La vedette de l’octogone, Georges St-Pierre, a fait mentir les experts en remportant son plus récent combat, au grand plaisir de ses partisans.

Le spectacle de l’octogone

CHRONIQUE / Samedi dernier, c’était un grand soir pour bon nombre de Québécois. Les bars sportifs étaient pleins à craquer et le nombre de commandes auprès des câblodistributeurs a dû battre des records.

Pour ceux qui n’en ont pas entendu parler, c’était le grand retour de Georges St-Pierre dans l’octogone. Après quatre ans d’absence, l’un des athlètes chouchous des Québécois, mais aussi des Américains, affrontait le champion des poids moyens, Michael Bisping. 

J’ai toujours eu un faible pour St-Pierre, mais n’eût été mon chum, probablement que je n’aurais pas regardé le combat. J’aurais sans doute simplement écouté les comptes-rendus et visionné les meilleurs moments sur Internet. 

Une chose est certaine, je ne me serais pas tapé les cinq combats présentés ce soir-là, en direct du Madison Square Garden de New York. 

Mais que voulez-vous, l’amour nous pousse à faire des choses qu’on ne ferait pas normalement. Alors, nous avons loué la carte UFC 2017, dans le confort de notre salon. Je m’étais préparé à écouter mes « programmes » sur mon ordinateur, advenant le cas où je trouvais ça trop plate, voir deux personnes se tapocher dans l’espoir de repartir avec une grosse ceinture dorée. 

Et je les avais écoutés et lus, les experts, tout au long de la semaine, qui prédisaient St-Pierre perdant. Ça ne me tentait pas vraiment de regarder ce beau jeune homme se faire débâtir le sourire en direct à la télé. 

Mais plus la soirée avançait et plus je me découvrais une nouvelle passion pour les arts martiaux mixtes. Bon, je dois aussi avouer que plus la soirée avançait et plus j’avais le visage enfoui dans les coussins. Et je me suis même surprise à hurler lorsque St-Pierre a donné le coup de poing qui lui permettrait de mettre la main sur la ceinture tant convoitée et, par le fait même, réussir son grand retour. 

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est lorsque des sportifs font mentir les experts. Et, surtout, lorsqu’ils remettent à leur place ceux qui les avaient humiliés durant les jours précédents. Bon, je sais que ça fait partie de la game, mais s’il y a quelque chose que je déteste avec les sports de combat, c’est bien cette manie de rire et d’humilier son adversaire. 

Vous me direz que c’est bien pire de fesser à coups de poing et de coups de pied, mais j’ose croire qu’il y a énormément de technique dernière ces combats et que les athlètes s’entraînent durant des mois pour survivre à l’octogone. 

Je dois donc admettre qu’ils m’impressionnent, ces hommes et ces femmes qui s’affrontent. Mais ce qui m’impressionne moins, c’est toute cette mascarade qui entoure les événements. Et c’est bien là qu’on se rend compte qu’en fait, ce n’est qu’un spectacle.