leur niveau, par exemple organiser une course au profit d’un organisme à but non lucratif.

On leur demande d’accomplir une vingtaine d’heures par personne dans ce bénévolat.

« En première secondaire, nous devions faire du bénévolat pour aider notre entourage. En quatrième secondaire, nous devons venir en aide à un organisme international », relate Olivier. 

Pierre-Alexandre, Mathieu, Olivier et Florence se sont unis pour organiser une course payante dont l’intégralité des profits sera versée à l’Association internationale des droits de l’enfant en difficulté et dans la souffrance (AIDEDS). Leur objectif est de remettre au minimum 1000$ à cet organisme humanitaire, qui vient en aide aux enfants de l’Asie du Sud-Est.

« Nous vous invitons à venir participer au fruit d’une longue année de travail afin de bouger tout en apportant votre aide à des enfants dans le besoin », écrivent les organisateurs de 15-16 ans sur la page Facebook de leur événement. 

Différents intervenants de l’école remarquent que c’est un projet très audacieux. « On a eu beaucoup d’aide notamment de la directrice, de deux enseignants, de l’animatrice de vie étudiante et de l’animateur de vie spirituelle », poursuit Mathieu. Plus d’une quinzaine d’élèves du PEI de la première à la cinquième secondaire, n’ayant pas terminé leurs heures de bénévolat, ont accepté de se joindre à la Bénéficourse du 10 juin comme bénévole. La Fondation Charles-Gravel a aussi débloqué un budget pour offrir des fruits et des bouteilles d’eau aux participants. 

Chaque membre du groupe s’est occupé d’une portion de l’organisation. « J’ai tenu le journal de bord, les documents et la paperasse à remplir pour l’école », mentionne Florence. Pierre-Alexandre et Olivier étaient davantage dans l’administration. « On s’est occupé de la logistique, des rencontres et des différents appels, entre autres pour réserver le parc », précisent les deux acolytes. Pendant ce temps, Mathieu s’est occupé du côté informatique. « J’ai fait les billets, créé la page Facebook de l’événement et fait le visuel pour la course », ajoute-t-il. 

Le 10 juin prochain, ces jeunes organisateurs ont réservé un circuit du parc de la Rivière-du-Moulin de Chicoutimi. Pour 10$, les participants pourront défier la piste de trois kilomètres ou celle de six kilomètres. L’événement se déroulera en avant-midi, à partir de 10h. Déjà une cinquantaine de coureurs sont  inscrits et l’objectif est d’en avoir au moins 200. « Notre événement s’adresse aux familles. Par contre, par mesure de sécurité, nous interdisons la présence de chiens », précise Pierre-Alexandre.

Pour en savoir plus : www.facebook.com/Beneficourse

Libre ados

Côtoyer les différences dès la maternelle

À l’école Notre-Dame-de-L’Assomption de Jonquière, dans la classe de maternelle d’Annik Morissette, il y a deux enfants ayant des besoins particuliers. Un petit garçon est atteint du trouble du spectre de l’autiste (TSA), et une fillette porte des appareils auditifs.

Au début de l’année, la communication entre les enfants était parfois difficile. C’est pourquoi le Centre de réadaptation en déficience physique est venu rencontrer la classe à quelques reprises pour démystifier les différences de Médrik et de Daphnée. 

« Au début de l’année, on choisissait des amis pour jouer avec Médrik et Daphnée. Aujourd’hui, tout le monde veut jouer avec eux. Les élèves ont le souci qu’ils soient bien », remarque Mme Annik. 

Ces deux inspirants élèves, entourés d’un solide cercle d’amis, ont permis la réalisation de projets originaux. Depuis quelques mois, les 18 enfants pratiquent une chanson en langue des signes. Le spectacle devant les parents est prévu le 8 juin. Ce projet cadre dans un des mandats des écoles, qui souhaitent contrer l’intimidation et la violence, en posant des gestes empreints de bonté et de gentillesse. 

Contrairement aux autres classes, où l’on retrouve habituellement une seule enseignante, Mme Annik est toujours entourée de deux autres collègues, et parfois même trois. Véronique Tremblay est éducatrice spécialisée. Elle agit comme interprète. Elle accompagne Daphnée tous les jours, en traduisant les mots de Mme Annik en langage des signes. Daphnée a des implants cochléaires, mais les bruits environnants sont parfois très dérangeants. « Parfois, au lieu de se concentrer sur les explications de l’enseignante, Daphnée va davantage entendre les bruits environnants, comme les élèves qui bougent sur leur chaise », précise Mme Véronique. 

Quant à Médrik, il est toujours accompagné d’Émilie Lamontagne, qui est préposée aux élèves avec un handicap. Une heure par jour, Médrik reçoit aussi la visite de Stéphanie Claveau, qui est éducatrice spécialisée. Pour arriver à une telle harmonie, la routine est de rigueur. « C’est aussi un gros travail d’équipe », avoue Mme Annik, qui se trouve privilégiée d’être entourée de Mmes Émilie, Véronique et Stéphanie. 

Libreados

Ça prend tout un réseau pour aider un enfant

Sara et son conjoint se sentent seuls et ne savent plus vers qui se tourner pour aider Justin*, leur garçon de 11 ans.

« Justin est un enfant très actif, pas du tout violent. Il aime le monde! C’est vraiment un bon petit garçon », reconnaît sa mère. 

Pourtant, Justin dérange en classe. Il est distrait, et ses notes chutent. Il vit aussi beaucoup d’intimidation dans la cour d’école. À partir de sa troisième année, il a essayé quelques médicaments, mais les effets secondaires étaient trop importants. Ses parents ont décidé de tout cesser. 

Comme Justin se prépare à entrer au secondaire, en septembre, ses parents sentent l’urgence d’agir. « Pour sa dernière année du primaire, nous avons décidé de le changer d’école. Tout allait bien les premiers jours, mais rapidement, les enseignants ont commencé à nous appeler pour nous dire que notre fils dérangeait beaucoup. Il parle et n’écoute pas les consignes », précise la mère, sur un ton découragé. 

En janvier, le pédiatre qui suit Justin depuis quelques années a donné un dépliant de Social Réseau Solution, un nouveau service offert au Saguenay, aux parents qui s’inquiétaient face à l’avenir de leur enfant. 

Aussitôt, les parents de Justin ont rejoint Hugo Lambert, qui les a conviés, sans leur enfant, pour une première rencontre d’une heure à son bureau situé sur la rue Racine, à Chicoutimi. 

La deuxième étape consistait à prendre une culture de salive de l’enfant afin de l’envoyer en laboratoire pour avoir les noms des médicaments compatibles ou non avec Justin. 

« Trois semaines plus tard, on a reçu un bilan des résultats très détaillés et on a pu commencer une nouvelle médication, poursuit la maman. Comme Justin est déconcentré par tout, le médicament l’a rapidement aidé à être plus concentré et réfléchi, même au hockey. Par la suite, M. Lambert nous a dirigés vers les bons spécialistes », mentionne Sara. 

Près d’une dizaine de services gravitent autour de Social Réseau Solution. On retrouve des psychologues, des neurologues, des travailleurs sociaux, des orthophonistes, des éducateurs spécialisés, entre autres. Tout le monde travaille ensemble pour l’enfant. 

Dans le confort de sa maison, Justin a d’abord reçu, à quelques reprises, la visite d’un orthopédagogue. Il a ensuite rencontré un psychologue. « Chaque fois, tout le monde était bien au courant des problématiques de Justin », ajoute Sara. 

« Après évaluation, on a écarté la possibilité d’un TDAH. Par contre, on a appris qu’il bloque à la compréhension et qu’il ne décode pas bien les informations, ce qui crée les conflits », poursuivent les parents de Justin. 

Un éducateur spécialisé du groupe Social Réseau Solution encadre maintenant Justin, autant à la maison qu’à l’école. « L’éducateur est allé rencontrer tout le personnel enseignant de son école, et c’est lui qui assurera la transition de l’école primaire à l’école secondaire », racontent les parents, qui sont enchantés par ce service. 

Évidemment, il y a des coûts rattachés à tout ça, mais selon eux, c’est le plus beau cadeau qu’ils pouvaient faire à leur fils. Le résultat académique est plus qu’impressionnant, alors que Justin a vu ses notes monter en flèche. « Il y en a qui investissent dans les voitures, les voyages, les vêtements... Nous, on a choisi d’investir dans l’avenir de notre fils », réfléchissent les parents de Justin.

Pour les jeunes

Ça fait deux ans que Hugo Lambert planche sur ce projet entrepreneurial. Ayant travaillé pendant 20 ans comme éducateur spécialisé, il souhaitait créer un réseau de spécialistes en intervention auprès des jeunes. Son équipe comprend une quinzaine de partenaires. « J’ai créé ce que je pensais le mieux pour les jeunes et leur famille», mentionne Hugo Lambert. 

«Le secret, pour aider un enfant qui connaît des difficultés, c’est d’entreprendre une démarche cohérente en impliquant tout son milieu. L’enfant n’a pas nécessairement un trouble, mais on peut lui donner des trucs pour éviter que ça se détériore », conclut le dirigeant et consultant clinique de Social Réseau Solution. 

(*Dans ce témoignage, des noms fictifs ont été utilisés pour respecter la demande de la famille, qui souhaitait garder l’anonymat.)