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Rigolo, absurde... ou inquiétant!

Depuis plus de 15 ans, cette page est alimentée dans Le Progrès, et le temps est venu de faire vous rapporter les réflexions les plus drôles et absurdes que nous avons entendues ou lues concernant les animaux. Ça nous aide à comprendre pourquoi François Bellefeuille a lâché la médecine vétérinaire pour devenir humoriste !

• « Quand je mets trois biscuits dans ma poche de manteau et que j’en donne deux à mon chien, il sait qu’il en reste un. Qu’on ne vienne pas me dire que les chiens ne savent pas compter. » – Lu sur un groupe d’amateurs de chiens

• Un homme et une femme viennent d’adopter un chien qui les mord au sang quand vient l’heure des repas. S’ils passent à moins de trois pieds de son bol, le chien s’élance sur eux. Ayant des petits-enfants, le couple considère que le problème demande trop de gestion. Il décide de rapporter le chien au refuge. « Voyons ma petite dame, votre chien est seulement méchant deux fois par jour. Il n’y a rien là », lui répond le responsable du refuge.

• « On devrait organiser un tournoi où on pourrait tirer sur les chasseurs, juste pour voir un peu leur réaction », a écrit une personne, sur un site de défenseurs d’animaux. Elle a reçu beaucoup d’appuis. À se demander qui sont les plus dangereux entre les chasseurs et les amis des animaux !

• Une vieille dame flatte un de ses chats en nous racontant qu’elle aime ses nombreux chats autant que ses enfants, qu’elle a élevés avec beaucoup d’amour. En essayant de prendre une photo pour immortaliser ce beau témoignage, le chat bouge et ne collabore pas beaucoup. La dame s’impatiente et prend une grosse voix. « Arrête Kiki ! Arrête ! Maman va se fâcher. Hey ! Maman va être obligée de te battre là. Je vais te battre », s’exclame-t-elle en brusquant son animal.

• Une dame ayant à coeur le bien-être des chats publie, sur sa page Facebook, une photo d’un chat avec une oreille en moins, possiblement à la suite d’une engelure. « À toi mon écoeurant qui a abandonné son chat dehors ! Si on te pogne, tu vas en manger une maudite, compte sur moi », menace-t-elle. On a censuré quelques bouts, mais on remarque que les défenseurs d’animaux sont souvent agressifs.

• Sur Facebook, une personne demande la recette miracle pour apprendre à un chiot à arrêter de japper ? Quelqu’un lui répond ceci : « On peut lui dire, et surtout, lui montrer le mot ‘‘pas fort’’ ou ‘‘on parle pas fort’’. »

• Dans un parc, des gens parlent de l’éducation de leur chien. « Moi, quand je marche avec mon chien et que je croise un autre chien, il jappe. Je lui donne donc une gâterie, parce qu’il ne peut pas japper pendant qu’il mange, explique une dame. Depuis ce temps, quand mon chien croise un autre chien, il jappe et il attend sa gâterie. »

• « Moi, je mange juste des oeufs provenant de poules heureuses. » – Une personne presque végétarienne

• Quand elle envoie son chat dehors, et qu’il ne veut pas entrer, la famille de ce chat lui dit : « Attention ! Il y a un gros ours. » Et le chat entre tout de suite dans la maison. 

Souvent entendu 

• « Mon chien est super gentil. C’est le meilleur chien au monde. Je l’adore. Son seul défaut, c’est qu’il attaque tous les autres animaux. Mais à part ça, il est super fin. »

• « Mon chien a mordu le voisin, mais ce n’est pas de sa faute. C’est parce qu’il me protégeait. »

> Les gens ont tendance à pardonner facilement les mauvais comportements de leurs animaux adorés !

• « Je n’attache pas mon chien dans les lieux publics parce qu’il aime aller voir les autres chiens. Il est très sociable. »

> Ce raisonnement contrevient au règlement qui stipule qu’un chien doit être tenu en laisse dans les lieux publics. De plus, ce n’est pas tous les chiens qui sont sociables. Le chien en liberté sera en danger s’il rencontre un chien réactif.

• « Je ne peux plus garder mon animal, mais je vais le faire euthanasier parce que personne ne pourra s’en occuper aussi bien que moi. »


Envoyez-nous les réflexions comiques que vous avez entendues ou lues provenant d’attentionnés propriétaires d’animaux à picotte@lequotidien.com.

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Des vêtements pour cochons conçus dans la région

Quand elle a adopté son premier cochon miniature, en 2015, Caroline Lamarre s’est rapidement rendu compte qu’il manquait d’accessoires pour ces animaux.

« Il n’existait pas grand-chose pour eux dans les animaleries, au niveau des manteaux et même des harnais », précise la femme de Saint-David-de-Falardeau.

Les propriétaires de cochons utilisaient du matériel conçu pour les chiens ou ils commandaient leurs équipements sur des sites Internet américains. « Par contre, les vêtements et harnais pour chiens sont difficiles à mettre aux cochons, car ils n’aiment pas beaucoup se faire manipuler, surtout au niveau des pattes », poursuit Caroline. 

Cet animal est aussi très sensible au soleil, et il a besoin de protection. On peut utiliser de la crème solaire, mais aussi des vêtements. 

Comme elle est très débrouillarde, l’adoptante de Peggy a donc ressorti sa machine à coudre et elle s’est mise à l’ouvrage pour lui faire des harnais et des manteaux sur mesure. « Quand les cochons sont petits, on les a dans nos bras. C’est facile! Mais en grandissant, ça prend de nouveaux moyens pour les déplacer. Le harnais est donc indispensable », remarque celle qui cohabite maintenant avec deux cochons dans sa maison. 

Contrairement à Jules, Peggy adore se faire toucher. Heureusement, car elle est devenue la testeuse officielle des créations de Caroline. « Ce n’est pas évident de faire tenir un vêtement sur un cochon parce que ça bouge beaucoup, et ils ont une physionomie particulière, surtout au niveau du cou », précise la designer. 

Après quelques essais et erreurs, elle avait un patron parfait de manteau et de harnais pour toutes les tailles. 

Au début, la fabrication du manteau se voulait à des fins pratiques. « Par exemple, si on doit amener notre cochon chez le vétérinaire en plein hiver, c’est certain qu’il va avoir froid », poursuit-elle. 

Mais Caroline a rapidement dû répondre à la demande. Certains veulent des noeuds papillon, des vêtements plus chics et même des petites robes pour leur cochon!

Élégant et bien éduqué

Au départ, lorsque Caroline a adopté ses cochons, son objectif était d’apprendre plein de trucs à cet animal qu’on dit extrêmement intelligent. Finalement, ses cochons lui ont plutôt inspiré le démarrage d’une entreprise qu’elle a baptisée Élégant et bien éduqué. 

Mère de cinq enfants âgés de 7 à 18 ans, l’entrepreneure a installé son atelier au sous-sol de sa résidence, là où elle louait jadis un appartement. L’endroit est agréable pour créer, et elle peut concilier le travail et la famille en y allant à son propre rythme. 

Même si elle note déjà de la compétition ailleurs au Québec, Caroline souhaite prendre sa place tranquillement. Présentement, elle fait de la publicité uniquement sur Facebook et sur des groupes de propriétaires de cochons.

Élevage

Caroline Lamarre a d’abord connu les cochons d’élevage puisque son chum a déjà travaillé dans une porcherie. Jamais le couple ne pensait un jour en avoir deux dans leur maison! 

Leur amour pour ces bêtes n’aurait jamais pris autant d’ampleur s’ils n’avaient pas été encadrés par Marie-Claude Bouchard, qui possède un élevage de cochons miniatures à Shipshaw. « Marie-Claude m’a aidée au niveau de l’éducation de mes cochons. Parfois, j’étais très découragée », confie Caroline. 

D’ailleurs, tous les cochons, adultes et bébés, qui partent de l’élevage de Marie-Claude, sont maintenant munis d’un harnais Élégant et bien éduqué.

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Histoires d'horreur de chiens mordeurs

PICOTTE / Une famille de Saguenay, composée de deux adultes et de trois enfants, rêvait de sauver un chien abandonné. « C’est le cadeau de Noël bien réfléchi qu’on voulait se faire », précise la maman.

En janvier, ils se rendent donc dans un refuge sans euthanasie pour adopter leur tout premier chien. 

Pour 500 $, on leur présente un chiot de dix mois, croisé chihuahua, qui a été évalué par un éducateur canin. « Il n’est pas propre et un peu craintif, mais ça devrait se replacer parce qu’on l’a fait castrer », mentionnent les préposés à l’adoption. 

Dès son arrivée à la maison, le chiot, qui en est à sa troisième famille, a des comportements inquiétants et tente de mordre la visite. « Comme on manquait de connaissance, nous avons écouté les conseils du refuge en allant voir leur éducateur canin, qui nous offrait une heure de formation », poursuit la dame. 

« Vous ne devez plus crier après votre chien et récompensez-le le plus souvent possible », lance l’éducateur, qui refuse que la famille utilise une muselière. 

En avril, après avoir mordu sérieusement deux personnes, le petit chien d’une dizaine de livres est reconduit au refuge. « On a encore payé pour le redonner, parce qu’on n’avait pas le courage de le faire euthanasier. On leur a clairement expliqué qu’il avait mordu un jeune de 17 ans et une adulte, qui a été obligée d’aller à l’hôpital », ajoute la mère. 

Malgré tout, une semaine plus tard, le chien est remis en adoption avec une mention comme quoi il ne doit pas se retrouver dans une famille avec de jeunes enfants. 

Une dame de 76 ans attaquée

En janvier, une femme et sa mère de 76 ans se pointent au même endroit pour acheter un bon chien de famille pour leur tenir compagnie. 

Malgré l’âge de la dame, on leur propose un chien énergique croisé husky et berger allemand, pour 400 $, qui séjourne à cet endroit depuis un bon moment. On les informe qu’il a déjà « pincé » – pour ne pas dire mordre – et qu’il est sur les antidépresseurs, car il est très stressé en chenil. On leur dit, par contre, que tout ça sera facile à gérer en lui donnant des gâteries. 

Dès les premiers jours, les adoptantes se rendent compte que le chien est très possessif envers ses ressources. Quand elles échappent quelque chose par terre, elles doivent faire un échange avec une gâterie pour récupérer l’objet en question. Sinon, le chien grogne. En avril, le chien s’emmêle dans sa longe à l’extérieur, et la dame de 76 ans sort pour aider l’animal. Ce dernier l’attaque au visage et au cou. 

« Ma mère ne se souvient plus comment elle a fait pour se sortir de ça, mais elle a réussi à revenir dans la maison pour appuyer sur son bouton panique et appeler les secours », explique sa fille. 

La dame est partie en ambulance pendant que les policiers ont appelé la fourrière desservant ce secteur pour venir chercher le chien.

Comme l’oblige le MAPAQ, l’animal a été gardé dix jours en observation au refuge pour écarter la possibilité qu’il ait la rage. Au bout de dix jours, la famille a convenu de le faire euthanasier. Tout ça, à leurs frais. La facture s’est élevée à 300 $. La dame de 76 ans a été gardée quelques jours à l’hôpital, car le choc avait causé des problèmes à son coeur.

Un pitbull mord la voisine

Le 10 avril, vers 23 h 30, la Sûreté du Québec est appelée dans une maison à logements sur le territoire de Roberval parce qu’un chien sème la terreur. 

Le chien, de race pitbull, a mordu une voisine, pour ensuite se retourner contre les membres de sa famille. 

La blessure est mineure, mais le comportement du chien est terrorisant. Le chien est donc isolé dans sa cage le temps que les autorités arrivent. 

Arrivés sur place, les policiers jugent que le contrôleur animalier de ce secteur doit leur porter assistance. Le patrouilleur du refuge arrive avec une perche pour maîtriser l’animal. Il passe la partie flexible autour du cou de l’animal et, perdant l’équilibre une fraction de seconde, le chien profite de cette opportunité pour sauter au genou du patrouilleur et le mordre sévèrement. 

Affolée, la propriétaire du chien saute sur son animal qui finit par lâcher prise. 

Heureusement, l’homme n’a pas lâché le chien en contention avec sa perche. L’animal est aussitôt reconduit au refuge pour procéder à son euthanasie. Même s’il considère avoir évité la catastrophe, l’homme blessé a dû se rendre à l’hôpital pour avoir des points de suture. 

La femme avait adopté son chien un mois auparavant dans un refuge zéro euthanasie d’Alma. Le 4 avril, elle l’avait rapporté, car ce dernier avait mordu deux fois. Même si elle stipulait que le chien était dangereux, une semaine plus tard il était de retour en adoption dans ce refuge. Par peur qu’il arrive un grave accident, elle était retournée chercher le chien, mais l’incident du 10 avril eut raison de la mort de l’animal.

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La gestion des chats sauvages se fait discrètement

PICOTTE / Depuis quelques années déjà, le programme capture-stérilisation-retour-maintien (CSRM) fait des petits au Québec. L’objectif est de gérer les colonies de chats sauvages pour réduire les euthanasies, désengorger les refuges, freiner la prolifération et diminuer les nuisances.

Comme cette intervention contrevient au règlement de bien des municipalités, interdisant de nourrir les chats errants, la plupart des intervenants le font discrètement. C’est le cas du conseiller de Saguenay, Marc Pettersen, qui organisait, le 21 avril, un souper-bénéfice au profit de trois organismes, dont un qui procédera au trappage d’une colonie de chats dans son secteur.

Pourtant, selon le site québécois le plus complet à ce sujet (sosfelins.com), il est essentiel de renseigner la communauté pour assurer la sécurité des chats CSRM.

« Depuis des années, on procède à des euthanasies massives de chats sauvages, et ça ne fonctionne pas. Il faut donc trouver d’autres solutions », explique Dr Vincent Paradis, président de l’Association vétérinaire québécoise de médecine de refuge.

Ce processus de gestion propose que les chats, qui sont trop sauvages et qui n’ont aucun potentiel pour la vie de maison, soient capturés, stérilisés, relâchés dans leur milieu et maintenus par des citoyens volontaires. Ça semble bien simple, mais ça prend une bonne organisation pour capturer les bêtes sauvages, les garder jusqu’au moment de la remise en liberté et leur offrir un abri et de la nourriture pour le reste de leur vie. « Il faut commencer à gérer la colonie bien avant la capture et la stérilisation », peut-on lire sur le site sosfelins.com.

« C’est grâce à diverses organisations qui ramassent de l’argent et qui gèrent les opérations qu’on réussit à introduire des programmes de CSRM un peu partout au Québec », poursuit Dr Paradis. Les municipalités qui adoptent cette gestion remarquent une diminution des nuisances de chats telles que les bagarres, les vocalises et le marquage d’urine. On ne peut toutefois pas dire quelle est l’espérance de vie du chat. « Évidemment, ces chats ont la vie plus dure que les chats de maison. Ils sont confrontés aux intempéries et à de nombreux dangers », ajoute le vétérinaire. 

Capture

Les volontaires qui participent à ces opérations doivent faire preuve de prudence. Agressifs et souvent porteurs de maladies, les chats sauvages doivent être isolés des autres animaux de la maisonnée et maintenus dans des cages, car ils risquent de vous infliger de sérieuses blessures. Il faut ensuite transporter les bêtes terrorisées et souvent malodorantes vers la clinique. Une fois à la clinique, la sécurité est de mise. « On ne manipulera jamais un chat sauvage. Tout se fait au travers de la cage. Une fois endormi, on procédera à la stérilisation et on le remettra en cage pour le réveil », précise Dr Paradis. Le bénévole doit ensuite relâcher l’animal là où il a été capturé. En moyenne, le chat sera maintenu en captivité 24 à 72 heures.

Stérilisation

Les chats sauvages ne sont pas toujours en bon état. Ils ont des cicatrices du passé, des parasites, des maladies de peau et divers problèmes de santé. Si ces problèmes ne menacent toutefois pas sa survie, il sera stérilisé et remis dans son environnement, sans rappel de vaccins, de traitement contre les parasites ou de vermifuges pour les prochaines années. 

Relâche

Il faut s’assurer de relâcher le chat là où il a été trouvé. L’introduire dans un nouveau milieu contreviendrait au programme de CSRM qui ne souhaite pas alourdir le problème de chats errants. Ce programme n’assure pas une survie sans faille aux chats, mais il évite de voir de nouveaux chatons naître dans des conditions difficiles. 

Maintien 

Il faut ensuite nourrir et fournir un abri aux chats remis dans leur milieu. L’humain – même le mieux intentionné – est souvent incapable de tenir ses engagements. Dans le cas d’un désintérêt, d’un déménagement ou d’un manque de financement, qui s’occupera de ces colonies de chats habituées à avoir leur ration de nourriture ? Ce n’est pas n’importe qui qui acceptera de sacrifier un bout de son terrain ou de sa remise pour ces pauvres bêtes.

Stratégie

Pour arriver au résultat escompté, ça prend donc de l’argent, du temps, des bénévoles, du matériel et une structure. S’ajoute au CSRM une stratégie pour continuer de sensibiliser les propriétaires d’animaux face à l’importance de bien éduquer leur animal, le faire stériliser et l’identifier. Il faut aussi penser à un volet adoption, pour les chats plus sociables et ayant un potentiel pour la vie de maison.

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Poules: le secret dans les installations

PICOTTE / Quand on décide d’adopter quelques poules pour s’autosuffire en œufs, la longévité du projet reposera sur la logistique des installations.

Martin Boisvert, permaculteur et Fondateur de Néo-Terra, était de passage au Saguenay le 14 avril dernier pour offrir une formation sur le petit élevage de poules en milieu urbain. Une vingtaine de personnes, ayant à cœur le bien-être animal, étaient présentes dans la salle de conférence du Centre Équestre BQH de Chicoutimi.

La plupart des futurs propriétaires de poules se questionnaient sur la race à adopter, l’hivernation, l’utilisation et l’alimentation des poules. Certains souhaitaient réaliser un projet de retraite alors que d’autres s’apprêtaient tout simplement à réaliser un rêve ! 

L’engouement pour les poules suit une tendance qui pousse les gens à faire un retour aux sources et acquérir une autonomie alimentaire. D’un point de vue nutritionnel, les œufs constituent aussi un excellent aliment.

M. Boisvert a étalé, pendant plus de quatre heures, ses connaissances en la matière. « La formation que j’offre est en constante évolution, car je ne cesse d’en apprendre sur le sujet », a souligné le passionné conférencier. Selon lui, bien que le petit élevage de poules ne soit pas très compliqué, ça prend quelques connaissances de base pour éviter les erreurs. 

Poules

D’abord, pour respecter la hiérarchie de la poule, on recommande d’avoir au minimum trois individus. Évidemment, pour éviter les désagréments reliés à son chant matinal, le coq est à proscrire. Pour introduire de nouvelles poules, on conseille d’y aller progressivement, avec un contact indirect. Il existe 45 races de poules assez rustiques pour passer au travers de nos hivers québécois, sans trop avoir à adapter le poulailler. Il suffira d’ajouter un globe de céramique chauffant, car la lumière perturbe leur sommeil, et utiliser un abreuvoir chauffant. Au bout de trois ans, quand elles ne pondront plus, certaines races de poules sont réputées pour avoir une très bonne chair. C’est le cas de la chanteclerc. 

Alimentation

La poule est omnivore. Elle peut manger des fruits, des légumes, des insectes et de la viande, afin de contribuer à désengorger vos poubelles. Elles ont aussi besoin de sable et de gravier. Il existe de la nourriture conçue pour elles, qu’on doit leur offrir à volonté. Comme elles aiment la variété, on peut ajouter les restants de table. Même si la poule a un instinct qui l’empêche de se nourrir de certaines plantes toxiques, il faut tout de même faire attention. À la fin de la journée, on recommande de disposer des restes de table, non mangés par les poules, dans le compost, afin d’éviter d’attirer les prédateurs. Pour prévenir l’apparition de parasites chez la poule et répondre à certains besoins alimentaires, M. Boisvert conseille de mêler de la cendre et de la terre diatomée, à la litière de bois, à chaque nettoyage du poulailler.

Le poulailler

Pour la grosseur du poulailler, on calcule quatre pieds carrés par poule. L’accès extérieur, accessible toute l’année, doit faire huit pieds carrés par poule. Pensez à rendre vos accès faciles pour le nettoyage et le ramassage des oeufs. Pour maintenir un milieu sec, il ne faut pas oublier de faire des trappes pour bien ventiler et éviter que l’humidité s’installe. L’emplacement de votre poulailler est important. Il ne doit pas faire face au vent dominant. Comme les poules adorent se reposer en hauteur, les perchoirs doivent être plus hauts que le pondoir. On calcule un pondoir pour quatre poules. 

Jardin

Avec un poulailler mobile, il est intéressant de déplacer l’environnement des poules sur le terrain afin qu’elles se délectent de végétaux et d’insectes. Si vous souhaitez faire un jardin, vous pouvez laisser les poules assez longtemps au même endroit afin qu’elles désherbent le sol complètement. Au bout du compte, vous aurez simplement à labourer la terre pour faire votre jardin. Si vous avez des arbres fruitiers, dont les fruits tombent précocement, car ils sont attaqués par les vers, vous pouvez laisser les poules manger les pommes tombées. Elles s’occuperont aussi de faire disparaître les indésirables insectes pour la prochaine saison. 

Fumier

Les fientes de poules, mêlées à la litière faite de copeaux de bois, sont un mélange équilibré pour le compostage. Vous pouvez y ajouter vos résidus verts et alimentaires. Après un an, il sera prêt à être utilisé pour enrichir la terre de vos jardins et plates-bandes. Mieux vaut faire votre compostage dans un bac fermé pour éviter d’attirer les prédateurs. 

Évidemment, ceci est un bref résumé de la formation offerte par Martin Boisvert qui prévoit revenir dans la région dans moins d’un mois. Pour en savoir plus, visitez son site Internet ou sa page Facebook : neo-terra.ca ou www.facebook.com/NeoTerraQuebec.

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Le chien doyen du Québec est au Lac-Saint-Jean

Le 29e congrès annuel de l’Association des médecins vétérinaires du Québec se déroule présentement au Palais des Congrès de Montréal.

« Aujourd’hui, on officialisera Charly, un petit chien d’Hébertville-Station, au titre de doyen des chiens du Québec », annonce Michel Pépin, docteur en médecine vétérinaire et responsable des communications à l’Association des médecins vétérinaires du Québec.

La propriétaire de Charly, Élaine Beauregard, tout comme l’Hôpital vétérinaire Carcajou, qui veille sur sa santé, recevront une plaque pour immortaliser ce prestigieux titre. 

Charly [à droite sur la photo] est un petit caniche de dix livres qui a eu 25 ans en février dernier. Il dépasse de dix ans l’espérance moyenne de vie de cette race. Par contre, avec les avancées en soins vétérinaires et la nutrition qui évolue sans cesse, on remarque que les chats et les chiens vivent de plus en plus longtemps. Charly est aussi le plus vieux chien à avoir été anesthésié pour un détartrage à l’été 2017 à l’Hôpital vétérinaire Carcajou d’Alma. 

On a souvent parlé de lui dans le journal Le Progrès. D’ailleurs, sa dernière publication remonte à février dernier alors qu’il faisait la rencontre de Râto, le petit chien journaliste qui a pris la relève de Picotte. Installé à Hébertville-Station, l’amical et bonasse Charly a accueilli Râto dans son garage en lui laissant même prendre place sur sa couverture près du poêle à bois. Râto ne s’est pas gêné pour prendre ses aises ! 

Adaptation

Évidemment, avoir un chien vieillissant demande parfois de s’adapter. Même s’il est en excellente santé, cet hiver, Charly était moins endurant pour sa promenade quotidienne. Pour lui faire prendre l’air, et rester active, sa famille s’est procuré une poussette. 

« Il marche en laisse, à côté de sa poussette, et quand il veut prendre une pause il s’arrête et nous fait savoir qu’il veut embarquer dedans », explique Mme Beauregard. La vedette du quartier ne cesse de surprendre tout le monde ! Il y a quelques semaines, Charly a même passé un séjour à son chalet qui nécessite de parcourir quelques kilomètres à motoneige. « Comme on passe beaucoup de temps dehors, il a passé une bonne partie de la fin de semaine et tout le trajet à motoneige dans son sac à dos, comme il a l’habitude de faire depuis qu’il est petit », poursuit Mme Élaine. 

En effet, quand il était chiot, Charly a été habitué aux promenades en poussette et en sac à dos grâce à Sandra, la fille d’Élaine qui avait alors trois ans et qui prenait son petit chien pour une poupée.

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Elle s'endette pour guérir son chien

En lisant ces lignes, les parents de Gloria Maltais apprennent en même temps que tous les lecteurs du Progrès que leur fille vient de dépenser 3500 $ pour sauver sa petite chienne Tia.

En effet, après un an de réflexion, le 28 février dernier, Gloria laissait sa protégée aux bons soins de l’Hôpital vétérinaire Carcajou d’Alma pour un séjour de trois jours. 

« C’est un gros montant, mais mes parents savent à quel point j’aime Tia… Sauver les animaux, je pense que c’est de famille ! Ma mère, Lyne Collard, est aussi intense que moi. Elle fait stériliser des chats avant de les faire adopter », explique Gloria. 

Il faut dire que, depuis quelques mois, la santé de Tia dépérissait. « J’étais en train de perdre ma meilleure amie », remarque-t-elle. La chienne de quatre ans boitait beaucoup et ses genoux lâchaient. « Elle avait besoin d’aide pour monter et descendre les escaliers. En plus, elle tombait souvent. Elle était rendue au stade le plus avancé concernant la luxation de ses rotules », précise sa complice humaine. 

Selon les vétérinaires, les échecs sont rares pour ce type d’intervention. « J’ai aussi recueilli des témoignages sur la page Facebook de la Fourrière d’Alma et tout le monde me disait que leur chien était revenu à 110 % après l’opération. Par contre, ça peut prendre jusqu’à un an », poursuit Gloria. 

La plateforme de sociofinancement, GoFundme, lui a permis d’amasser 420 $. « J’ai économisé mon argent et j’ai fait un prêt pour le reste », mentionne-t-elle. 

Lors de cette opération, la petite chienne de dix livres s’est aussi fait retirer une hernie inguinale qui avait atteint la grosseur d’une clémentine. Pendant deux semaines, collier élisabéthain au cou pour éviter de toucher à ses plaies, Gloria devait désinfecter et faire faire des exercices à son animal. « Deux fois par jour, je lui mettais de la chaleur, je faisais bouger toutes les articulations de ses pattes et je finissais en mettant du froid. »

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N’apprivoisez pas la vie sauvage

On ne peut pas cesser d’être émerveillé par le printemps qui s’installe. La vie qui refleurit, les naissances d’animaux et les oiseaux qui chantent. Même si on aimerait les voir bien en sécurité, il est fortement déconseillé de faire entrer des animaux sauvages dans votre foyer.

Le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) rappelle aussi de ne pas nourrir un animal sauvage. Bien que cette pratique semble inoffensive, elle peut nuire au bien-être de l’animal et au nôtre. « Il peut aussi devenir importun et causer des dommages aux biens ou représenter un danger pour la sécurité des personnes ou de leurs animaux domestiques. Résistez à l’envie de leur donner ce cadeau empoisonné et continuez à les aimer de loin. C’est pour leur bien et le vôtre », avertit le MFFP. 

L’animal sauvage qui ne semble plus avoir de crainte envers l’homme a un comportement anormal. Il peut être malade. Si vous arrivez à approcher assez près d’un lièvre, d’un castor, d’un rat musqué ou d’autres petits rongeurs, jusqu’à pouvoir le flatter, c’est aussi anormal que de trouver un poisson vivant sur l’asphalte. Ne pensez surtout pas que vous avez un nouveau pouvoir magique pour apprivoiser les bêtes sauvages ! Cet état laisse supposer une maladie, telle que la tularémie, une zoonose qui se transmet à l’humain avec un simple contact et qui peut mener à la mort.

Les agents de protection de la faune doivent faire appliquer un règlement qui stipule qu’il est illégal de garder un animal sauvage en captivité, à moins d’avoir un permis. Pourtant, tous les printemps, de tendres histoires d’amour entre animaux sauvages et humains enflamment littéralement les réseaux sociaux. Émotivement impliqués, plusieurs jugeront sévèrement les agents de la faune.

Imaginez la cohue si on permettait aux gens de posséder un animal sauvage dont ils ignorent les maladies, les comportements, l’alimentation et les besoins. Un raton laveur, qui, rappelons-le, est un animal nocturne, peut causer bien des dégâts dans une maison, tout comme le cerf en rut. Les agents de la faune ont donc le mandat de préserver la faune et de protéger les humains. 

Routes

Jeter de la nourriture par la fenêtre de son auto est aussi une façon de mettre des animaux en danger. Les animaux se désensibilisent tranquillement à la route, car elle leur apporte de la nourriture. Tous les ans, sur certaines routes du Saguenay–Lac-Saint-Jean, des bébés animaux, dont les parents ont disparu sous les roues d’une voiture, se désensibilisent à la route parce que des gens arrêtent pour les nourrir. Certains sont tellement peu farouches qu’il est presque possible de les toucher. Ce geste inoffensif, rempli de compassion, voue pourtant l’animal à une mort certaine. En plus de risquer de se faire frapper ou de causer un accident, il y a des jours où l’animal ne recevra pas sa ration de nourriture. N’ayant pas appris à se nourrir lui-même, il risque de dépérir rapidement. 

Faon

Au printemps 2013, Yves Martineau, le fondateur de l’Association des conducteurs de chiens de sang du Québec, a pris en photo un petit faon de quelques jours, seul, bien blotti dans les herbes hautes dans la région de Lotbinière, au Québec. Dans ce genre de rencontre, la plupart des gens seraient portés à croire que le bébé est abandonné. « Le seul moyen de défense des faons et des veaux est de ne pas avoir d’odeur pour attirer les prédateurs. Quand la mère flaire un danger, elle laisse son petit camouflé et elle se cache un peu plus loin. Elle revient à lui quand les lieux sont sécuritaires », explique M. Martineau. 

Même si on les trouve attendrissants et qu’on les voudrait en sécurité de tout danger, les animaux sauvages ne devraient jamais se retrouver dans une maison. 

Il est même recommandé de laisser les oisillons, tombés du nid, à leur emplacement, car les parents continuent de les nourrir et de les protéger. 

Ressources

Il manque de ressources pour les animaux sauvages au Québec, diront certains. Le problème vient du fait que les gens ramassent des bébés animaux et les élèvent dans leur maison, sans savoir quoi en faire au bout de quelques mois. 

Certains refuges acceptent de bébés animaux sauvages abandonnés par leur mère, pour ensuite les remettre en nature, mais c’est la pire des bêtises. 

Il est prouvé que les animaux sauvages imprégnés par l’homme ne pourront jamais survivre en nature. 

Aimer les animaux, au point de les arracher à la vie sauvage, fait partie des façons de mal aimer les bêtes.

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Au secours! Mon chien a mordu

Dans une famille de Saguenay, le petit dernier vient de se faire mordre au visage en agaçant le chien qui mangeait. C’est la panique ! Qu’est-ce qu’on fait ? Il a une petite blessure en haut de l’œil, un bleu sur la joue, rien de grave, on l’a rapidement désinfecté, mais ç’aurait pu être pire.

Tout comme sa sœur et ses parents, le garçon de neuf ans vient de perdre confiance en son chien que tout le monde croyait parfait, jusqu’à ce jour. « On s’est toujours dit que si ça arrivait, ce serait l’euthanasie instantanée du chien », songent les parents. 

Comment va-t-on expliquer ça aux grands-parents des enfants qui n’ont jamais approuvé notre décision d’adopter un chien ? Tout le monde va nous juger… Le sujet est si tabou, qu’on tait l’identité de la famille dans le journal. 

Cette nuit-là, la mère, déçue de son chien et terrorisée par ce qui aurait pu être un drame, jongle avec le possible destin de Tobi. « On pourrait lui trouver une nouvelle famille, le faire euthanasier ou demander conseil à un spécialiste en comportement canin », réfléchit-elle. Les larmes coulent sur ses joues en pensant aux deux premières options. Son chien a à peine deux ans et tout le monde l’adore. En même temps, elle ne veut pas voir son enfant ou celui d’un autre garder des cicatrices permanentes. 

Le plus angoissant c’est qu’elle n’arrive pas à expliquer ce qui s’est passé et elle ne sait pas comment éviter que son beau golden retriever blond pure race reproduise à nouveau ce comportement.

Indices

Pourtant, depuis quelque temps, Tobi avait donné des indices de son inconfort. « Dernièrement, on s’est rendu compte que, lorsque notre chien mange et qu’on passe proche de son bol, il arrête de manger pour nous fixer. On se choque un peu en lui disant non », explique la maman. Quand il était chiot, comme le recommandaient certaines de ses lectures, elle jouait dans son bol pendant qu’il mangeait et ça ne le dérangeait pas. 

« Je me souviens aussi de l’autre jour, quand j’avais de la nourriture dans mes mains, le chien que je gardais s’est approché de moi et Tobi lui a sauté dessus », se remémore la mère. Il ne l’a pas blessé, mais c’était brutal comme avertissement. Jamais elle n’aurait cru qu’il puisse faire ça aux humains…

Lien

Avec l’enfant de neuf ans, le chien a aussi développé un lien particulier. « Mon gars joue dur avec le chien. Parfois, Tobi pousse un petit cri de douleur, mais sans plus », poursuit la mère. En effet, le plus jeune, contrairement à son frère de 14 ans, adore agacer le chien. Personne ne lui a appris comment bien interagir avec son animal et les parents avaient une confiance absolue envers Tobi.

Protection des ressources

D’abord, il faut savoir que le chien qui réagit quand on approche de sa nourriture est un comportement qui s’appelle de la protection des ressources. Il peut aussi le faire avec ses jouets. Ce comportement est génétique et peut être renforcé. Les éleveurs, soucieux de leur génétique, élimineront les reproducteurs faisant de la protection des ressources. Dans le cas de Tobi, il provient de chez une dame qui faisait parfois avoir des chiots à son mâle et à sa femelle, sans toutefois opérer un élevage officiel. 

Éducation

On devrait éduquer un chiot en prévention de voir apparaître cet indésirable comportement qui mène souvent à l’abandon. Le comportement de protection des ressources peut être désensibilisé et géré sans toutefois disparaître à 100%, dépendamment de l’intensité de réaction de l’animal. Il faut aussi garder en tête que la rechute est toujours possible. Par mesure de sécurité, petits et grands ne devraient jamais déranger un chien qui mange. 

Solutions

Si la famille décide de garder Tobi, tout le monde devra collaborer, y compris le garçon de neuf ans. Dorénavant, il faudra le nourrir à un endroit sécuritaire. L’idéal serait dans une pièce ou dans sa cage. On pourrait ajouter des exercices de désensibilisation, par exemple, en ajoutant de la nourriture dans son bol, pendant qu’il mange. Le garçon de neuf ans devra aussi apprendre à développer une relation plus respectueuse avec son chien. Advenant le cas que la famille devienne trop stressée face à la gestion des comportements de leur chien, et que l’enfant ne souhaite pas changer d’attitude, on recommandera alors de lui trouver une famille plus appropriée. 

Attention !

N’oubliez pas que si votre animal change drastiquement de comportement et qu’il démontre des signes d’impatience, il a peut-être de la douleur. Il faut alors, dans un premier temps, écarter les problèmes de santé. C’est pourquoi, avant même de vous attarder à régler ses mauvais comportements, on vous conseillera de visiter un vétérinaire pour un bilan de santé. 

Picotte

Bernie a fait neuf familles différentes

Beaucoup de chiens se promènent de famille en famille et traînent un bagage génétique parsemé de complexités comportementales. C’est le cas de Bernie, qui a fait neuf familles différentes depuis sa naissance en 2010.

Quand une famille ne le veut plus, elle prétexte toutes sortes de raisons autres que la réalité, trop difficile à comprendre. 

Dernièrement, Bernie a bien failli se ramasser dans un refuge de l’Ontario. C’est souvent là que les chiens mal-aimés du Québec se ramassent. C’est Patsy March qui l’a intercepté. Propriétaire du refuge La petite Truffe, situé à Trois-Rivières, elle se demandait pourquoi ce chien se promenait autant via les réseaux sociaux. Celle qui accueille principalement des chats et des lapins depuis huit ans, dans sa propre maison, a accueilli Bernie en septembre 2017, afin de l’évaluer. Chez elle, tous les animaux qu’elle accueille restent au minimum un mois et sont gardés dans un environnement familial, tout en bénéficiant de beaucoup de liberté.

« Pendant les deux premières semaines, il était impossible de l’évaluer correctement tellement il était stressé », remarque Patsy. 

Puis, en octobre, Bernie a commencé à être très réactif envers les autres animaux, surtout quand ces derniers bougeaient. Sensible envers le passé du chien croisé border collie, husky et labrador, elle souhaitait stopper les déménagements en le gardant pour le reste de sa vie. 

« Malgré tous ces abandons, c’est incroyable de voir qu’il n’a aucune rancune envers les humains », souligne la dame au grand coeur. 

Patsy a rapidement mis en place un plan de réhabilitation pour son nouveau pensionnaire. « Il a un instinct de prédation très fort, qui a peut-être été renforcé avec les années. Je le travaille dehors, le soir, quand il y a moins d’éléments de distraction, avec une longe, pour lui apprendre le rappel », ajoute-t-elle. 

Quand il a tenté de la mordre, après avoir voulu lui enlever un jouet, Pasty a aussi compris qu’il faisait de la protection des ressources, c’est-à-dire qu’il peut mordre si on menace maladroitement de lui enlever ses choses. « La protection des ressources, ça se travaille, mais concernant la prédation, il tombe dans la zone rouge tout le temps, et il n’a aucun focus », mentionne l’entraîneuse.

Après avoir semé la panique dans la maison, mis en danger de mort un chat et tué un lapin, Patsy s’est résigné. « Bernie n’est pas fait pour vivre dans l’environnement que je lui offre. Il est trop réactif pour vivre avec autant d’animaux autour de lui », précise la propriétaire du refuge.