Voici Râto à l’école Des Quatre-Vents, dans la classe de 6e année de Mme Annie Tondreau.

L’histoire de Râto racontée aux enfants

CHRONIQUE / Du 23 novembre au 1er décembre dernier, Râto a visité près d’une vingtaine de classes et rencontré plus de 400 élèves dans les écoles Des Quatre-Vents et La Carrière, dans le secteur nord de Chicoutimi.

Évidemment, en voyant le mignon petit chien débarquer dans leur classe, tous les enfants rêvent de lui toucher. On leur explique donc que personne ne touchera à Râto. Non pas parce qu’il mord, mais par respect. Quelle surprise ils ont d’apprendre que les chiens n’aiment pas se faire flatter dans n’importe quel contexte ! En effet, les câlins offerts à un chien peuvent apaiser l’humain, mais faire l’effet contraire sur le chien. Certaines études démontrent que flatter un chien peut même devenir une source de tension menant à la morsure. Dans un contexte où l’animal n’est pas chez lui, et qu’il est entouré d’une vingtaine d’inconnus, les enfants comprennent rapidement que ça peut effectivement devenir très stressant de se faire toucher massivement. 

Quand on demande aux élèves pourquoi un chien bâille, même s’il ne s’endort pas, aucun n’arrive à interpréter ce signe qui signifie un malaise chez le chien. Pas surprenant, quand on leur demande de lever la main s’ils se sont déjà fait mordre, que plus de la moitié de la classe répond par l’affirmative… Il est donc de mise, dans ces rencontres, de donner des trucs pour bien communiquer avec les animaux et comprendre leur langage. 

Après le passage de Râto, certaines classes prennent des initiatives touchantes. C’est le cas de la classe de première année de Mme Suzie Morin, de l’école La Carrière, qui a fait des dessins inspirés de Râto !

Histoire

Abandonné en plein village, Râto a connu la faim, la soif et le froid. Il a survécu d’abord grâce à un monsieur qui nourrissait le petit vagabond tous les jours. C’est ensuite le refuge qui a pris la relève en faisant soigner et castrer leur pensionnaire. Délaissé pour ses mauvais comportements et ses différences physiques, personne ne reste insensible au passé de ce brave petit chien. Il a connu les dangers de la route, la cohabitation et les chicanes avec d’autres animaux errants. Malgré tout, il n’est pas devenu intolérant, réactif avec sa nourriture ou méchant avec les humains… Au contraire, il fait preuve de sagesse et évite la chicane !

Réflexions d’enfants

« Si personne n’avait abandonné Râto, tu n’aurais pas croisé son chemin et tu ne pourrais pas nous raconter son histoire. » — Norah, 11 ans

« L’histoire de Râto nous prouve qu’il ne faut pas juste se fier aux apparences et aux premières impressions. » — Rosalie, 10 ans

« À mon école aussi, il y a des amis qui ont des différences parce qu’ils ont des difficultés. Il faut quand même prendre le temps de connaître ces personnes. » — Clara, 6 ans 

« J’ai eu beaucoup d’animaux dans ma vie. Tellement que j’ai même déjà eu un lapin avant de venir au monde. » — Émilie, 7 ans

« Je le trouve tellement beau ton chien Râto que j’ai le goût de le voler. » — Emma, 5 ans

Pour en savoir plus sur les rencontres de Râto, contactez-nous par courriel ou sur la page Facebook de Mélissa Viau (www.facebook.com/melissa.viau).