La 35e édition du Tour de l’île de Montréal aura lieu le 2 juin prochain. La métropole devient une immense piste cyclable pour des milliers d’adaptes du vélo.

Une île… une piste cyclable

Le temps d’une fin de semaine, Montréal devient une immense piste cyclable. Bon, ce n’est pas la moins achalandée, mais elle a fédéré des centaines de milliers de cyclistes depuis maintenant 35 ans!

Le Tour de l’île de Montréal mérite les lettres de noblesse qu’on lui accole. Seulement par le fait de donner le goût aux Québécois d’enfourcher leur vélo. C’est une organisation d’envergure qui mérite notre reconnaissance.

En 35 ans, la formule a évolué. Le Tour de l’île s’inscrit maintenant dans une semaine d’activités qui se déroule à partir de ce dimanche, jusqu’au jour J, quand la voiture laisse place au vélo, le 2 juin. Le Défi métropolitain, qui propose un parcours non chronométré de 50 à 150 km, est le coup d’envoi du Festival Go vélo Montréal et de la saison cyclosportive pour plusieurs adaptes. Toute la semaine, des activités Vélo-Boulot sont prévues afin, entre autres, de pousser l’adoption du vélo dans la vie de tous les jours.

Vient ensuite le Tour de nuit de 25 kilomètres, le 31 mai. Mémorable. Par un temps frais à ce temps de l’année, les cyclistes découvrent Montréal sous les lampadaires et sous les lueurs des gratte-ciel.

Une primeur : cette année, les participants pourront rouler dans le Stade olympique, pas seulement contourner la maison des jeux de 1976.

Le 2 juin, place aux choses sérieuses. Les cyclistes envahissent la place. Le Tour de l’Île, c’est un classique, le temps d’un dimanche à vélo où des dizaines de milliers de cyclistes donnent aux rues de Montréal un nouveau rythme, dans un élan de joie.  On y vient en solo, en famille ou en groupe de collègues de travail.

L’organisation offre ses plus beaux sourires, créant chaque fois une véritable fête. Et pas seulement les bénévoles! Plusieurs citadins en profitent pour participer à leur manière. On se déguise, on décore et on encourage. Certains sortent même les instruments de musique pour accompagner les cyclistes qui circulent devant leur porte. 

Les riverains du parcours du Tour de l’île n’hésitent pas à entrer dans la fête et d’y aller de leur propre animation. On a même vu des spectateurs faire du vélo stationnaire sur le trottoir pour encourager les participants! Une machine à souvenirs.

Plusieurs stations de services, comme le ravitaillement et les pauses, sont prévues. On peut choisir le 25 ou le 50 kilomètres.

En 1985, à sa première édition en octobre, le Tour de l’île de Montréal avait attiré seulement 3000 cyclistes. Lors de la deuxième année, l’événement a fait pédaler environ 10 000 personnes!

Depuis, chaque année, Montréal attire 15 000 cyclistes le vendredi soir et 25 000 pour le Tour de l’île. C’est le petit miracle que réalise l’équipe de Vélo-Québec. Évidemment, les souvenirs sont moins mouillés quand le beau temps est de la partie. On en convient. On se félicite du côté des organisateurs d’avoir pu présenter l’événement chaque année en défiant les éléments.

Le Tour de l’île de Montréal a été inspiré d’un événement semblable de New York. On voulait inaugurer une piste cyclable dans l’est de la ville de Montréal. C’est à ce moment que l’idée d’un tour populaire a été proposée. Il a fallu convaincre les autorités municipales, le service de police, etc.

La deuxième année, on a décidé de le tenir en juin, un dimanche, quand il y a moins de voitures dans les rues. Quand 10 000 cyclistes se sont pointés, le poids du nombre a parlé. Une fois l’an, on donne la rue aux cyclistes. On ne peut pas être contre le Tour de l’Île. Le reste du temps, les rues sont aux voitures.

On peut s’inscrire en ligne à l’adresse: www.velo.qc.ca.

Mon truc du dimanche :

Souvent, de loin, on pense que c’est le chant d’un oiseau. Mais plus le vélo approche, plus on comprend que le son (ou le bruit!) vient de la chaîne de vélo du cycliste que l’on croisera sur la piste. De grâce, faites-moi plaisir et échappez quelques gouttes d’huile sur votre chaîne pour faire taire ce bruit. On n’a vraiment pas besoin de la friction d’une chaîne sèche en pédalant non plus.

Du lundi au dimanche:

Jeudi, à 18 h, à la Maison du développement durable de Montréal, il sera possible d’en apprendre plus sur le vélo électrique, « la prochaine révolution en mobilité urbaine », dans le cadre du Festival Go vélo Montréal. Ingénieur civil et professeur à l’Université du Tennessee, Christopher Cherry donnera une conférence (en anglais) sur le sujet.

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