Le 9 juillet dernier, un bébé hirondelle est tombé du nid.

Mes belles hirondelles

Chez Râto et Grignotte, nous avons le privilège d’avoir un nichoir qui héberge une famille d’hirondelles bicolores.

Le 9 juillet, étant un peu coincé dans son nid, ou voulant tenter son premier vol, un bébé hirondelle est tombé du nid.

Les hirondelles, qui ont plusieurs cris différents, ont un chant plus fort pour annoncer un danger. On sait que les parents peuvent continuer de veiller et de nourrir un oisillon tombé du nid, mais les risques de se faire dévorer par un prédateur, tel qu’un chat errant, sont doublement élevés.

En prenant soin d’enfiler des gants, nous avons remis le bébé dans son nid. Quelques heures plus tard, le cri des parents nous apprend qu’un autre oisillon est tombé. Ce deuxième accident nous laisse présager que l’entrée de notre nichoir est trop près du plancher. Quand la famille aura quitté les lieux, nous procéderons à une modification des installations pour recevoir convenablement nos locataires l’an prochain. Le petit est donc remis à son tour dans son nid. Heureusement que leurs premières plumes amortissent l’atterrissage !

Pour la première fois en dix ans, des hirondelles ont élu domicile dans ce nichoir chez Râto et Grignotte.

Sachant que l’hirondelle a une seule couvée par année, de deux à huit oeufs, nous trouvions primordial de protéger la petite famille.

Comme les petits commencent à avoir des plumes et que les hirondelles volent entre 15 et 20 jours après leur naissance, d’ici quelques jours, ils quitteront les lieux. Nous avons donc sécurisé les lieux le temps qu’ils apprennent à bien voler. Nous avons d’abord recouvert le gros baril, qui sert à recueillir l’eau de pluie et qui se trouve à proximité du nid, afin d’éviter les noyades. Les chiens sont restreints à un parc moins spacieux, à part quand on peut les surveiller. Évidemment, pour les prochains jours, la chatte n’aura pas le droit d’aller à l’extérieur. C’est très peu d’effort, comparativement aux parents qui passent leurs journées à faire l’aller-retour pour nourrir leur progéniture qui grossit à vue d’oeil.

Dans ce genre de situation, l’humain réfléchit souvent avec son coeur. Attendri par la beauté des bébés animaux, il aura le réflexe de protéger le vulnérable animal en tentant de le sauver par lui-même. Un oisillon demande pourtant des soins précis, et de nombreuses erreurs, en le nourrissant ou en l’abreuvant, peuvent le faire mourir.

Dans le cas d’une réussite, certains vont le garder en captivité trop longtemps. Une fois imprégné par l’humain, il est difficile pour l’oiseau de survivre aux dangers de la vie sauvage. Avec l’animal sauvage, ce qu’il faut garder en tête, c’est de respecter ses comportements qui assureront sa survie.

Peu farouches, les hirondelles se tiennent souvent sur la corde à linge à quelques pieds du patio.

Ce petit oiseau, qui atteint sa maturité sexuelle à l’âge de 1 an, peut vivre jusqu’à 11 ans. C’est un précieux allié pour faire la guerre aux moustiques, puisqu’il se nourrit principalement d’insectes volants. Pour attirer l’hirondelle sur votre terrain, comme elle est territoriale, installez un seul nichoir ou espacez-les de 15 à 30 mètres. L’entrée de la cabane, située entre 10 et 15 cm du plancher, doit mesurer 3,8 cm de diamètre. Ne mettez pas de perchoir, afin d’éviter que les prédateurs mangent les oeufs ou les bébés dans la cabane. Il est inutile d’avoir un nichoir trop grand. Un plancher de 15 cm sur 15 cm et des murs d’une hauteur de 25 cm suffisent.

+

BONNE VACANCES !

Râto et Grignotte vous souhaitent de belles vacances. Nous serons de retour le 18 août. D’ici ce temps, faites attention aux coups de chaleur ! N’hésitez pas à nous envoyer les photos de vos animaux en vacances et vos suggestions de sorties à faire avec les chiens à mviau@lequotidien.com.