Des centaines de poissons sont répartis dans 16 aquariums d’eau salée et 18 aquariums d’eau douce.
Des centaines de poissons sont répartis dans 16 aquariums d’eau salée et 18 aquariums d’eau douce.

Ouverture d’une nouvelle animalerie en pleine crise

CHRONIQUE / Malgré la crise du coronavirus qui secoue le monde entier, Dominic Gaudreault a décidé d’ouvrir les portes de son animalerie à Saguenay. Après un an de travail acharné, rien n’allait le faire reculer.

« Actuellement, les animaleries sont considérées comme un besoin essentiel. Mon but est d’offrir un service à la population. Et c’est pour ça que j’ai devancé mon ouverture, qui était prévue le 1er avril », explique le propriétaire.

Depuis le 23 mars, le boulevard Talbot de Chicoutimi compte donc une cinquième animalerie. L’animalerie Aqua Terra ne vendra pas de chat et de chien. « J’ai plutôt fait un partenariat avec des refuges pour afficher leurs animaux en adoption. »

Malgré la crise du coronavirus qui secoue le monde entier, Dominic Gaudreault a décidé d’ouvrir les portes de son animalerie, Aqua Terra, le 23 mars dernier.

Le local de 1700 pieds carrés est situé à Place du Saguenay, près de l’aire de restauration. « Je me spécialise dans les reptiles et les poissons, souligne celui qui remarque un manque à ce niveau dans la région. Plusieurs vont à l’extérieur ou doivent fouiller sur Internet pour s’équiper. »

M. Gaudreault a aussi fait entrer quatre gammes canadiennes de nourriture pour chats et chiens, dont deux qui sont québécoises. Étant nouvellement propriétaire d’un cochon miniature de huit mois, il propose aussi des produits pour ces bêtes, dont la nourriture et les accessoires.

Aqua Terra héberge présentement 23 spécimens de reptiles, dont une tortue terrestre, des geckos, un carpeau géant, des serpents, des tarentules et des grenouilles. Au niveau des poissons, des centaines d’espèces sont réparties dans 16 aquariums d’eau salée et 18 aquariums d’eau douce.

« Une cliente qui a vu son voyage dans le Sud être annulé, et qui a heureusement été remboursée, est venue me voir pour le remplacer par un aquarium d’eau salée », raconte M Gaudreault.

Selon lui, les animaux qu’il présente amènent un côté exotique dans les maisons, en plus d’être très apaisants.

Jamais l’entrepreneur n’avait imaginé ouvrir son commerce dans de pareilles circonstances. Au lieu d’avoir trois employés avec lui, il en a seulement une. Les clients sont accueillis un à la fois, sans les enfants, et ils doivent d’abord se désinfecter les mains. Dans l’animalerie, il n’est pas question de flâner. Tout est fait selon les recommandations.

L’entrée principale de l’animalerie Aqua Terra se situe à l’arrière de Place du Saguenay.

Parcours

Technicien en santé animale de formation, Dominic Gaudreault a travaillé en animalerie de 2004 à 2009. « Je suis un passionné. J’adorais mon travail, mais malheureusement, ce n’était pas très payant. C’est pourquoi j’ai fait un cours en vente et je me suis trouvé un emploi dans le domaine du service à la clientèle », poursuit-il.

Bénéficiant de meilleures conditions, il n’a toutefois jamais oublié le rêve d’avoir sa propre animalerie. Après dix ans loin de sa passion, le temps était venu pour lui de plonger. Depuis un an, il travaille à élaborer son plan d’affaires, à aménager son local et à développer différents concepts. « Je vais bientôt offrir de la nourriture en vrac, zéro déchet, puisque les clients viendront remplir leur bac. »

Importation d’animaux

Les reptiles qui séjournent chez Aqua Terra, dont certains proviennent de l’extérieur du pays, sont en magasin depuis près d’un mois et ils sont en pleine forme.

« Par contre, vu la crise de la CODIV-19, je n’accueillerai pas d’autres animaux provenant de l’extérieur du pays et même de l’extérieur de la région, rassure le propriétaire. De toute façon, mon fournisseur n’est plus capable d’importer d’animaux provenant de l’extérieur du Canada à cause des vols annulés. »

L’importation d’animaux exotiques se fait de moins en moins, puisque plusieurs espèces se reproduisent bien en captivité. Il est donc facile pour les animaleries de trouver des élevages locaux.