Picotte avait reçu sa certification BVC en 2004.

15 bons voisins canins de plus au Saguenay

CHRONIQUE / Le 4 mai, 100% des chiens réunis au Groupe Canin Saguenay réussissaient leur certification de Bon voisin canin (BVC) dispensé par le Club Canin canadien.

Cette certification, offerte depuis plus de 20 ans, consiste à tester la confiance et le contrôle du manieur et de son chien en plusieurs étapes. Ces épreuves permettent ainsi de déterminer si le duo a de bonnes manières pour assurer sa sécurité et celle des autres à la maison, en public et en compagnie d’autres chiens.

C’est Stéphan Labbé, éducateur canin depuis 23 ans, qui offre cette opportunité à la population une fois par année. « Plusieurs participants sont mes élèves, mais il y a aussi des gens d’ailleurs qui veulent cette certification pour plusieurs raisons. Certains sont zoothérapeutes, d’autres ont des garderies, et plusieurs le font par plaisir », souligne l’évaluateur de BVC.

Le climat qui régnait, dans le local situé au pavillon Saint-Philippe à Arvida, samedi matin, était convivial. « Ce n’est pas une compétition. On veut que ce soit agréable pour favoriser la réussite », mentionne M. Labbé. Selon lui, cette expérience enrichissante, tout autant pour le chien que pour l’humain, permet de solidifier la confiance mutuelle. Enseignant au secondaire depuis 23 ans, ses connaissances en comportement animal se mêlent à son côté pédagogue pour une approche positive axée sur la réussite.

L’évaluateur du test BVC fait aussi des recommandations et propose de travailler certains aspects. « Pour que le chien soit plus à l’aise dans certaines situations, c’est souvent le comportement de l’humain qui doit changer. C’est très rare qu’il y a des échecs. Il faut vraiment que le chien jappe, grogne excessivement ou soit très anxieux », ajoute M. Labbé.

«Peut-être qu’un jour, certaines villes ou certaines compagnies d’assurances obligeront la certification BVC pour les propriétaires de chiens », réfléchit-il.

Accessible

Il est faux de penser que votre chien doit être extrêmement obéissant pour passer cette certification. « Ce qu’on veut, c’est voir si votre chien est un bon voisin, s’il a une bonne complicité avec vous et s’il est à l’aise de rencontrer des étrangers et de croiser d’autres chiens », poursuit Stéphan Labbé.

Le 4 mai, installée dans la grande salle et observant les autres concurrents, Mélissa Viau a pourtant bien failli annuler la participation de son chien Râto, qui ne s’assoit pas toujours sur commande et qui ne maîtrise pas trop bien la consigne « reste » lorsqu’il y a de la distraction. Râto n’est pas un chien de compétition. Il sait quelques petits trucs, mais il n’est pas entraîné au niveau expert. Au bout du compte, grâce aux mots rassurants de M. Labbé, Râto est ressorti de cette agréable expérience avec une réussite. Il recevra son diplôme dans les prochaines semaines.

L’éducateur canin Stéphan Labbé, qui tient Râto, et son assistant, Daniel Tremblay, sont entourés d’une partie des duos qui ont passé leur certification Bon voisin canin le 4 mai.

Picotte

Le 4 mars 2004, Picotte, qui accompagnait Mélissa partout, obtenait sa certification BVC. « Le Club Canin canadien vous encourage à pratiquer avec votre chien longtemps après cette date du test, pas seulement pour que votre chien puisse maintenir un niveau de fonctionnement supérieur, mais également pour votre satisfaction et celle de votre chien », peut-on lire sur la lettre accompagnant le certificat de Picotte. En effet, la certification BVC est souvent la récompense d’un beau travail maître-chien, en plus d’être une motivation à s’améliorer.

Étapes

• L’évaluateur demande à l’humain de passer le seuil de la porte avant son chien.

• Le duo est ensuite salué par l’évaluateur, qui prend déjà note du comportement du chien devant un étranger.

• Pendant la marche aux pieds, le manieur a le droit de parler à son animal, mais il ne peut pas utiliser de nourriture.

• À l’aide d’une longe, le chien doit comprendre la consigne « reste ».

• Le sixième exercice consiste à exciter le chien quelques secondes pour ensuite lui dire « stop ». Ce jeu permet de voir si le chien à un bon contrôle de ses émotions.

• L’évaluateur observe aussi si le chien est bien entretenu et s’il accepte de se faire manipuler par un étranger.

• Vient ensuite la rencontre d’un passant et de son chien. Les deux personnes échangent quelques secondes, et le chien évalué doit rester calme, sans toutefois avoir de contact avec l’autre chien.

Râto attend sagement son tour.

• Le duo en évaluation marche pendant qu’une personne joue à la balle et qu’une autre promène une poussette. Le chien doit rester en contrôle.

• Dans la dernière épreuve, le chien reste seul avec un étranger.