Un an après le diagnostic, Cachou pèse 14 livres et son diabète est sous contrôle.

Deux injections quotidiennes nécessaires

CHRONIQUE / Liliane Girouard et Réjean Gauthier sont tous les deux diabétiques depuis un peu plus de 10 ans. L’an passé, ils apprenaient que Cachou, leur chat adoré, souffrait aussi de diabète.

Depuis ce temps, deux fois par jour, ils doivent injecter de l’insuline à leur animal.

Tout a commencé il y a un an, alors que Mme Girouard avait remarqué de drôles de comportements chez Cachou. En plus d’être passé de 12 livres à 9 livres très rapidement, son chat semblait parfois lunatique, et pouvait rester sans bouger plusieurs minutes à fixer ses humains. Il urinait à l’extérieur de sa litière et il se faisait plus discret dans la maison.

« En plus, Cachou ne réveillait plus ma femme, vers 5 h 50 le matin, pour qu’elle prenne sa médication, comme il avait l’habitude de le faire depuis des années », précise M. Gauthier.

En janvier 2019, rien ne va plus. « Il ne bougeait presque plus et son regard était vide. Je me suis rendue d’urgence chez le vétérinaire », se remémore Mme Girouard. Cachou était si mal en point qu’il risquait la mort. Le vétérinaire annonce que Cachou est diabétique et que la médication orale n’a aucun effet dans son cas. « Quotidiennement, il faudra lui injecter de l’insuline et prendre sa glycémie », précise alors le vétérinaire.

Étant un croisement de siamois, à deux mois, Cachou était tout blanc. Sa fourrure a commencé à changer de couleur vers six mois.

Au bout d’une semaine de soins vétérinaires, et une facture de 1500 $, le couple retourne chercher leur chat à la clinique et commence une nouvelle routine que Cachou accepte aussitôt avec enthousiasme. La médication de Cachou nécessite des frais mensuels d’une trentaine de dollars.

Médication

Tout comme chez l’humain, il reçoit deux injections d’insuline aux 12 heures, c’est-à-dire le matin, à 7 h, et le soir, à 19 h. « Quand je sors le glucomètre, il vient s’installer près de moi pour se faire piquer dans l’oreille. Le résultat me permet de faire le bon dosage d’insuline. Si c’est trop long, il miaule. Quand je prépare l’aiguille, il étire son cou pour recevoir sa dose d’insuline sous-cutanée », explique M. Gauthier. Quand c’est fini, il branle la queue comme un petit chien pour montrer qu’il est content. Si son taux de sucre est bon, il peut avoir une petite gâterie pour chat. »

Selon le protocole des vétérinaires, le chat diabétique devrait avoir une nourriture adaptée et recevoir ses portions de nourriture deux fois par jour. « C’est impossible dans notre cas, parce que nos deux chats mangent la même nourriture et ils mangent quand ils veulent. »

En janvier 2019, Cachou est admis à la clinique vétérinaire alors qu’il est en très mauvais état. Sa famille apprend qu’il souffre de diabète.

Tout comme Cachou, Mme Girouard et M. Gauthier doivent aussi prendre leur taux de glycémie quotidiennement, mais leur diabète est contrôlé à l’aide de pilules. Même si plusieurs membres de leurs familles sont diabétiques, le couple avoue que le diabète de Cachou est un pur hasard. « Notre autre chat, Chloé, n’a pas de problème de santé et elle mange la même nourriture que Cachou », ajoute M. Gauthier.

Régulièrement, comme le recommande le vétérinaire, la famille évalue la courbe de glycémie de leur chat en prenant sa glycémie aux deux heures, entre ses deux doses d’insuline.

Adoption

Le couple de Chicoutimi avait adopté Cachou en 2007. « La chatte de mon fils avait eu des chatons et nous avons adopté un des petits », raconte M. Gauthier, qui avait déjà une chatte de deux ans. « Même si Chloé a deux ans de plus que Cachou, elle est restée aussi active qu’un chaton », poursuit-il. Après son séjour en clinique, il y a un an, Cachou avait perdu beaucoup de poil par plaques.

De retour chez lui, il a rapidement repris ses habitudes et il a retrouvé sa belle fourrure. Il pèse maintenant 14 livres. Amateurs de musique et de films, M. Gauthier et sa conjointe se sont créé un environnement pour passer du bon temps à la maison. « On n’a pas hâte que Cachou parte, même si on doit être à la maison tous les jours pour lui. À part la clinique vétérinaire, personne ne peut garder notre chat. On n’a même pas pris de vacances cet été et on ne peut plus partir trop longtemps », conclut le couple dans la soixantaine.