Pascal Turotte et Isabelle Tremblay cohabitent avec un sympathique pigeon depuis un peu plus d’un an dans leur maison de Jonquière. Même le chat de la famille s’est lié d’amitié avec Kiwi.

Un pigeon domestique attachant

CHRONIQUE / En juin 2018, Pascal Turcotte et Isabelle Tremblay accueillent Kiwi, un minuscule bébé pigeon trouvé sur le lieu de travail de Pascal. Malgré les préjugés et les conseils de tout le monde, le couple convient d’accueillir l’oiseau dans leur résidence de Jonquière.

« Si tu entres cet oiseau dans ta maison, tu ne seras plus jamais capable de t’en débarrasser. Il va rester chez vous pour toujours, m’avait dit mon père », se souvient Isabelle. Papa avait raison, puisqu’un an plus tard, Kiwi est toujours fidèle à sa famille. « On l’amène partout, même au chalet. Il aime m’accompagner en auto pour aller chercher mon fils à l’école », mentionne Pascal.

Grâce à ce genre de couche pour oiseau, Kiwi peut vivre en liberté dans la maison en gardant les lieux propres.

« Au début, quand on l’a eu, il n’avait pas encore de plumes. Nous avons fouillé sur Internet pour savoir ce qu’il fallait faire. On devait le nourrir aux quatre heures à la seringue avec de la nourriture pour bébé perroquet », se remémore Isabelle. Étant en vacances, elle consacre donc les deux semaines de son congé estival à ce petit oiseau ayant une espérance de vie de 15 ans.

Pour garder leur nouveau compagnon en liberté dans la maison, sans avoir à constamment nettoyer ses fientes, Isabelle et Pascal commandent une couche pour oiseau sur Internet. « Il en existe à 20-30 $, mais pour en avoir une de qualité, nous avons dû débourser 90 $ », poursuit Isabelle. Deux fois par jour, la couche de l’oiseau est nettoyée. « Il a une belle grande cage de perroquet pour la nuit, pendant nos absences ou quand on lui enlève sa couche », explique Pascal.

Kiwi et Bébé, le chat de cinq ans, s’entendent très bien et s’amusent parfois ensemble.

La cohabitation avec le chat se fait si bien que les deux amis dorment parfois même ensemble pour profiter d’un rayon de soleil qui réchauffe le divan. Le pigeon a ses endroits préférés. « Il aime bien le fond de la garde-robe à l’entrée. Il aime aussi se promener au sol ou se percher très haut », remarque Pascal qui a même développé des jeux avec l’oiseau. « Dans notre entourage, c’est partagé. La plupart le trouve gentil, mais certains en ont peur », constate Isabelle.

Kiwi à différents roucoulements, très discrets, pour s’exprimer. Jamais il ne crie ou roucoule trop fort. « Quand je le croise dans la maison, et qu’il fait un saut, il fait un son bien précis, et quand je répète ce son, il le répète à quelques reprises, jusqu’à ce qu’il soit rassuré », relate Pascal. « Il fait aussi des associations. Quand on s’installe à la table pour manger, il va dans sa cage et on dirait qu’il parle à sa nourriture. »

Kiwi adore l’eau. Il prend régulièrement son bain.

Pour Pascal et sa conjointe, ce pigeon a littéralement éveillé leur amour pour les oiseaux. La famille projette d’adopter éventuellement un perroquet. Kiwi vole dehors en liberté. Il se perche dans les arbres et sur le toit du garage, mais il se tanne vite et préfère le confort de son foyer. « Par contre, avec un perroquet, on s’est fait dire que l’envoyer dehors en liberté est un grand risque puisque la plupart se sauveront », réfléchit le couple qui tient tout de même à garder son prochain oiseau libre dans la maison.

Kiwi est davantage attaché à Isabelle. Elle lui laisse beaucoup de liberté, convaincue que son oiseau ne la quittera jamais. « Je suis certaine que même si quelqu’un l’amenait à Québec, il reviendrait ici. » Quant à Pascal, il s’inquiète beaucoup des prédateurs qui pourraient attaquer son précieux pigeon. « Au chalet, on le laissait libre dehors, mais depuis qu’un renard a tenté de le manger, on le garde toujours dans le chalet. Kiwi est plus stressé quand il n’est pas chez lui. Au chalet, depuis l’incident avec le renard, il tremble quand il va dehors », conclut le couple.