Grâce à son beau Gibson, Sara Dufour vient de se découvrir une nouvelle passion pour le monde canin.
Grâce à son beau Gibson, Sara Dufour vient de se découvrir une nouvelle passion pour le monde canin.

Sara Dufour en tournée avec son chien

Mélissa Viau
Mélissa Viau
Le Quotidien
CHRONIQUE / Sara Dufour vient de passer 24 jours sur la route à offrir des spectacles en compagnie de son précieux chiot, Gibson. De retour à la maison pour quelques jours, elle repartait de plus belle avec son fidèle compagnon pour égayer le Québec de ses chansons aussi colorées que sa personnalité.

Évidemment, voyager avec un chien complique parfois l’organisation de ses séjours. « Je dois mentionner la présence de mon chien dans les salles de spectacle et à l’hôtel, mais tout ça, ce n’est rien comparé à ce qu’il m’apporte », lance l’auteure-compositrice-interprète dolmissoise, qui vient de se découvrir une toute nouvelle passion pour le monde canin.

Si l’hôtel n’accepte pas les chiens, elle n’a pas de misère à délaisser sa chambre pour passer une nuit collée avec Gibson dans sa van ! « Si j’ai adopté un chien, c’est pour qu’il me suive partout ! »

Native de Dolbeau-Mistassini, au Lac-Saint-Jean, quand elle est partie pour Montréal en 2002, à l’âge de 19 ans, elle ne pensait jamais quitter sa belle région aussi longtemps. En adoptant Gibson, elle ne pensait pas non plus s’attacher autant à lui.

Sara a grandi entourée de chiens, mais elle remarque qu’à cette époque, la proximité avec les bêtes n’était pas la même. « Les animaux, qui ont toujours pris une grande place dans ma vie, ont pris le bord quand je suis partie pour Montréal. On dirait que je n’aimais plus ça, raconte-t-elle. Je suis même devenue allergique. »

Allant jusqu’à oublier ce qu’était la cohabitation avec un animal, elle jugeait certains comportements. « Je jugeais les gens qui donnaient trop d’importance à leur chien. Je me disais que ça n’avait pas de sens de payer aussi cher pour certains soins et que c’était juste un animal après tout », se remémore-t-elle en riant.

Après quatre mois de cohabitation, son chiot de six mois a complètement changé sa vision des animaux de compagnie. « J’ai une amie en Colombie-Britannique qui devait payer 4000 $ pour faire soigner son chien blessé. Je lui ai envoyé de l’argent et je pleurais. Je la comprenais, confie-t-elle. C’est à mon tour de ressentir ces jugements, mais je ne veux surtout pas imposer Gibson. En spectacle, il attend dans la loge ou dans la van avec son bol d’eau, sa nourriture et ses jouets. Après les shows, je joue avec lui. »

Gibson accompagne Sara Dufour partout et il a même commencé un entraînement pour s’intégrer dans ses spectacles. Le voici en pleine vocalise !

Le nez dans les livres, celle qui gagne sa vie depuis trois ans grâce à la musique, tente présentement de démystifier le complexe dossier de la nutrition animale afin d’offrir le meilleur pour Gibson. « J’ai changé ! Ma famille ne m’avait jamais vue comme ça. Je m’investis à 120 % pour mon chien. »

Sara engage parfois l’éducatrice canine de Gibson pour la suivre dans certains spectacles, comme celui à L’Isle-aux-Coudres, afin d’encadrer le chiot. « Je veux qu’elle m’aide à atteindre mon but ultime qui est d’intégrer Gibson sur la scène, à la fin de mes spectacles, pour qu’il chante avec moi. En plus, il aime chanter sur mes chansons et ce n’est pas parce qu’il est stressé. Il est content. »

Engagement

Aller jusqu’à l’an passé, avoir un chien n’avait même pas effleuré l’esprit de Sara. « À 35 ans, j’ai senti ce dont les filles parlaient. J’avais envie de prendre soin d’un autre être vivant plus vulnérable », souligne-t-elle.

Étant allergique, elle s’est mise à chercher parmi les races hypoallergènes. « J’ai beaucoup lu sur le sujet pour trouver la race qui me convenait. »

Son choix s’est finalement arrêté sur le caniche royal. Elle a trouvé un premier éleveur chez qui elle a réservé un chiot. En se questionnant sur la stérilisation précoce à huit semaines qu’exigeait cet éleveur, elle a contacté des professionnels de la santé animale pour connaître les conséquences de cette intervention. Apprenant les nombreux risques reliés à la castration trop hâtive, malgré la déception, elle a repris ses recherches pour trouver un éleveur plus approprié.

« J’ai fini par trouver un bon éleveur chez qui j’ai pu choisir les parents, et non un chiot. »

En octobre 2019, elle réservait enfin son futur chiot, que l’éleveur allait choisir selon les critères de l’adoptante.

Les spectacles se poursuivent pour Sara Dufour. Consultez son site Internet, saradufour.com, pour tout savoir.

En avril 2020, en plein confinement, elle accueillait enfin le petit Gibson !

« Pendant mes shows, je parle parfois de mon chien et je sensibilise les gens sur les adoptions qui ne doivent pas être sur un coup de tête. J’ai eu mon chien pendant la pandémie, mais j’avais fait mon choix bien avant », conclut-elle.