Pour accommoder les gens ayant un horaire de temps chargé, le conférencier et formateur Martin Boisvert offre maintenant une formation en ligne sur la garde de poules.

La garde de poules 101... en ligne !

CHRONIQUE / Depuis 2016, Martin Boisvert a informé plus de 400 personnes concernant la garde de poules, une pratique que trop de gens banalisent.

Pour accommoder les futurs propriétaires de poules ayant un horaire de temps chargé, le conférencier et formateur offre depuis quelques semaines une formation en ligne sur la garde de poules.

Le contenu, qui représente plus de quatre heures de matériel, est très convivial et s’articule beaucoup sous la forme de vidéos filmées directement dans l’univers de l’homme qui partage son terrain avec huit poules. « Les gens peuvent visionner et revisionner tout le contenu disponible, pour toujours, une fois inscrit », précise l’instigateur des formations en ligne.

Déjà, près d’une cinquantaine de personnes se sont inscrites pour sa formation en ligne, via le site Internet neo-terra.ca, profitant ainsi de la prévente à 57 $. Pour aider les participants à constamment s’améliorer, l’auteur de la formation en ligne a réservé une section, sous chaque vidéo, pour recevoir les questions et les commentaires de ses élèves.

Dans toutes les formations offertes, en ligne ou en groupe, on y apprend les différentes races de poules, l’hivernation, l’aménagement du poulailler, l’aménagement de l’espace extérieur et la façon de mettre en valeur les comportements naturels de la poule, entre autres.

« Je remarque que les contraintes les plus fréquentes sont celles reliées aux installations qui sous-estiment l’agilité de certains prédateurs, comme le raton laveur. Il faut bien sécuriser le poulailler si on ne veut pas vivre d’histoires d’horreur », note Martin Boisvert. L’hivernation fait aussi partie des aspects contraignants de la garde de poules. « Il faut penser à l’humidité, à la ventilation et au chauffage », énumère l’expert en la matière.

Depuis le début de 2019, Martin Boisvert a une dizaine de conférences à son actif. Il a aussi participé à plusieurs fêtes des semences, un peu partout au Québec. Dans ces événements, il n’est pas accompagné de poules. « Ça irait à l’encontre de mon message concernant le bien-être des poules, ajoute l’attentionné propriétaire de volaille. Ce sont de grosses journées, et tout le monde voudrait les toucher. »

Parcours

Père de trois jeunes enfants et urbaniste de formation, Martin Boisvert est aussi conseiller municipal à Saint-Isidore, une municipalité située au nord de la Beauce. « J’ai mon chapeau de spécialiste en garde de poules et mon chapeau d’élu, ce qui me permet de bien guider les villes qui souhaitent intégrer les poules dans les milieux urbains », mentionne-t-il.

C’est en 2016, notant un engouement pour les oeufs frais et remarquant que de plus en plus de régions autorisaient la garde de poules sur leur territoire, que Martin Boisvert s’est inspiré de sa passion et de ses connaissances pour informer la population. Depuis ce temps, il parcourt le Québec dans le but d’éviter les erreurs lorsqu’on adopte des poules.

Réflexion

C’est vrai que l’agriculture urbaine est un mode de vie enviable et qui nous permet de faire un retour aux sources, tout en posant un geste responsable. Par contre, si on manque de connaissances, les obstacles peuvent rapidement mener à l’abandon.

Ce qui est censé être un loisir, pour agrémenter et enrichir le quotidien d’une famille, ne doit pas devenir une source de stress supplémentaire. Il faut aussi considérer un investissement de temps et d’argent pour bien accueillir ces petites bêtes à plumes.

La saison estivale, idéale pour les voyages, est plus complexe quand on a des poules à entretenir. L’entraide entre voisins devient donc un atout.

Et que fait-on des poules qui ne pondent plus ? Jadis, on en faisait des poules à bouillir. Aujourd’hui, on évite le sujet, même si la mort fait partie de la réalité quand on a des animaux.

Au bout du compte, même si on se rend compte que notre mode de vie n’est pas fait pour les poules, l’expérience aura sans aucun doute permis de faire une prise de conscience pour mieux apprécier le travail de nos agriculteurs.