En échange d’un biscuit, Râto a accepté de tester ce type de muselière qui empêche le chien de manger, de boire et occasionne même, dans son cas, une difficulté à respirer.

Faut-il museler les chiens?

CHRONIQUE / Pour éviter les accidents, certains évènements festifs exigent le port de la muselière pour les chiens de plus de neuf kilos, alors que d’autres interdisent carrément la présence de chiens.

Voilà que la Ville de Saint-Honoré pousse encore plus loin en songeant à museler tous les chiens sur son territoire de plus de dix kilos qui mettraient la patte hors de leur enclos.

Si vous suivez un peu les histoires de chiens agresseurs, vous remarquerez que la plupart des attaques impliquent un propriétaire marginal, au-dessus de toutes les lois. Comment lui demander de respecter un règlement supplémentaire ?

Il existe déjà plusieurs règlements pour protéger les propriétaires de chiens et les résidants, mais encore faut-il les appliquer. Le plus rudimentaire est de maintenir son chien en laisse dans les lieux publics et de ramasser ses besoins. Pourtant, de nombreuses personnes contreviennent au gros bon sens, et ce, sans conséquence.

Avant de passer à la morsure, le chien va aussi démontrer des comportements inquiétants. La Ville peut donc déjà intervenir, suite à des plaintes de ses résidents.

Dès qu’on adopte un chien, le risque zéro n’existe pas. Même bien élevé, votre animal peut accidentellement faire tomber un de vos invités et le blesser. D’où l’importance d’aviser votre assurance habitation si vous avez un chien. Ainsi, en cas d’accident, c’est votre assurance qui absorbera la facture.

Si elle est mal introduite, la muselière peut aussi provoquer un inconfort se résultant par de mauvais comportements chez le chien. Encore une fois, à part maintenir les gens dans la peur, ce genre de règlement ne cherche pas non plus à éduquer, mais plutôt à mettre un pansement sur le bobo. Et qui sortira la balance pour peser les chiens ?

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MYSTÈRE AUTOUR DES CHATS

Quand les voisins de Stéphanie Truchon lui ont confié que des personnes malintentionnées faisaient du mal aux chats qui erraient dans son quartier, elle a immédiatement cessé d’envoyer ses trois félins dehors. 

Il faut dire qu’en avril dernier, les administratrices du groupe Rescapé Poilus Sag/Lac, qui vient en aide aux chats abandonnés, écrivaient ce message sur leur page Facebook : « Attention ! On vient de recevoir une information concernant deux femmes, dans la trentaine et la quarantaine, qui s’amusent à maltraiter les chats à Saguenay, secteur Rivière-du-Moulin, pas loin de la rue Perron et Nil Tremblay. Elles brûlent les moustaches des chats et les frappent pour le plaisir. »

Le 14 août, Théo, le chat de Stéphanie, s’est malheureusement faufilé à l’extérieur et il n’est jamais revenu. « Nous sommes plusieurs à avoir vu nos chats disparaître dans ce secteur », mentionne la résidante de Rivière-du-Moulin, à Chicoutimi. Personne n’arrive à expliquer concrètement ces disparitions. 

« Même si je l’ai annoncé sur les réseaux sociaux, je n’ai pas reçu beaucoup de signalements de gens ayant vu mon chat. Peut-être parce que les chats noirs à poil long sont assez communs », suppose la dame. Âgé de trois ans, ce chat a une grande signification dans la vie de Stéphanie. Il était à ses côtés quand elle a passé des moments plus difficiles. « Quand ma chatte a eu des bébés, j’en avais gardé deux, dont Théo », souligne-t-elle. 

Le 9 septembre dernier, Stéphanie déménageait sans son beau Théo. « Comme mon ex-conjoint garde la maison, il pourra jeter un œil si jamais notre chat revient », se rassure-t-elle. La famille promet une récompense monétaire à la personne qui ramènera Théo. Leur maison étant située en face du parc Hamel et Fradette, bordée par la forêt et les nouveaux sentiers du parc de la Rivière-du-Moulin, les chats en liberté ont accès à un vaste milieu rempli de dangers, dont la présence de prédateurs. 

Notez que Théo adore les gâteries pour chat et il accourt quand il entend le sac. Il est sociable, comprend son nom et va facilement vers les gens. Par contre, il n’aime pas se faire prendre. De plus, il est castré, micropucé, mais pas dégriffé.