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Félix-Antoine, un modèle de persévérance

CHRONIQUE / Tous les jours, Félix-Antoine Lessard doit gérer son anxiété généralisée et son trouble de l’acquisition de la coordination. Malgré les embûches, le garçon de Saint-Fulgence fait preuve de beaucoup de volonté en se lançant lui-même des défis.

Sa sagesse et sa résilience lui permettent d’aller vers l’avant en apprenant à faire confiance à la vie. Physiquement, personne ne peut se douter des combats internes de Félix-Antoine. C’est un jeune homme sympathique, intéressant et brillant. À l’école, sa détermination le fait avancer au même rythme que les autres jeunes de son âge, surtout depuis qu’il a la permission d’avoir un ordinateur pour l’aider principalement en français. Il a aussi un précieux cercle d’amis. Il performe bien en arts plastiques, en arts dramatiques, en musique et en univers social. 

Chaque semaine, Félix-Antoine rencontre des spécialistes pour l’aider à apprivoiser les obstacles qu’il rencontre. Physiothérapeutes, psychologues, pédopsychiatres, psychoéducatrices et ergothérapeutes sont épatés par la bonne humeur de leur jeune client de 11 ans. Évidemment, il est loin d’être un cas isolé. Beaucoup de personnes vivent dans cette réalité. Ils sont au travail, à l’université, dirigeants d’entreprise, comédiens, politiciens… Félix-Antoine sait et prouve déjà qu’il peut faire tout ce qu’il veut dans la vie ! « Plus tard, j’aimerais être programmeur de jeux vidéo pour Ubisoft qui vient tout juste de s’installer au Saguenay », projette-t-il.

Comme il adore entrer dans des personnages, depuis quatre ans, il joue dans la pièce de théâtre estivale La Maison Coupée en deux, à Saint-Fulgence. Il préfère les sports individuels comme la planche à neige et la natation, et ce, même si la natation n’a pas été facile. Bien des enfants auraient lâché, mais sa persévérance fut payante puisqu’il est maintenant à un niveau avancé. 

Secondaire

Il y a quelques jours, Félix-Antoine a visité sa future école secondaire, Charles-Gravel. Cette prochaine grande étape de sa vie débutera dès septembre 2018. Il est revenu de cette visite complètement charmé et la tête pleine de projets. « J’ai vraiment aimé la bibliothèque, le local de concentration musique, le local de science et la salle de conditionnement physique », se remémore-t-il. Comme beaucoup d’élèves de cette école, il aura droit à son ordinateur en classe comme outil. 

Animaux

Félix-Antoine ne verrait pas sa vie sans ses animaux. Depuis cinq ans, il vit avec Jody, une femelle Labrador croisée Bouvier Bernois. Jody aussi est une chienne très anxieuse. Elle a constamment besoin d’être rassurée par sa famille. Le soir, Jody et le chat Galette dorment dans le lit de Félix-Antoine, ce qui le sécurise beaucoup. 

Trucs 

Pour s’apaiser, Félix-Antoine aime bien jouer à des jeux vidéo, regarder des vidéos sur Youtube, écouter de la musique et regarder la télévision. Pour développer sa motricité fine, il s’impose volontairement plusieurs défis. Présentement, il joue de la guitare. 

Anxiété

Son anxiété généralisée a été diagnostiquée vers l’âge de six ans. Devant plusieurs situations, souvent banales aux yeux de certains, Félix-Antoine peut amplifier et devenir très stressé face aux scénarios qui cogitent dans sa tête. « Par exemple, lors du déraillement de train à Lac-Mégantic, en 2013, partout où nous allions, il s’inquiétait à savoir s’il y avait des trains dans tel ou tel secteur », explique sa mère, Julie Dufour. 

Paralysé par le stress, il peut même avoir de la difficulté à fonctionner. « En voyage, à l’hôtel, j’ai déjà fait une crise de panique en pleine nuit parce que j’avais peur que l’hôtel prenne en feu », poursuit le garçon de sixième année. 

Pendant un examen, il peut complètement figer en imaginant qu’il va avoir un échec. Les spécialistes remarquent une hausse du nombre de jeunes affectés par l’anxiété venant d’une pression non pas infligée par les parents, mais venant de l’enfant lui-même. 

Dyspraxie

S’ajoute à l’anxiété un trouble de l’acquisition de la coordination (TAC) qu’on appelle aussi dyspraxie. Ce diagnostic est tombé il y a deux ans. Ce trouble l’empêche, entre autres, de décortiquer les étapes pour exécuter certaines tâches plus complexes comme une recette, ou plus banales, comme plier du linge. « Quand je fais une recette, ma mère doit m’expliquer chaque étape, sinon je n’y arrive pas », précise Félix-Antoine. Tous les jours, il se bat pour acquérir de l’autonomie. Parfois, il doit simplement lâcher prise et trouver une solution plus simple pour arriver à son but.

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Une journée abracadabrante au Séminaire de Chicoutimi

CHRONIQUE / Le 31 octobre dernier avait lieu la journée d’Halloween des élèves du Séminaire de Chicoutimi.

« Au début de la journée, les élèves ont participé au tournage de la chorégraphie du concours Danse comme un Wixx 5. La diffusion de la vidéo se fera au mois de novembre », explique Adélaïde Fallu, ministre des Communications au Séminaire de Chicoutimi.

Les élèves ont aussi eu droit à de nombreuses activités comme un concours de momies, un concours de jarres lumineuses ainsi qu’une activité d’équipe et un rallye photos. « À cette occasion, le gouvernement étudiant a conçu tout le décor de la salle de l’épouvante où l’on pouvait retrouver notamment un bar à bonbons, des cocktails mystérieux, un karaoké endiablé ainsi qu’un photobooth », poursuit Adélaïde. 

Visite

À la grande surprise de tous, M. Bertrand Bergeron, un écrivain de la région, est venu raconter des contes et légendes du terroir. Le comité des parents a contribué à la décoration et à l’animation d’un kiosque. De plus, comme chaque année, le Séminaire de Chicoutimi a ouvert ses portes en soirée pour accueillir les jeunes fanatiques de bonbons du quartier.

« Nous tenons à remercier tous les bénévoles, les parents et professeurs pour l’aide apportée lors de cette grande journée », conclut Adélaïde Fallu. 

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Le malaise des billets de loto

CHRONIQUE / Je partage ma vie avec un gars très poli. Il vouvoie tout le monde, il est gentleman et très serviable. Il est si gentil qu’il est presque incapable de refuser quoique ce soit aux gens. Même aux commis de dépanneur, qui lui offre un billet de loto, il dit oui.

Il prend donc un billet une fois de temps en temps quand on lui en offre. Le problème, c’est que lui et moi, nous avons un gros malaise avec les billets de loto. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me gêne d’en acheter et encore plus d’aller les faire valider. Je ne veux pas faire attendre tout le monde. Pourtant, quand des gens font valider leurs billets, je ne suis pas du genre à soupirer. Ça ne me dérange même pas.

J’ai une application sur mon cellulaire pour valider les codes QR des billets de loto, mais quand on gagne, il faut bien réclamer nos prix. Personne de nous deux n’est brave de le faire. Alors, les billets gagnants ou gratuits s’empilent dans le fond d’une armoire. On se sent toujours visé quand on entend parler de billets non réclamés. Il y a quelques semaines, on a pris notre courage à deux mains et on est allé dans un dépanneur avec nos billets gagnants. On s’est placé dehors, devant le dépanneur, et on attendait qu’il n’y ait plus de voiture dans le stationnement pour entrer afin de ne pas déranger personne. Quand on se trouvait trop louche, on repartait marcher un peu et on revenait.

Évidemment, un moment donné, il a fallu que je tombe sur quelqu’un que je connaissais et que je n’avais pas vu depuis des années. Voyant nos faces de malaise, je me suis sentie obligée de lui expliquer la situation. « On a des billets de loto à faire valider, mais on n’est vraiment pas à l’aise », lui dis-je. Il nous trouvait tellement « simples » que ça nous a donné un peu de courage pour entrer. On s’est accoté au comptoir et on a fait signe aux clients de passer, comme si on avait tout notre temps.

Un moment donné, le commis nous a demandé ce qu’on voulait et on a sorti notre pile de billets que mon chum tenait bien cachés dans la poche intérieure de sa veste carreautée. « On a ça à faire valider », murmurais-je. « Oui ! Venez-vous-en, je vais vous valider ça », s’exclame le commis, comme si on lui faisait un cadeau. La file de monde, qui allait jusqu’aux réfrigérateurs du fond, patientait en silence.

J’avais l’impression que dix mille paires d’yeux étaient rivées sur nous… Sérieusement, il devait y avoir au moins sept personnes qui faisaient la file. Au bout de quelques longues minutes, on s’est acheté un petit paquet de gomme sans sucre et on est reparti en vitesse avec notre montant d’argent qui montait à moins de 10 $. »

Jeunesse

Inquiets pour la Maison des jeunes de Saint-Fulgence

CHRONIQUE / Comme la plupart des Maisons des jeunes (MDJ), la situation de la MDJ Zap Ados de Saint-Fulgence est précaire. « On est toujours à la recherche de moyens de financement et on dépend de certaines subventions », explique Lisa Gagnon, intervenante et coordonnatrice de l’organisme.

Inquiets pour leur avenir, les intervenants ont donc organisé un débat politique pour savoir, notamment, si les conseillers et aspirants maires de Saint-Fulgence se souciaient de l’avenir de la MDJ. L’événement a eu lieu le 25 octobre. 

Une trentaine de citoyens, six jeunes, quatre aspirants conseillers et le maire de Saint-Fulgence étaient réunis pour cette soirée qui a débuté vers 19 h. 

« Les jeunes sont peu nombreux, car la soirée adonne en même temps que le hockey cosom », mentionne Marie-Luce Desgagné, présidente de la MDJ. Tania Girard, une habituée de la MDJ, avait accepté de coanimer la soirée aux côtés de Mme Desgagné. 

Quant à Félix Lebrun et Félix-Antoine Lessard, deux réguliers de l’endroit, ils ont livré de touchants témoignages. 

« Si la MDJ fermait, je serais vraiment en deuil », explique Félix-Antoine Lessard, pour qui cet endroit, qu’il considère comme un refuge, lui permet de briser l’isolement. « En plus, je fais des activités que je ne ferais pas avec ma famille, comme aller au paintball », ajoute le garçon de 11 ans qui sent que cet endroit aura toujours ses portes ouvertes pour lui.

« C’est l’fun la MDJ parce qu’il se passe plein d’activités et de sorties. Il y a aussi beaucoup de matériel à notre disposition », relate Félix Lebrun, 13 ans, qui adore cet endroit pour se détendre après une journée d’école.

Idées

Le conseiller Henri-Paul Côté, ingénieur à la retraite, remarque que la plupart des personnes qui utilisent les infrastructures mises à la disposition des résidants de Saint-Fulgence, notamment la MDJ, sont sensiblement toujours les mêmes. 

« Il faudrait mettre un système de transport en place pour aller chercher plus de personnes », suggère M. Côté.  

«Ce système de transport pourrait accommoder les jeunes, mais aussi les personnes âgées qui vivent dans des secteurs éloignés », poursuit Gilbert Simard, le maire actuel de Saint-Fulgence qui se présente pour un quatrième mandat.

« À ce moment-là, il faudrait aussi revoir les activités proposées qui ne plairont pas nécessairement à ce nouveau type de clientèle », ajoute M. Côté.

Le maire actuel a aussi montré beaucoup d’intérêt pour encourager les petites entreprises à venir s’installer sur son territoire et aider celles déjà en place.

Crainte de division

Quant au deuxième candidat à la mairie, Serge Lemyre, il a décliné l’invitation de la MDJ, prétextant que les débats ne sont pas très édifiants. 

« Je considère que ce débat dans sa forme actuelle va davantage diviser que rassembler », a mentionné M. Lemyre sur le groupe Facebook de l’événement. 

Martin Morissette, ancien travailleur à la défunte scierie de Saint-Fulgence, se soucie beaucoup de l’économie et du développement du parc industriel. Il croit que ses 25 années d’expérience comme représentant syndical peuvent profiter aux citoyens. 

D’ailleurs l’assistance s’est montrée très intriguée par l’avancement du projet d’Arianne Phosphate. De son côté, Dominique Baillargeon, enseignante à la retraite, souhaite s’impliquer dans sa communauté comme conseillère en dynamisant le cœur du village grâce à des activités sportives.

Intervenants qualifiés

Depuis plus de quinze ans, la Maison des jeunes de Saint-Fulgence est encadrée par des intervenants qualifiés qui font des interventions en groupe et individuelles. 

La sensibilisation, la prévention et les sorties, selon les demandes de leur clientèle, sont aussi au cœur de leur mandat. Pour survivre, d’importantes activités-bénéfices sont organisées, inculquant aux jeunes les rudiments du bénévolat. 

« L’an dernier, notre bilan démontrait qu’une soixantaine de jeunes différents avaient fréquenté la MDJ. Une vingtaine sont des réguliers. On en veut plus », lance l’intervenante Lisa Gagnon. 

Par ailleurs, mesdames Gagnon et Desgagné prévoient prochainement rendre visite aux élèves dans les autobus afin de promouvoir la MDJ.

Jeunesse

Apprendre l’entraide et le bénévolat

CHRONIQUE / Nadine Tremblay est enseignante en quatrième année à l’école primaire Collège Saint-Ambroise. Depuis le mois de septembre, ses 24 élèves et les 20 autres de sa collègue Helena Gilbert ramassent des vêtements et des costumes d’Halloween usagés.

L’objectif de l’enseignante est de sensibiliser les jeunes au bénévolat et à l’entraide dans le cadre du cours d’éthique et culture religieuse en organisant une vente de vêtements usagés. Évidemment, le recyclage, les mathématiques et la débrouillardise ont aussi été intégrés dans ce projet de magasin réel. Pour rejoindre le plus de monde possible, les élèves ont rédigé des lettres et des courriels envoyés aux parents, au voisinage et à la municipalité de Saint-Ambroise pour expliquer leur projet. Grâce à Facebook, la nouvelle s’est propagée rapidement et les dons de vêtements ont été nombreux. « On recueillait seulement les vêtements et costumes pour enfants », précise Mme Nadine. 

Ce sont les élèves qui avaient choisi de travailler l’entraide comme valeur de groupe. Mme Nadine et Mme Helena sont elles-mêmes de beaux exemples d’entraide. « Mme Helena et moi, nous faisons des échanges de matière pour nous entraider. Moi, je suis chargée de donner le cours d’éthique et culture religieuse, alors que Mme Helena enseigne les sciences à nos groupes », explique Mme Nadine. 

Le 17 octobre dernier, de 15 h 30 à 18 h 30, c’était le grand jour. Une dizaine de tables bondées de vêtements s’étaient dressées à la bibliothèque de l’école. La population de St-Ambroise était invitée à venir magasiner et faire des achats à prix modique. Une cinquantaine de clients ont répondu à l’appel. Pour remercier les efforts des 44 élèves, Mme Nadine leur a même permis de se choisir quelque chose. Le jour de la vente, une douzaine d’élèves et trois parents avaient accepté de travailler bénévolement pour faire de ce projet un succès. En tout, un montant de 280 $ a été amassé. Prochainement, les classes de mesdames Nadine et Helena feront des recherches pour découvrir les différents organismes de la région. Ils diviseront leurs profits en deux afin de remettre l’argent aux deux organismes sélectionnés. 

« Comme nous n’avons pas tout vendu notre inventaire de vêtements, nous irons mener le reste à la friperie du village et découvrir ce lieu méconnu par bien des élèves. On en profitera pour briser les mythes entourant cet endroit », poursuit Mme Nadine. Quant aux costumes restants, ils ont été offerts aux classes de maternelle contre un don volontaire. 

Projets

Les élèves de Mme Nadine adorent faire des projets spéciaux. D’ailleurs, ils attendent impatiemment le prochain. Ce genre d’activité brise un peu la routine scolaire. « Ça me permet aussi d’apprendre à connaître mes élèves dans un autre contexte et d’avoir de belles surprises. C’était émouvant de voir des élèves plus gênés s’impliquer et prendre leur rôle à cœur », conclut Mme Nadine.

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Des histoires de peur

CHRONIQUE / L’Halloween, qui est l’occasion de se faire de bonnes frousses juste pour s’amuser, approche à grands pas !

Certaines personnes aiment avoir peur alors que d’autres ont une imagination débordante et se font facilement des peurs. Certaines peurs sont si grandes qu’on peut même en perdre connaissance... Comme la vue du sang !

Méchants clowns

Ceux qui aiment la sensation qui accompagne la peur et le dégoût deviendront de grands amateurs de films d’horreur. Les personnages les plus terrifiants, dans les films d’horreur, sont les poupées et les clowns maléfiques. D’ailleurs, la peur des clowns semble être très présente chez les jeunes. C’est le cas de Noémie Tremblay, 16 ans. 

« J’ai peur des clowns à cause des films d’horreur. Je me souviens entre autres d’un film où le clown attirait des enfants et tuait du monde », se remémore Noémie. 

Pour Léa Verreault, dix ans, la pire peur est de perdre son chien qu’elle aime tellement. « Mais la fois où j’ai eu le plus peur, c’est quand mon amie m’a montré une vidéo de clowns méchants sur Internet. J’avais fait des cauchemars pendant plusieurs mois », souligne Léa. 

Pour Valérie Murray, 22 ans, c’est aussi les clowns qui la dérangent le plus. 

« À cause des films, mais aussi à cause des cadres de clowns méchants. On dirait que leurs yeux nous suivent quand on passe devant eux », explique Valérie. La jeune femme n’est pas très brave non plus dans les sous-sols. « J’ai toujours le pressentiment qu’il y a des petits messieurs et des esprits », poursuit-elle.

Élyh Laliberté, sept ans, a peur d’être seul et délaissé. Il sait peut-être que certains enfants vivent cette triste situation. Yoann Cloutier, 12 ans, ne se sent pas à l’aise dans le noir. Tristan Cloutier, 13 ans, déteste passer sur le pont suspendu à Coaticook. Quant à Marilou Côté, 13 ans, elle n’aime pas du tout les poupées et les pantins.

Types de peurs

Il y a plusieurs autres types de peurs. Par exemple, si une personne a une peur terrible de croiser un ours en marchant dans la forêt, c’est qu’elle croit qu’il est possible de croiser un ours. Si quelqu’un a peur des fantômes et des zombies, c’est donc qu’il y croit. Si on n’y croit pas, on n’aura pas peur de fêter l’Halloween. 

On peut aussi avoir peur par manque de connaissance, comme la peur des monstres sous les lits. Ça n’existe pas les monstres sous les lits ! On peut avoir peur à la suite d’une seule et unique mauvaise expérience. C’est ce qui arrive souvent avec les races de chiens. Si on se fait mordre par une race de chien précise, on aura tendance à dire que les chiens de cette race sont tous agressifs. 

La peur peut aussi se transférer d’un parent vers son enfant. Évidemment, il y a aussi des peurs inexplicables comme la peur des araignées. On ne peut pas arriver à raisonner quelqu’un qui a une peur bleue des araignées, même en lui disant que les petites bibittes ne mangent pas les grosses. 

Racontez-moi vos peurs à mviau@lequotidien.com ou en privé sur ma page Facebook (www.facebook.com/melissa.viau).

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Intrigué par les Témoins de Jéhovah

CHRONIQUE / Ils cognent à nos portes, ils ne fêtent pas leur anniversaire, ils n’acceptent pas les homosexuels dans leur congrégation et ils refusent les transfusions de sang. Ils renient toute forme de magie et de sorcellerie, mais ils attendent impatiemment que leur Dieu, nommé Jéhovah, transforme la terre en un paradis dépourvu de méchants.

Il y a de quoi être intrigué par les Témoins de Jéhovah (TJ).

Quand on leur pose des questions, les TJ nous réfèrent au site Internet (jw.org) afin d’avoir des réponses en bonne et due forme. Leurs réponses, basées sur les écrits du Nouveau Testament, datent de l’an 363 et n’ont jamais été mises à jour. C’est loin d’être comme nos cellulaires qui ont besoin de faire des mises à jour régulièrement pour s’adapter à l’évolution. 

Homosexuel

Aucun homosexuel n’est accepté parmi les Témoins de Jéhovah. Le site jw.org rassure les jeunes en disant que, souvent, l’attirance pour le même sexe n’est rien d’autre qu’une étape passagère. Et si cette attirance semble durer dans le temps… « Dieu demande à celui qui est attiré par les personnes du même sexe de rejeter l’homosexualité. La Bible nous donne de la dignité en nous assurant que nous pouvons décider de résister aux pulsions sexuelles qui ne conviennent pas », répond jw.org. 

Sexe

Selon jw.org, les relations sexuelles sont réservées à un homme et une femme qui sont mariés ensemble. Autrement, ils utilisent le mot « fornication » pour parler de tous les actes sexuels hors mariage. Ceux qui forniquent s’exposent à de graves conséquences. 

Sang

Les TJ refusent les transfusions sanguines. « La Bible commande de ne pas absorber de sang. Nous ne devrions donc pas accepter de sang total ni l’un de ses composants majeurs, sous quelque forme que ce soit (nourriture, transfusion ou autre). Dieu nous demande de nous abstenir de sang parce que, pour lui, ce que le sang représente est sacré. Nos raisons sont religieuses, et non médicales. » — jw.org 

Porte-à-porte

Selon les TJ, le meilleur moyen de contacter les gens est en faisant du porte-à-porte. Ce rituel du samedi matin vient principalement d’un ordre de Jésus qui a ordonné à ses disciples de prêcher la bonne nouvelle, en leur demandant d’aller trouver les gens chez eux. 

Célébrité

Les TJ ne peuvent pas rêver de devenir célèbres. Selon jw.org, aider les gens à connaître Jéhovah est bien plus gratifiant que la célébrité et le prestige. Est-ce que ça veut dire que dans leur paradis, il n’y aura plus de télé, de radio, de médias, de musique, de spectacle, de voitures performantes, etc. 

Divorce

Chez le TJ, il existe une seule raison valable pour mettre fin à un mariage : « Quiconque divorce d’avec sa femme, sauf pour motif de fornication (des relations sexuelles hors mariage), et se marie avec une autre, commet l’adultère ». Celui qui divorce sans motif sérieux, si c’est dans l’intention de refaire sa vie avec quelqu’un d’autre, commet un acte de trahison. Il aura des comptes à rendre à Dieu lui-même, qui déteste ce genre de comportement.

Fêtes

Les Témoins de Jéhovah ne fêtent presque aucune fête, y compris les anniversaires de naissance, parce qu’ils croient que ces célébrations déplaisent à Dieu. Mais ils fêtent les mariages et les anniversaires de mariage qui sont aussi des célébrations. Ils se rebutent plusieurs croyances populaires, dont celle attribuée aux bougies d’anniversaire qui ont le pouvoir magique d’exaucer les souhaits. Tout ça parce que les Témoins ne doivent pas pratiquer la magie, la divination et le spiritisme.

Enfant

Sur le site jw.org, une section s’adresse aux enfants et présente des vidéos comme Endure malgré les injustices et des chansons telles que L’obéissance est bénie et Tu vivras sans fin. 

Facebook

Sur Facebook, il existe des centaines de groupes de Témoins de Jéhovah. Pour être acceptés dans ces groupes, la plupart demandent la congrégation (assemblée), la circonscription, la commune, le pays et la ville des aspirants membres. « Nous faisons ceci pour ne pas communiquer avec les étrangers », répondent les groupes FB des Témoins de Jéhovah. 

Paradis

Si les Témoins de Jéhovah ont si hâte au Paradis, c’est que, selon eux, il est bien proche. « Les choses mauvaises qui se passent aujourd’hui sur la terre montrent que le Paradis est proche. La Bible avait dit que nous allions voir des événements terribles juste avant que la terre devienne un paradis. Nous vivons maintenant ces événements », annonce fièrement jw.org. Les TJ rejettent toute forme de divination, mais proclament que le gouvernement de Dieu dans le ciel fera bientôt de la terre un paradis et que le Royaume de Dieu remplacera les gouvernements des hommes où seuls les disciples de Dieux pourront y vivre éternellement. Dans ce paradis, où il fera toujours beau, tout le monde aura la vie éternelle, de la nourriture à volonté, du travail et des maisons. 

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Le Réseau BIBLIO recycle 32 boîtes postales

CHRONIQUE / Avec l’appui de la députée fédérale Karine Trudel, et grâce à la collaboration de la Société canadienne des postes, Réseau BIBLIO du Saguenay-Lac-Saint-Jean est fier d’avoir pu transformer 32 boîtes postales recyclées en chutes à livres.

Tout a commencé par une belle journée d’hiver, alors que Mélanie Hovington, responsable de l’informatique et développement à Réseau BIBLIO, regardait les nouvelles à la télévision.

« C’était en décembre 2015. À ce moment-là, j’étais en congé de maternité. Poste Canada venait d’annoncer qu’il remplaçait les boîtes postales par des boîtes communautaires et qu’ils allaient les détruire. Comme j’avais déjà vu ça ailleurs, j’ai eu envie de les récupérer pour les transformer en chute à livres », explique Mélanie Hovington. Celle qui prône le recyclage et la récupération a décidé de faire de ce dossier sa priorité au retour de son congé de maternité, qui était prévu en janvier 2016.

« Aller chercher des livres en famille, à la bibliothèque, est une activité agréable, mais parfois, pour le retour des livres, les heures d’ouverture ne correspondent pas à nos disponibilités », remarque la maman de deux enfants. De plus, la traditionnelle chute à livres, installée dans le mur de l’établissement, est un équipement spécialisé très onéreux, qui demande de grandes spécificités et une installation complexe. C’est pourquoi plusieurs bibliothèques n’en disposent pas, bien que leur population réclame ce service. « Il faut dire que l’absence d’une chute à livres est souvent vue comme un frein au prêt de livres pour les abonnés. L’arrivée du projet de chutes à livres a donc été salutaire pour nos municipalités membres », poursuit Mélanie Hovington.

Lors de son retour au travail, la responsable de l’informatique et développement à Réseau BIBLIO a tenu sa promesse en s’empressant d’écrire à Poste Canada. « Comme la réponse fut négative, j’ai poussé un peu plus loin, mais on refusait toujours de collaborer à mon projet. Je me suis donc tourné vers la députée fédérale Karine Trudel, une ancienne factrice », ajoute Mélanie. Après six mois d’attente, elle pouvait enfin enclencher le processus de transformation pour donner une nouvelle vocation aux boîtes postales. « Dans le contrat, on nous demandait de changer la couleur et modifier les serrures. Il fallait aussi que la chute à livre reste à l’épreuve des vols », précise Mélanie.

Les bibliothèques désireuses d’accueillir ce type de boîte ne devaient pas payer trop cher non plus. « Certaines bibliothèques ont des budgets de 500 $ par année et sont toutes gérées par des bénévoles », remarque l’instigatrice du projet. Le Centre Collision Saint-Bruno, au Lac-Saint-Jean, a accepté de peindre et d’identifier les 32 chutes de livres.  

En juin 2017, les chutes à livres étaient prêtes pour la livraison. Au bout du compte, le produit fini et livré ne dépassait pas les 350 $.

Réseau BIBLIO

Réseau BIBLIO compte 52 bibliothèques publiques dans des municipalités de 5000 habitants et moins entre Chapais et Petit-Saguenay. C’est donc 83 000 citoyens qui ont accès à une collection de plus de 200 000 documents imprimés. Ces bibliothèques, gérées par des bénévoles, proposent aussi des ateliers, des animations, des conférences et des expositions d’artistes, sans oublier les nombreux services en ligne, accessibles en tout temps, à l’adresse maBIBLIOtheque.ca/slsj.

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L'école le Tandem offre 23 activités parascolaires

CHRONIQUE / L’école le Tandem de Jonquière vient de lancer son projet éducatif pour les cinq prochaines années.

Considérant que chaque élève doit s’épanouir selon ses forces et ses intérêts, l’école proposera 23 activités parascolaires aux élèves de la maternelle à la sixième année, tels que le chant, la musique, le tricot, la cuisine, le basket, le soccer, le hockey le baseball, le crossfit, etc.

Dans le but de développer une complicité et un sentiment d’appartenance, ces activités permettront aux élèves et à tous les membres du personnel de tisser des liens. En effet, les activités parascolaires seront animées par des intervenants de l’école, y compris la secrétaire, Julie Angers, qui initiera les élèves au théâtre. 

« Cette année, tout le personnel s’investit de façon exceptionnelle afin de réinventer l’école. Dans cette démarche, les parents d’élèves ont aussi été sondés afin d’établir les priorités pour le projet éducatif à adopter », explique Alain Doré, le directeur de l’école le Tandem. 

Autres projets

En plus des 23 activités parascolaires différentes, animées par les membres du personnel de l’école, deux autres actions, issues du projet éducatif, seront mises en place et rendues possibles grâce à l’implication de tous. D’abord, l’instauration d’une communauté d’apprentissage où les enseignants, la direction et les éducatrices s’engagent afin de parfaire leur habileté à détecter les besoins académiques de leurs élèves et à y répondre. De plus, la cour d’école de l’édifice St-Luc du Tandem sera rénovée. 

Cette année, les 360 élèves, le personnel et les familles acclameront de nouvelles équipes sportives, « Les Alliés du Tandem », qui représenteront leur école dans différents sports d’élite au niveau local et régional. « La mission est que chacun, enfant comme adulte, trouve sa place dans la vie de son école où le sentiment d’appartenance est un des moteurs importants de l’implication des enfants dans leurs études », conclut M. Doré. 

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Préposées aux bricolages

CHRONIQUE / Lors du tout premier salon Etsy : Fait au Québec, qui a eu lieu la fin de semaine passée à l’Hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi, on retrouvait un coin bricolage pour les enfants.

Pendant la journée du dimanche, Lara et Éveline Morin accompagnaient leur mère, Nancy Bouchard, propriétaire de l’entreprise Créations Cayalou. Elles se sont portées volontaires pour superviser le coin bricolage et initier les enfants à un bricolage de poisson. « Ce n’est pas nous qui fournissons le matériel, comme le papier carton. C’est vraiment les organisateurs qui se sont occupés de ça », nous précise Éveline, huit ans. Vivant dans une famille de cinq enfants, les deux sœurs ont l’habitude de s’entraider. « J’aide souvent ma mère à découper les tissus pour fabriquer les choses qu’elle fait », poursuit Éveline. 

Ayant un côté créatif très développé, Éveline rêve un jour de fabriquer des bracelets en y intégrant des roches et des perles. « Mon père serait capable de percer les roches en plus », remarque la fillette de Saint-Augustin, au Lac-Saint-Jean.