Les participants, âgés de 12 et 13 ans, ont dû faire preuve de compréhension et s’adapter à Grignotte, qui a des petits problèmes de santé reliés à la vieillesse, dont la surdité.

Divertissement animalier en classe

CHRONIQUE / Pour son projet personnel, une élève du programme d’études internationales de l’école secondaire de la Baie-Saint-François de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie, a utilisé la présence d’animaux pour faire vivre une expérience apaisante à des élèves.

Chloé Lamarche a attendu tout son secondaire pour enfin réaliser son projet personnel. « Dès que je suis entrée au secondaire, et qu’on nous a parlé de notre projet personnel de cinquième secondaire, je savais qu’il serait en lien avec les animaux », confie Chloé. Chez elle, elle n’a jamais eu droit d’avoir des animaux, ce qui a eu comme effet d’amplifier son intérêt pour les bêtes.

Ce travail, réalisé dans le cadre de son programme d’études, s’est concrétisé le 18 décembre dernier alors qu’elle accueillait 16 élèves provenant d’une classe d’adaptation.

Deux groupes de huit élèves, âgés de 12 et 13 ans, ont vécu l’expérience avec enthousiasme. Dans sa démarche, Chloé souhaitait donner un moment de répit aux jeunes vivant au quotidien avec différents troubles d’apprentissage, dont certains sont reliés à l’anxiété. « Je voulais qu’ils soient capables de décrocher du cadre scolaire pour une période de 75 minutes en compagnie d’animaux », mentionne la jeune femme de 16 ans.

Dans le cadre de son atelier d’apaisement, réalisé à l’aide d’animaux, Chloé Lamarche reconnait que le cochon d’Inde est un bon candidat pour réconforter les personnes plus anxieuses.

Pour oublier un peu le contexte scolaire, elle avait transformé une classe en lieu propice à la relaxation. Les néons avaient fait place à des lampes de chevet et les bureaux étaient disposés de façon à former un petit enclos dans lequel les trois chiens et les élèves pouvaient interagir. Trois intervenantes adultes étaient présentes pour amener leurs idées et aider Chloé. « Je crois que les animaux devraient avoir leur place dans les écoles pour aider les élèves à mieux cheminer », souligne-t-elle en regardant les élèves interagir avec les animaux.

Le cochon d’Inde s’est avéré être un petit animal très prisé par les participants. Au début de l’atelier, certains ne voulaient pas toucher ou prendre le rongeur parce qu’ils en avaient dédain, avaient des préjugés ou avaient tout simplement peur de lui faire mal. Pourtant, tout le monde a fini par le prendre et la plupart ont ressenti une fierté et un sentiment attendrissant envers ce petit animal sans malice. « Pendant qu’ils avaient le cochon d’Inde sur eux, je remarquais que les élèves étaient plus calmes. Ils le flattaient et ils avaient l’air bien. En le nourrissant, ils se comportaient de manière délicate pour ne pas l’effrayer », note l’élève de cinquième secondaire.

Les adolescents ont sagement écouté l’histoire de Râto, le petit chien abandonné au Lac-Saint-Jean. Ils ont aussi vécu des réussites en donnant des consignes à Rosie, un chiot de seulement six mois qui appartient à l’enseignante en arts dramatiques, Véronique Plourde.

Que ce soit en vainquant une peur, en recevant l’attention d’un chien, en exposant leurs connaissances en matière d’animaux ou en parlant de leurs propres bêtes, chacun est reparti fier de lui.

Grignotte, Râto et le chiot Rosie ont participé à un atelier qui a eu lieu à l’école secondaire de la Baie-Saint-François de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie.

Préparation

Pour préparer son animation, Chloé a eu besoin de la collaboration de quelques intervenants. « Il fallait d’abord que je demande l’autorisation à la direction pour entrer des animaux dans l’école. Il fallait aussi que je me trouve un enseignant pour superviser mon projet et avoir une personne ressource », précise Chloé. Sa superviseure de projet, Mme Véronique Plourde, lui a conseillé une personne ressource ayant de bonnes connaissances en comportement animal. L’équipe de Râto, dont Mélissa Viau et Grignotte, a accepté avec plaisir de vivre cette aventure avec Chloé. Ils l’ont aidée à créer des liens respectueux et sécuritaires entre les humains et les animaux.