Histoires d'horreur de chiens mordeurs

PICOTTE / Une famille de Saguenay, composée de deux adultes et de trois enfants, rêvait de sauver un chien abandonné. « C’est le cadeau de Noël bien réfléchi qu’on voulait se faire », précise la maman.

En janvier, ils se rendent donc dans un refuge sans euthanasie pour adopter leur tout premier chien. 

Pour 500 $, on leur présente un chiot de dix mois, croisé chihuahua, qui a été évalué par un éducateur canin. « Il n’est pas propre et un peu craintif, mais ça devrait se replacer parce qu’on l’a fait castrer », mentionnent les préposés à l’adoption. 

Dès son arrivée à la maison, le chiot, qui en est à sa troisième famille, a des comportements inquiétants et tente de mordre la visite. « Comme on manquait de connaissance, nous avons écouté les conseils du refuge en allant voir leur éducateur canin, qui nous offrait une heure de formation », poursuit la dame. 

« Vous ne devez plus crier après votre chien et récompensez-le le plus souvent possible », lance l’éducateur, qui refuse que la famille utilise une muselière. 

En avril, après avoir mordu sérieusement deux personnes, le petit chien d’une dizaine de livres est reconduit au refuge. « On a encore payé pour le redonner, parce qu’on n’avait pas le courage de le faire euthanasier. On leur a clairement expliqué qu’il avait mordu un jeune de 17 ans et une adulte, qui a été obligée d’aller à l’hôpital », ajoute la mère. 

Malgré tout, une semaine plus tard, le chien est remis en adoption avec une mention comme quoi il ne doit pas se retrouver dans une famille avec de jeunes enfants. 

Une dame de 76 ans attaquée

En janvier, une femme et sa mère de 76 ans se pointent au même endroit pour acheter un bon chien de famille pour leur tenir compagnie. 

Malgré l’âge de la dame, on leur propose un chien énergique croisé husky et berger allemand, pour 400 $, qui séjourne à cet endroit depuis un bon moment. On les informe qu’il a déjà « pincé » – pour ne pas dire mordre – et qu’il est sur les antidépresseurs, car il est très stressé en chenil. On leur dit, par contre, que tout ça sera facile à gérer en lui donnant des gâteries. 

Dès les premiers jours, les adoptantes se rendent compte que le chien est très possessif envers ses ressources. Quand elles échappent quelque chose par terre, elles doivent faire un échange avec une gâterie pour récupérer l’objet en question. Sinon, le chien grogne. En avril, le chien s’emmêle dans sa longe à l’extérieur, et la dame de 76 ans sort pour aider l’animal. Ce dernier l’attaque au visage et au cou. 

« Ma mère ne se souvient plus comment elle a fait pour se sortir de ça, mais elle a réussi à revenir dans la maison pour appuyer sur son bouton panique et appeler les secours », explique sa fille. 

La dame est partie en ambulance pendant que les policiers ont appelé la fourrière desservant ce secteur pour venir chercher le chien.

Comme l’oblige le MAPAQ, l’animal a été gardé dix jours en observation au refuge pour écarter la possibilité qu’il ait la rage. Au bout de dix jours, la famille a convenu de le faire euthanasier. Tout ça, à leurs frais. La facture s’est élevée à 300 $. La dame de 76 ans a été gardée quelques jours à l’hôpital, car le choc avait causé des problèmes à son coeur.

Un pitbull mord la voisine

Le 10 avril, vers 23 h 30, la Sûreté du Québec est appelée dans une maison à logements sur le territoire de Roberval parce qu’un chien sème la terreur. 

Le chien, de race pitbull, a mordu une voisine, pour ensuite se retourner contre les membres de sa famille. 

La blessure est mineure, mais le comportement du chien est terrorisant. Le chien est donc isolé dans sa cage le temps que les autorités arrivent. 

Arrivés sur place, les policiers jugent que le contrôleur animalier de ce secteur doit leur porter assistance. Le patrouilleur du refuge arrive avec une perche pour maîtriser l’animal. Il passe la partie flexible autour du cou de l’animal et, perdant l’équilibre une fraction de seconde, le chien profite de cette opportunité pour sauter au genou du patrouilleur et le mordre sévèrement. 

Affolée, la propriétaire du chien saute sur son animal qui finit par lâcher prise. 

Heureusement, l’homme n’a pas lâché le chien en contention avec sa perche. L’animal est aussitôt reconduit au refuge pour procéder à son euthanasie. Même s’il considère avoir évité la catastrophe, l’homme blessé a dû se rendre à l’hôpital pour avoir des points de suture. 

La femme avait adopté son chien un mois auparavant dans un refuge zéro euthanasie d’Alma. Le 4 avril, elle l’avait rapporté, car ce dernier avait mordu deux fois. Même si elle stipulait que le chien était dangereux, une semaine plus tard il était de retour en adoption dans ce refuge. Par peur qu’il arrive un grave accident, elle était retournée chercher le chien, mais l’incident du 10 avril eut raison de la mort de l’animal.