Mini-Fée n’est plus

CHRONIQUE / Le 21 janvier, la populaire jument miniature Mini-Fée est décédée à l’âge de 7 ans et demi des suites d’une possible hémorragie.

Connue un peu partout dans la région, Mini-Fée avait passé son été 2018 au Site de la Nouvelle-France, à Saint-Félix-d’Otis, pour accueillir les visiteurs. « Nouvellement déménagés dans ce secteur, nous avions installé notre miniferme à cet endroit », explique la propriétaire de Mini-Fée, Nancy Gaudreault.

Mini-Fée a passé l’été entourée de ses amis de la ferme, dont une dizaine de lapins, deux chèvres, un lama, deux alpagas, deux cochons miniatures, trois autres chevaux de taille normale et une petite vache. Parmi les animaux de la famille Gaudreault-Brisson, les visiteurs étaient davantage charmés par Mini-Fée et le cochon Prosciutto. « Prosciutto connaît des petits tours et est très attiré par les humains », précise Nancy.

Étant atteinte de nanisme, Mini-Fée vivait avec plusieurs malformations, lesquelles ont eu un impact sur sa longévité. « Son handicap impliquait, entre autres, que les racines de ses dents continuaient toujours de pousser, mais sa tête était trop petite. Les racines ont fini par défoncer ses sinus, et on peut penser que le 21 janvier, elles avaient défoncé son crâne, ce qui a causé une hémorragie », poursuit Nancy.

Depuis deux ans, la petite bête de 20 pouces de haut démontrait des signes qui laissaient présager le pire. Elle prenait souvent des antibiotiques, car ses sinus s’infectaient régulièrement. « J’ai tellement fouillé pour trouver des solutions. J’avais même pensé lui faire extraire les dents du fond, mais l’hôpital vétérinaire de Saint-Hyacinthe ne voulait pas l’anesthésier, car elle aurait pu y rester », raconte la dame.

Le 20 janvier, Mini-Fée courait. Le lendemain, rien n’allait. Elle s’est mise à saigner du nez, et son état s’est détérioré très rapidement. « Ce qui nous fait le plus de peine, c’est que nous n’avons pas pu être à ses côtés pour ses derniers moments », ajoute la femme.

Comme leur maison est en construction, la famille avait confié ses animaux aux locataires de leur ferme au Lac-Saint-Jean. « On allait les visiter régulièrement. Tout allait bien », mentionne Nancy.

Depuis le mois de novembre, Mini-Fée était donc retournée à la ferme de Sainte-Monique avec ses amis, dont le cochon Prosciutto. Les locataires et futures propriétaires de la ferme, Mélany Voyer et Katherine Biron, prenaient bien soin des animaux. Quand elles ont vu l’état de Mini-Fée, qui saignait du nez et n’arrivait plus à se lever, elles ont appelé Nancy et sa fille, Lysandre, qui se sont empressées de prendre la route. « On venait de partir quand elles nous ont rappelées pour nous dire qu’il était trop tard », souligne Nancy.

Parcours

La famille Gaudreault-Brisson a adopté Mini-Fée dans un ranch de Lanaudière, en 2012, à un an et demi.

Le 5 juillet 2015, Mini-Fée volait la vedette en une du journal Le Progrès-Dimanche. La petite pouliche du Lac-Saint-Jean faisait tourner des têtes et semait le bonheur autour d’elle. Sa jeune propriétaire, Lysandre Brisson, qui avait 13 ans, s’était inspirée de son animal pour créer son emploi. Accompagnée de sa mère, Nancy Gaudreault, la jeune fille amenait sa petite pouliche dans divers événements. À ce moment-là, la famille habitait à Sainte-Monique, au Lac-Saint-Jean. La petite jument avait même sa page Facebook (www.facebook.com/Minifeeetsesamis/).

Le 5 juillet 2015, Mini-Fée a volé la vedette en une du journal Le Progrès- Dimanche.

Mini-Fée visitait les écoles, les garderies et les maisons de retraite. Elle prenait aussi part à certains événements plus festifs. « On a même fait quelques écoles du Saguenay. Elle aimait le public et marchait vers les gens. Elle adorait se faire brosser », se remémore Nancy.

Lysandre a maintenant 17 ans et est sur le point de terminer ses études secondaires. Pour l’instant, celle qui souhaite peut-être étudier en zoothérapie ne compte pas faire de nouvelles animations avec ses animaux.