Marc Villeneuve, du Refuge des animaux de Chicoutimi, ainsi que Carl Maltais et Pierre-Mario Simard, de l’animalerie Terre Animale, viennent de conclure un partenariat afin de favoriser l’adoption de chats de refuge.

Des chats de refuge en adoption à l’animalerie

CHRONIQUE / Le Refuge des animaux de Chicoutimi et l’animalerie Terre Animale viennent de conclure un partenariat afin de favoriser l’adoption de chats de refuge.

Désormais, les chats présentés chez Terre Animale, au 1562 boulevard Talbot à Chicoutimi, proviendront du refuge. « Il y a une demande pour ça. Les gens veulent sauver des animaux abandonnés », remarque Marc Villeneuve, le propriétaire du Refuge des animaux de Chicoutimi.

« Les 21 août, Marc est venu nous mener un beau chat croisé siamois âgé de trois ans, stérilisé et dégriffé. En moins de 24 h il était adopté », racontent les propriétaires de l’animalerie, Pierre-Mario Simard et Carl Maltais.

Dorénavant, quand un client souhaitera leur confier un chat, l’animalerie les guidera vers le Refuge installé au 361 boulevard du Royaume Est à Chicoutimi. « Même si on soigne les chats parfois abandonnés sur le seuil de notre porte ou dans le conteneur derrière notre commerce, nous n’avons pas les infrastructures pour accueillir plusieurs chats, contrairement au Refuge », poursuit M. Maltais.

Les administratrices du groupe Rescapés Poilus, qui viennent en aide aux chats errants, ont aussi accepté d’embarquer dans ce mouvement et de confier certains de leurs chats, ayant de bons tempéraments pour la vie de famille, vers l’animalerie.

Messieurs Simard et Maltais avaient déjà contacté la SPCA Saguenay à quelques reprises, mais leur offre avait toujours été refusée. « Je suis en poste depuis seulement un an. Peut-être que l’ancienne direction n’était pas en faveur, mais moi j’y vois que du positif et je suis très ouverte à ce genre de partenariat », souligne Claudia Côté, la directrice de la SPCA Saguenay.

Un été occupé

Le Refuge des animaux de Chicoutimi est mandaté pour s’occuper de tous les animaux, mêmes sauvages, signalés sur le territoire de Chicoutimi et de La Baie.

En juin dernier, M. Villeneuve a été appelé pour récupérer une oie domestique errante. Quelques jours plus tard, c’était deux canards domestiques qui erraient. « Sans doute des poussins de Pâques abandonnés », suppose-t-il. Les oiseaux ont été installés dans des volières au grand bonheur des clients qui peuvent les admirer. Cet été, l’homme a aussi accueilli des bébés lièvres. « En tout, cinq bébés lièvres nous ont été confiés par des clients. On recommande de les laisser dans leur milieu, mais les gens les pensent souvent en danger et le font pour les protéger. »

Les petits ont été nourris au biberon par la famille Villeneuve, qui les a accueillis à leur résidence personnelle. Ils seront éventuellement remis en liberté à leur chalet.

Le 8 août dernier, c’était au tour d’un huard blessé dans le stationnement de l’aréna à La Baie d’être signalé. Les gens croyaient qu’il avait une patte cassée. « Quand je reçois un appel, je me lance toujours en me disant que rendu là, on trouvera une solution », réfléchit le dévoué sauveur d’animaux.

L’oiseau n’arrivait plus à s’envoler de cette flaque d’eau. « Il avait toutes les pattes en sang tellement il s’était râpé sur l’asphalte », relate M. Villeneuve. Il apprend de son amie Lucie Jean, qui a longtemps travaillé pour une clinique vétérinaire désignée pour soigner les oiseaux sauvages, que cet oiseau ne marche pas sur la terre ferme et qu’il a besoin d’une très grande étendue d’eau pour reprendre son envol. Croyant que c’était un lac, le huard s’était retrouvé prisonnier de cette flaque d’eau.

Afin de lui offrir un endroit paisible, M. Villeneuve a installé son nouveau protégé chez lui, avec une petite piscine. Après avoir guéri ses blessures, il l’a ramené à La Baie, sur le Saguenay, près de l’endroit où il l’avait recueilli.