En plus de couvrir une très large partie de l’Estrie, la piste cyclable de la Route verte passe au centre-ville de Sherbrooke, à quelques tours de roue de ses bars et restaurants.
En plus de couvrir une très large partie de l’Estrie, la piste cyclable de la Route verte passe au centre-ville de Sherbrooke, à quelques tours de roue de ses bars et restaurants.

Pour mollets fermes et mollassons

Pour rouler à vélo sur la Route verte, en Estrie, on doit pouvoir compter tantôt sur des mollets bien fermes, tantôt sur des mollets plus mollassons. Le cycliste est confronté à un relief qui saura le faire parfois suer et parfois sourire.

On enfourche sa bécane dans le charmant village d’Eastman, porte d’entrée de la région, bien connu pour ses Correspondances et ceux qui aiment y écrire.

Viendra par la suite le monstre Orford, au nom évocateur de La Montagnarde. Les côtes du tronçon ceinturant la montagne ne se laissent pas dompter sans résistance, sans que le gladiateur et sa monture payent le prix fort.

On roulera ensuite à Magog, où un autre monstre, beaucoup plus légendaire et gentil celui-là, salue le cycliste le long du majestueux Memphrémagog. Le visiteur pourra aller se restaurer dans des commerces abondants, dont plusieurs sont situés le long d’une rue Principale flambant neuve et invitante. 

Les prochains kilomètres seront toutefois à l’image de Memphré, le serpent géant que la légende garde vivant dans la communauté magogoise. La piste cyclable se veut une succession de montées et de descentes en pleine nature et dans des secteurs urbains.

North Hatley, l’un des plus beaux villages de la province, est avantageusement positionné sur l’itinéraire du « Grand tronc » de la voie cyclable québécoise. Une pause, bercée par la brise provenant du lac Massawippi, est alors la bienvenue.

On met le cap ensuite sur Sherbrooke. Le relief de la piste de l’« axe de la Massawippi », côtoyant la rivière du même nom, se montre plus amical. Jusqu’au moment où on arrive à l’université anglophone Bishop’s. Tous les cyclistes qui sont passés par là gardent un souvenir marquant d’une courte, mais intense montée puis de la descente qui mènent au magnifique petit campus rappelant la Nouvelle-Angleterre.   

La piste cyclable passe ensuite par le cœur de la ville de Sherbrooke. Le centre-ville, avec ses restaurants, ses terrasses et ses bars, est à quelques tours de roue. 

Il reste encore quelques dizaines de kilomètres sur La Cantonnière avant d’arriver à Richmond, puis de bifurquer vers la dernière étape, Danville, à la frontière de l’Estrie et des Bois-Francs.  

Le Sentier de la Vallée, qu’un certain Cycliste du dimanche a déjà qualifié de « piste de la tranquillité », a été aménagé sur l’ancienne voie ferrée et offre des paysages bucoliques à souhait.

On peut y mettre la pédale douce.