Au Village d’antan de Drummondville, de beaux chevaux, et même un boeuf, en excellent état de chair, se promènent calmement sur le site.

Miser sur le bon cheval

CHRONIQUE / Encore cet été, beaucoup de personnes sont montées aux barricades pour dénoncer les chevaux de calèche et de spectacle équestre comme Cavalia.

Tout comme les humains qui les entourent, il est vrai que ces bêtes travaillent quotidiennement dans des conditions parfois difficiles. Dans cette école de la vie, la discipline, le contrôle et la confiance sont de rigueur, autant pour l’entraîneur que son complice équin.

D’un autre côté, il est vrai qu’un cheval au champ, savourant sa liberté, est beau à voir. D’autres cavaliers, par sécurité, préféreront garder leur cheval en stalle et lui faire faire de petits exercices légers. Ces bêtes seront souvent plus difficiles à manipuler pour le maréchal-ferrant.

Si vous songez à adopter un cheval et que vous êtes peu expérimenté, vous serez sans doute porté à choisir le jeune cheval qui gambade au champ depuis sa naissance. Votre rêve risque de s’effondrer rapidement quand vous mettrez vos fesses sur son dos. Comme le dit la fameuse expression « jeune cavalier, vieux cheval », le cheval retraité des calèches ou des spectacles, ayant cumulé beaucoup d’expérience, pardonnera plus facilement vos erreurs. Pourvu qu’il ait été bien traité pendant ses années de service.

Les chevaux en pire état mental et physique, vous diront les propriétaires de centres équestres, sont ceux laissés à eux-mêmes. Le cheval, tout comme le chien, a besoin de travailler physiquement et mentalement plusieurs heures par jour pour être équilibré.

Comme tous les êtres vivants, les chevaux ne sont pas épargnés par les chutes. Évidemment, à 1000 livres, c’est plus impressionnant. Les chevaux qui tombent ne sont pas nécessairement en souffrance. Ils sont parfois trop relax, un peu lunatiques, et s’enfargent facilement. Le cheval attelé à une calèche ne pourra pas se relever par lui-même. Il devra être déharnaché. C’est pour cette raison qu’il restera étendu au sol en attendant qu’un humain lui vienne en aide.

Il faut aussi faire attention aux interprétations erronées. Par exemple, le cheval qui a la langue qui pend ne veut pas dire qu’il est épuisé. Il a peut-être seulement développé une mauvaise habitude.

Au Village québécois d’antan de Drummondville, des chevaux, et même un boeuf, en excellent état de chair, promènent les touristes dans une voiturette, pour faire découvrir le site. Les chevaux sont calmes et connaissent le parcours par coeur. Ces bêtes font sans doute partie des chevaux les mieux éduqués du Québec.

Comme dans bien des domaines, les mauvais propriétaires ternissent certaines disciples équestres. Par contre, il ne faut jamais sous-estimer la capacité d’adaptation de ces bêtes.

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L’ACCSQ CONDUCTRICE DE RÊVE

Pour souligner ses dix ans, l’Association des conducteurs de chiens de sang du Québec (ACCSQ) lance son tirage Trois grands rêves québécois. 

Le premier prix de ce tirage consiste à un séjour de chasse au cerf sur l’île d’Anticosti, d’une valeur de 7780$, pour deux personnes, offert par Sépaq Anticosti. Le deuxième prix est une chasse à l’orignal à Terre-Neuve, à la pourvoirie de Michel Breton, d’une valeur de 7 400$. Le troisième prix est une arme Fierce, une carabine à verrou modèle Fury, d’une valeur de 5318$.

« Ces partenaires ont une signification particulière pour l’association », précise Chantal Bellemare, présidente de l’ACCSQ. En effet, en 2008, Michel Breton était le premier guide de chasse à l’orignal au Québec à utiliser les services d’Yves Martineau, conducteur de chien de sang et membre fondateur de l’ACCSQ. Quant à la Sépaq, c’est le premier territoire structuré au Québec à avoir mis en place, sur l’ensemble de son territoire, le service d’une équipe de conducteurs de chien de sang de l’ACCSQ. Quant à Hugues Vaillancourt, fondateur et propriétaire des armes Fierce, il a eu l’audace de créer une carabine québécoise en regroupant toutes les qualités que lui-même recherchait d’un tel fusil. Ses ambitions ressemblent à celles de l’ACCSQ. 

« Tout le monde voudrait avoir accès à un chien de sang lorsqu’il perd un gibier. C’est pourquoi nous devons trouver des façons de faire grandir notre association, qui doit maintenant se doter d’un bureau permanent », explique Mme Bellemare. 

Ainsi, avec ce moyen de financement, le conseil d’administration, composé de sept bénévoles, aspire à avoir plus de marge de manoeuvre financière pour ainsi augmenter l’efficacité du service. 

À propos

Tout a commencé en avril 2008, alors que 17 conducteurs de chien de sang ont décidé de se réunir, pour créer l’ACCSQ. 

Dix ans plus tard, on compte 120 tandems dans la province. 

Les enquêteurs, accompagnés de leur chien entraîné comme pisteur de gibier blessé, ont comme mission de réduire la souffrance animale et le double abattage. Depuis sa création, 7050 recherches de grand gibier ont été réalisées, et 2802 gibiers ont été récupérés. 

En 2017, les conducteurs de chien de sang ont fait 1527 recherches et récupéré 596 gibiers. 

Pour en savoir plus sur ce tirage, contactez Brian Martel en écrivant à brian.martel@live.ca.