Une surface améliorée pour une piste cyclable du HSF

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Une surface améliorée pour une piste cyclable du HSF

SHERBROOKE — Des acteurs des secteurs privés et publics se sont donné la main pour apporter de l’amour à une piste cyclable qui en avait bien besoin.

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François veut faire connaître l’achèvement du resurfaçage de la piste multifonctionnelle du parc régional du Marécage-des-Scots, dans le secteur de Scotstown.

La surface entièrement rénovée en poussière de pierre permet d’accommoder toutes les clientèles cyclistes dans son site enchanteur, assure Danielle Jean, conseillère en communications.

Le projet, qui totalisait plus de 150 000 $, a été réalisé sur une distance de huit kilomètres. 

« C’était recouvert d’un gravier grossier avant, dit Mme Jean. C’était plus difficile d’y rouler. C’est une piste cyclable familiale. » 

« Le revêtement de poussière de pierre est maintenant bien plus agréable pour les cyclistes. Il sera facile à entretenir. Nous avons étudié différentes options. Nous avons décidé de ne pas choisir l’asphalte. »

Grâce au Programme de soutien à la mise à niveau et à l’amélioration des sentiers et des sites de pratique d’activités de plein air (PSSPA) du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du gouvernement du Québec, la MRC a bénéficié d’une subvention de 88 169,31 $ pour réaliser ce projet. 

La MRC du Haut-Saint-François et son CLD ont participé au projet pour plus de 20 000 $. Le CLD en a assuré la coordination.  

La compagnie Graymont, de Dudswell, a commandité la poussière de pierre, pour une valeur de 38 237 $, ajoute Danielle Jean. L’entreprise Excavation Blais, une entreprise du Haut-Saint-François, a exécuté les travaux.  

« Le parc régional a pu bénéficier du PSSPA et espère pouvoir à nouveau, grâce à de tels programmes, continuer à améliorer ses installations et l’expérience de ses utilisateurs. Nous invitons maintenant cyclistes et randonneurs à venir nombreux profiter de notre piste rénovée », souligne-t-elle. 

Le tronçon amélioré s’embranche avec d’autres circuits permettant d’allonger les randonnées, notamment vers le Granit, mentionne Mme Jean.

On peut poursuivre pour un autre 4,5 kilomètres à l’intérieur du secteur Franceville du parc National du Mont-Mégantic (piste de la Vallée). Des frais d’accès pour la section à l’intérieur du parc sont à prévoir. Le circuit conduit jusqu’à la halte des castors, pour une randonnée familiale totalisant un peu plus de 25 kilomètres (aller-retour). 

Cinq nouvelles stations de réparation de vélos

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Cinq nouvelles stations de réparation de vélos

 Cinq nouvelles stations de réparation de vélos sont apparues le long des pistes cyclables de la région de Sherbrooke.

Les nouveaux équipements permettent d’offrir un service supplémentaire aux cyclistes en cas de pépin.

Elles sont situées à des endroits où la circulation est plus importante, soit à la halte-vélo située sur la rue Massawippi (dans l’arrondissement de Lennoxville), à la base de plein air André-Nadeau, au parc Dumont (dans le district du Lac-Magog), au parc Jeffrey-Gingras (dans le district du Pin-Solitaire), et à la plage du parc Lucien-Blanchard.

La station du marché de la Gare a été remplacée. 

Ces nouvelles stations s’ajoutent à la station déjà en place au parc Desranleau située dans le district du même nom. Il y a également une pompe à vélo en usage libre à l’intersection des rues St-Roch et Emery-Fontaine, mentionne la Division des parcs et des espaces verts de la Ville de Sherbrooke.

Les cyclistes ont donc accès au total à neuf stations de réparation sur le territoire de la Ville. Les deux autres étant situées au cégep et à l’Université de Sherbrooke.

À chacune de ces stations les usagers et les usagères trouveront, en plus d’un support pour surélever leur vélo, plusieurs outils parmi lesquels des tournevis, un ensemble de clés Allen, une clé à molette courte, une clé à jeu de direction et à pédales, une clé Torx et une paire de démonte-pneus, énumère-t-on dans un communiqué de presse.

La Ville de Sherbrooke invite les cyclistes à apporter des lingettes désinfectantes ou du produit désinfectant pour les mains pour l’utilisation de ces outils en cette période de pandémie.

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Nouveau tronçon cyclable à Lambton

Estrie

Nouveau tronçon cyclable à Lambton

Les cyclistes n’auront plus à rouler sur la route 108 à Lambton pour leurs déplacements des rues du Couvent et Morin pour se rendre à la rue de l’Aréna.

La municipalité entame les travaux du premier tronçon officiel de piste cyclable au cœur du village. Ce projet se concrétise grâce à la persévérance et au travail assidu du comité du Réseau cyclable de la région du lac Saint-François.

Depuis plusieurs années, les membres du comité travaillent sur un trajet à élaborer pour une piste cyclable à Lambton. Ce premier tronçon sécurisera les transports à vélo des enfants vers le centre sportif et communautaire ainsi que vers l’école primaire, assure-t-on dans un communiqué de presse. 

Ces travaux bénéficient d’une contribution financière de plus de 120 000 $ octroyée par le ministère des Transports dans le cadre de son Programme d’aide financière au développement des transports actifs dans les périmètres urbains (TAPU). De son côté, la municipalité investit le même montant, soit 120 000 $. 

Ce tronçon rejoint la nouvelle voie cyclable partagée, délimitée par 1, 5 m sur le rang Saint-Michel jusqu’au chemin Bouchard et réalisée lors des travaux de réfection de la 5e Avenue et du rang Saint-Michel. Les travaux devraient être parachevés vers la fin de l’année 2020. 

Nouvelle carte vélo 

Pour sa part, la MRC de Memphrémagog vient de publier l’édition 2020-2021 de la carte du réseau cyclable de son territoire. Ce projet a été réalisé en collaboration avec Tourisme Memphrémagog. 

Pour cette nouvelle édition, les circuits ont été revus afin d’offrir aux cyclistes des itinéraires encore plus sécuritaires et minimisant l’exposition à la circulation motorisée, tout en étant attrayants.  

« Avec les événements que l’on connaît, la population souhaitera se tourner vers des activités à faire près du domicile et le vélo sera certainement privilégié par plusieurs. Nous souhaitons donc que cette carte permette aux adeptes de vélo, citoyens et visiteurs, de découvrir le réseau cyclable de la région de Memphrémagog », mentionne M. Jacques Demers, préfet de la MRC et maire de la municipalité de Sainte-Catherine-de-Hatley. 

« La carte propose maintenant six circuits sur route, présentant différents niveaux de difficulté, afin d’offrir des défis à tous les types de cyclistes. » 

Les six circuits totalisent près de 320 km et feront certainement le bonheur des amateurs. La carte vélo montre également les 80 km de pistes cyclables du territoire, réparties sur trois réseaux. 

« Le vélo est un produit phare pour la région de Memphrémagog, tant pour les touristes que pour les résidents de la région. La pratique du vélo prend de l’ampleur et nous sommes fiers d’offrir de nouveaux circuits de qualité nous permettant de nous démarquer et qui sauront être appréciés de tous », souligne Noémie Poirier, directrice générale de Tourisme Memphrémagog.  

« Des produits nichés connaissent aussi de l’engouement, comme le vélo de montagne et les circuits sur chemin de gravier, que nous retrouvons avec grand plaisir sur notre territoire. » 

Il est possible de se procurer la carte vélo dans les bureaux municipaux, les boutiques vélo, des campings et hébergements de la région, ainsi que dans les présentoirs de certains commerces. Celle-ci est également offerte au bureau d’information touristique de Memphrémagog (2911, chemin Milletta, Magog, A-10, sortie 115) et dans les bureaux d’accueil touristique. On peut aussi la commander gratuitement sur le site de Tourisme Memphrémagog à l’adresse https://tourismememphremagog.com/contact/. Enfin, elle est disponible en version numérique au www.mrcmemphremagog.com/velo

De plus, afin de favoriser la cohabitation entre cyclistes et automobilistes, la MRC poursuivra la campagne de sensibilisation réalisée lors des dernières saisons estivales. Les capsules « Le coach des routes », dont l’objectif est de sensibiliser les cyclistes et les automobilistes à un partage harmonieux des routes de la région, ainsi que différents conseils de sécurité, seront diffusées au cours de l’été sur les réseaux sociaux.

Magog : un service de livraison rapide voit le jour

Affaires

Magog : un service de livraison rapide voit le jour

Un projet émerge du succès connu par la jeune plateforme de commerce en ligne lachatlocal.com, mise en place au début de la pandémie dans la MRC de Memphrémagog.

On a lancé vendredi après-midi le service de livraison Vélo2Go qui sera à l’oeuvre cet été sur les plages et dans les parcs de Magog.

Le concept permet à des clients de passer une commande de mets pour apporter à son resto préféré à Magog et de préciser qu’il souhaite utiliser le service cycliste pour la livraison. 

«Le service de livraison est vraiment fait pour que les gens profitent de la plage et de la Pointe Merry», dit Gary Denault, président et chef de la direction du Groupe OLIX, l’entreprise derrière Vélo2Go. 

«Comme parents, ça nous est tous arrivé d’être au parc ou à la plage et devoir partir parce que les enfants ont faim. Mais les enfants ne veulent pas quitter la plage... ça dégénère assez rapidement. Maintenant, tout le monde peut rester sur place et recevoir sa livraison directement sur la plage. »

La commande se fait via l’application lachatlocal.com ou au téléphone. «Nous avons trois points de rencontre entre le livreur et le client, soit à la Pointe Merry près du module de jeux pour enfants, à l’entrée de la plage de la Baie de Magog près de l’horloge et au rond point de la Plage des Cantons», explique  Patrick Mahony, directeur des opérations du site transactionnel lachatlocal.com.

«Nous commençons avec trois bornes pour le moment. Si la demande grandit, nous pourrions en ajouter. Nous avons hâte de voir la réponse de la clientèle.»

On a recruté trois cyclistes. Ils sont équipés pour transporter une bonne quantité de nourriture, ajoute M. Mahony.

Il en coutera 5 $ pour la course. Les livraisons s’effectueront de 11h à 19h.

«Il faudra choisir un resto offrant des plats pour apporter. On n’a qu’à préciser qu’un livreur de Vélo2Go viendra prendre la commande», dit-il.

«Pour le moment, des échos que nous avons reçus, ça semble créer un gros buzz!»

Patrick Mahony ne cache pas que la plateforme pourrait être étendue à d’autres types de livraisons selon la demande. Pour le moment, les livraisons ne s’effectueront pas en voiture.  

Le projet a obtenu l’appui de différents  organismes comme le Centre d’aide aux entreprises Memphrémagog, la Ville de Magog, la MRC Memphrémagog, Magog Technopole, la Chambre de commerce Memphrémagog et Last Link Dynamics.

Des centaines de commerces

Pour sa part, la plateforme lachatlocal.com continue de croître. Des centaines de commerces se sont inscrits en quelques mois. La carte On couvre maintenant toute l’Estrie, mais aussi les secteurs de la Montérégie, du Centre-du-Québec et même de la région de Montréal.

Rappelons que www.lachatlocal.com avait été lancé dans la MRC de Memphrémagog et s’est étendu par la suite aux secteurs des Sources, du Haut-Saint-François et de Brome-Missisquoi. La MRC du Val-Saint-François et la Ville de Louiseville vont s’ajouter.

«D’autres MRC vont embarquer, promet le gestionnaire. On peut dire qu’on a frappé dans le 1000 avec cette plateforme. Ça roule à fond la caisse», lance-t-il.

«Si on veut rivaliser avec les géants comme Amazon, il faut jouer sur la même glace qu’eux. Ça prend une plateforme transactionnelle. C’est ce que nous offrons aux commerçants. Ceux qui performent le plus sont ceux qui prennent soin de leur contenu numérique et sont actifs sur leur site.» 

Le Sentier Tomifobia a besoin d’amour et d’argent

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Le Sentier Tomifobia a besoin d’amour et d’argent

AYER’S CLIFF — Le Sentier Nature Tomifobia a besoin d’importantes réparations et de fonds pour y arriver. La piste cyclable reliant Ayer’s Cliff à Stanstead est endommagée.

Sentiers Massawippi, l’organisme gestionnaire, a dû fermer un long tronçon devenu impraticable. « Nous avons dû fermer la piste cyclable, car c’était devenu dangereux, mentionne le président Ray Banham. C’est aussi une question d’assurances. »

DOSSIER: Le vélo : le sport de l'été

« Nous avons installé des pancartes pour informer que c’est fermé, mais les gens passent quand même. »

Le Sentier Nature Tomifobia est une piste multifonctionnelle de 19 km longeant paisiblement la rivière Tomifobia, entre la route 141 à Ayer’s Cliff et la route 247 dans le secteur Beebe de Stanstead.

Elle a été aménagée sur une ancienne voie ferrée en 1993, « au cœur du patrimoine naturel et architectural des Cantons-de-l’Est ». Sentiers Massawippi est un organisme à but non lucratif qui a été fondé en 1990. 

Accessible toute l’année, on peut y pratiquer des activités telles que le cyclisme, la randonnée, la course, la raquette, le ski de fond et l’ornithologie. Les chiens en laisse sont les bienvenus, note-t-on.

Entre le kilomètre 5 et le kilomètre 10, la surface du sentier a été endommagée par la crue des eaux, lors d’importantes précipitations, ajoute M. Banham.

Des pourparlers ont lieu pour procéder aux réparations. On espère procéder dans les prochaines semaines. Ce n’est pas simple, souligne-t-il. L’organisme, qui s’appuie sur le bénévolat pour une bonne partie de ses opérations, estime à 20 000 $ le coût des réparations.

« Il y a eu une inondation et la piste a été lourdement endommagée. Ça arrive souvent. »

« Nous avons besoin d’argent », plaide Ray Banham.

L’organisme reçoit des fonds de différentes sources, notamment de l’adhésion de ses membres. On en compte environ 160.

« Nous avons évalué que nos membres représentent seulement sept pour cent de tous les utilisateurs. Les autres viennent de Sherbrooke et de Magog et ne payent rien pour circuler », dit-il.

« Elle attire beaucoup de cyclistes. C’est la plus belle piste en nature du Québec! »

M. Banham est conscient que les semaines qui viennent seront achalandées, car le vélo gagne en popularité au Québec, dans le contexte de la pandémie de la COVID-19. Il n’est pas question de faire payer les gens avant d’enfourcher leur vélo, dit-il. 

« Nous invitons les gens à devenir membres. Ce n’est pas très dispendieux. Il en coûte seulement 30 $ pour une carte individuelle ou 40 $ pour une famille », précise-t-il.

On peut le faire en se rendant sur le site web de l'organisme.

Pour mollets fermes et mollassons

Vélo

Pour mollets fermes et mollassons

Pour rouler à vélo sur la Route verte, en Estrie, on doit pouvoir compter tantôt sur des mollets bien fermes, tantôt sur des mollets plus mollassons. Le cycliste est confronté à un relief qui saura le faire parfois suer et parfois sourire.

On enfourche sa bécane dans le charmant village d’Eastman, porte d’entrée de la région, bien connu pour ses Correspondances et ceux qui aiment y écrire.

Viendra par la suite le monstre Orford, au nom évocateur de La Montagnarde. Les côtes du tronçon ceinturant la montagne ne se laissent pas dompter sans résistance, sans que le gladiateur et sa monture payent le prix fort.

On roulera ensuite à Magog, où un autre monstre, beaucoup plus légendaire et gentil celui-là, salue le cycliste le long du majestueux Memphrémagog. Le visiteur pourra aller se restaurer dans des commerces abondants, dont plusieurs sont situés le long d’une rue Principale flambant neuve et invitante. 

Les prochains kilomètres seront toutefois à l’image de Memphré, le serpent géant que la légende garde vivant dans la communauté magogoise. La piste cyclable se veut une succession de montées et de descentes en pleine nature et dans des secteurs urbains.

North Hatley, l’un des plus beaux villages de la province, est avantageusement positionné sur l’itinéraire du « Grand tronc » de la voie cyclable québécoise. Une pause, bercée par la brise provenant du lac Massawippi, est alors la bienvenue.

On met le cap ensuite sur Sherbrooke. Le relief de la piste de l’« axe de la Massawippi », côtoyant la rivière du même nom, se montre plus amical. Jusqu’au moment où on arrive à l’université anglophone Bishop’s. Tous les cyclistes qui sont passés par là gardent un souvenir marquant d’une courte, mais intense montée puis de la descente qui mènent au magnifique petit campus rappelant la Nouvelle-Angleterre.   

La piste cyclable passe ensuite par le cœur de la ville de Sherbrooke. Le centre-ville, avec ses restaurants, ses terrasses et ses bars, est à quelques tours de roue. 

Il reste encore quelques dizaines de kilomètres sur La Cantonnière avant d’arriver à Richmond, puis de bifurquer vers la dernière étape, Danville, à la frontière de l’Estrie et des Bois-Francs.  

Le Sentier de la Vallée, qu’un certain Cycliste du dimanche a déjà qualifié de « piste de la tranquillité », a été aménagé sur l’ancienne voie ferrée et offre des paysages bucoliques à souhait.

On peut y mettre la pédale douce.

Inséparables, même à vélo

Vélo

Inséparables, même à vélo

Réal Dostie et Jocelyne Blais sont inséparables, même à vélo. Ce couple de retraités de Sherbrooke circule en tandem depuis 20 ans.

C’est une question d’harmonie dans la vie conjugale, lance M. Dostie, un homme à la longue barbe blanche.

« Quand tu fais du vélo à deux, il y en a toujours un qui va moins vite que l’autre. Généralement, le plus rapide doit attendre», explique-t-il, sans préciser qui des deux a moins de vélocité. «Avec un tandem, nous n’avons pas  ce problème.»

«Là, nous pédalons ensemble à la même vitesse. C’est une vraie activité de couple!»

Réal Dostie avait prévu le coup il y a 20 ans quand il s’était procuré ce vélo deux places. La bécane devait pouvoir évoluer dans le temps. «J’ai acheté un tandem avec un très bon cadre», se souvient l’homme de 71 ans.

«Comme ça, nous avons pu changer les composantes qui roulent quand elles sont trop usées. C’est un vélo qui porte bien et sur lequel le vent à moins d’emprise. Comme tu es deux sur le vélo, il est plus pesant. Nous avons déjà atteint 90 kilomètres/heure dans une descente…»

Le couple Dostie-Blais a voyagé à plusieurs endroits au Québec et aussi aux États-Unis. On privilégie les pistes cyclables et les routes moins achalandées. Il se souvient d’une randonnée de cyclotourisme qui les avait menés de l’autre côté de la frontière, pour revenir par la Montérégie, il y a quelques années. 

«Nous avions notre équipement avec nous sur nos vélos. Nous cherchions des campings, mais ils ne sont pas tous adaptés pour les cyclistes. Nous nous retrouvions entre deux motorisés avec notre petite tente à terre», se remémore-t-il.

«De nos jours, plusieurs terrains de camping sont mieux adaptés pour les cyclistes.»

Aujourd’hui, les randonnées sont moins longues, mais on prend plus le temps de savourer chaque kilomètre, enchaîne-t-il. 

«Nous allons moins loin. Et on fait moins de camping aussi. Mais on prend le temps. Le temps de regarder et de sentir. Nous arrêtons dans une épicerie et nous faisons un petit pique-nique. Nous sommes devenus des contemplatifs!»

«Il y a l’âge. Nous sommes plus à l’écoute de notre corps. Je me souviens d’avoir subi un coup de chaleur. Il faisait très chaud et nous étions à Magog. Il nous restait 30 ou 35 kilomètres à parcourir. Et il y a des côtes…»

Réal Dostie réclame qu’on aménage plus de pistes cyclables sur le territoire. Il verrait d’un bon œil la réalisation de la piste cyclable qui relierait Sherbrooke à Saint-Joseph-de-Coleraine. Rappelons que le tronçon de 94 kilomètres, sur une ancienne voie ferrée, partirait du Marché de la Gare de Sherbrooke en passant par Ascot Corner, East Angus, Dudswell, Weedon et Disraeli pour aller s’arrêter au sentier des trois-monts à Saint-Joseph-de-Coleraine. On apprenait l’an dernier que les retombées annuelles seraient de 7 M$, selon les promoteurs.

«Ça serait une bonne idée pour la région. Mais nous sommes déjà bien équipés. On peut aller à partir de Sherbrooke à Montréal sur un bord et à Québec sur l’autre», analyse-t-il.

«Les temps ont changé. Quand nous avons commencé à faire du vélo sur les pistes cyclables au Québec, il fallait payer sa vignette.»

Enfin, s’il avait un conseil à formuler aux autorités, M. Dostie suggérerait qu’on asphalte systématiquement les accotements des routes. On donnerait plus de place aux cyclistes pour rouler sans être sur la chaussée et on protégerait le pavage contre les poids lourds de la route.

Claude Plante
En hommage aux bâtisseurs de chemins de fer

Cycliste du dimanche

En hommage aux bâtisseurs de chemins de fer

CHRONIQUE / Ils ont construit des chemins de fer dans toutes les régions du Québec, à la sueur de leur front. Souvent au péril de leur vie.

Ils ne savaient certainement pas qu’un jour, ces voies ferrées allaient devenir des parcs linéaires où des gens de tous les âges iraient s’y promener pour relaxer et prendre l’air, côtoyer la nature et faire de l’exercice physique.

Que la roue d’acier allait être remplacée par celle du vélo. Que la vapeur de la locomotive allait faire place à l’haleine du cycliste. 

Ces développeurs ne pensaient certainement pas qu’en aménageant avec ingéniosité une route ferroviaire près d’un lac ou d’une montagne, de futurs amateurs de grands espaces allaient découvrir des paysages à couper le souffle un jour. 

C’est en roulant sur l’un de ces tronçons aménagés sur une ancienne voie ferrée que le Cycliste du dimanche a décidé de dédier cette chronique aux bâtisseurs ayant aménagé des voies pour les trains devenues des pistes cyclables.

On a le temps d’avoir ce genre de pensée émotive et nostalgique en roulant sur le sentier baptisé le Corridor aérobique dans les Laurentides. 

Sur 58 kilomètres, cette piste cyclable non asphaltée va de Morin-Heights à Amherst. Elle a été créée à la suite de l’abandon du service ferroviaire par le CN au début des années 1960. Le Corridor aérobique traverse huit municipalités de la MRC des Pays-d’en-Haut à l’est et de la MRC des Laurentides à l’ouest. 

Dans sa description, on signale que son revêtement est fait de pierres concassées compactées et texture sablonneuse. Son niveau de difficulté va « de débutant à intermédiaire ». La pente moyenne est d’environ cinq pour cent. On recommande l’utilisation de vélos de type hybride ou de montagne.

Personnellement, je suis tenté d’apporter un sérieux bémol. On s’entend, ce n’est pas un endroit pour s’initier au vélo sur piste cyclable. Le revêtement est souvent proche de celui d’un sentier de quad. Le Cycliste du dimanche a eu à circuler sur des tronçons de grosse gravelle.

Il ne recommande pas non plus de s’y aventurer avec un vélo hybride. Les cyclistes équipés de vélo de montagne y s’amusent comme des petits fous !

Pour ce qui est du pourcentage de dénivelé, on peut le croire. Un bel exemple : le faux plat entre Morin-Heights et Wentworth-Nord fait 12 kilomètres de long. Toujours plaisant quand on revient sur nos pas. Et assez pour avoir le temps de songer aux travailleurs ayant œuvré à la construction de ce tronçon ferroviaire.

Des lacs bordés de montagnes à gauche, à droite. Je serais curieux de voir le décor lors des couleurs d’automne. 

Le tronçon entre Lac-des-Seize-Îles et le lac Rond vaut le détour. On longe le lac des Pins pour ensuite entrer dans un secteur très boisé à travers une forêt mature dont les arbres ne laissent passer qu’un mince filet de lumière des rayons du soleil. 

Ne vous attendez pas à croiser beaucoup de restaurants ou dépanneurs sur votre route. Cette région plus sauvage des Laurentides est surtout peuplée de chalets, dont plusieurs sont à louer.

Le lien : https://corridoraerobique.ca/

Mon truc du dimanche : Cette fois, je m’adresse à nos élus municipaux et des MRC. De grâce, assurez-vous que l’asphalte soit en bon état quand vous décidez de faire rouler les cyclistes le long d’une route entre deux pistes cyclables. Une crevasse, un nid-de-poule même petit, ça n’a pas le même impact pour un vélo que pour une voiture !

Du lundi au dimanche : J’espère que vous avez aimé cette série de chroniques autant que j’ai eu de plaisir à l’écrire. Mon seul souhait, c’est que le Cycliste du dimanche ait donné le goût à plusieurs d’enfourcher leur vélo pour aller à la découverte de nos plus belles pistes cyclables cet été. Merci de m’avoir lu. 

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Claude Plante
Le long du fleuve

Cycliste du dimanche

Le long du fleuve

CHRONIQUE / Rouler le long de l’eau, tranquillement, c’est très recherché par nombre de cyclistes.

Rouler le long de l’eau, tranquillement, c’est très recherché par nombre de cyclistes.  

Au Québec, c’est possible à plusieurs endroits. En plus, nous pouvons compter sur le fleuve Saint-Laurent pour nous offrir cette expérience.

Sur la Rive-Sud de Montréal, de Longueuil à Boucherville, la Riveraine circule le long de la voie maritime et donne accès à un impressionnant réseau cyclable, dont le canal Lachine.

Mais le plus invitant pour un Cycliste du dimanche se trouve davantage vers l’est. À partir de Brossard et Saint-Lambert, on roule en côtoyant des géants, à commencer par le nouveau pont Samuel-de-Champlain. Viennent ensuite, de l’autre côté du fleuve, la Ronde et ses monstres, le port de Montréal, le Stade olympique, etc.

Certains tronçons de la piste auraient besoin de réparation. Des fissures se sont formées. D’autres portions sont tout à fait recommandables. Idéales pour les pieds pesants sur le pédalier.

Précisons tout de suite que la Riveraine longe aussi la route 132, très passante de véhicules lourds produisant un vacarme difficile à décrire. Parlant de la 132, la Ville de Longueuil a aménagé des passerelles permettant d’aller d’un côté à l’autre de la voie publique ayant des allures d’autoroute. L’une d’elles, inaugurée en septembre 2018, permet de traverser sans descendre de son vélo grâce à une structure circulaire. Magnifique, mais dispendieuse (14 M$). 

Des fois, on devrait en mettre moins sur les passerelles ultramodernes et stylisées pour en mettre plus sur le revêtement de la piste. Je dis ça en passant…

Le bruit devient moins assourdissant quand la piste s’éloigne de la 132. On entre alors dans le secteur plus paisible de Boucherville, avec ses maisons cossues et historiques. Les arbres matures donnent généreusement leur ombre.

On croisera le quai d’une navette fluviale vers les îles de Boucherville. Chaque jour jusqu’au 9 septembre (sauf le mardi), on peut la prendre pour aller y pédaler. Il faut quand même y mettre le prix : 6,50 $ (pour la navette) et 8,75 $ (pour le droit d’accès de la Sépaq) par adulte.

En juin, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a annoncé que trois nouvelles passerelles ont été aménagées (4,6 M$) au parc national des Îles-de-Boucherville. Ces structures permettent un accès au cœur de cet archipel vert. Les passerelles facilitent la circulation, notamment vers le site du camping de l’île Grosbois.

Le parc national des Îles-de-Boucherville forme un réseau de 21 kilomètres de sentiers relativement plats, idéal pour la famille. On y retrouve des haltes de pique-nique et des points de vue sur la région montréalaise.

La Riveraine cède ensuite sa place à La Route verte vers Varennes. C’est la récompense pour le cycliste ayant pédalé toute cette distance. Le sympathique parc de la Commune fait sillonner la piste cyclable de façon à recevoir le vent frais du fleuve. 

Par la suite, le sentier emprunte la 132 jusqu’à Verchères. Très peu pour moi. 

Le lien : https://www.tourisme-monteregie.qc.ca/route/la-riveraine-et-la-montee-du-chemin-de-chambly/

Mon truc du dimanche

Si votre vélo a tendance à faire des crevaisons ou que la chaîne déraille occasionnellement, une bonne idée est de traîner des gants chirurgicaux qui permettent de réparer sans se salir les mains. Le truc, que j’ai expérimenté dans le passé, me vient d’une fidèle lectrice de la chronique. Je lui ai aussi rappelé qu’un bon entretien du vélo est aussi souhaitable pour éviter ce genre de situation. 

Du lundi au dimanche

Une visite sur les sites web de l’organisme Vélo Québec et sur celui de la Route verte. On y retrouve une foule d’informations pour celui voulant rouler au Québec et ailleurs dans le monde. On y retrouve les dernières actualités, des conseils pour des randonnées en sécurité, etc.

Les liens : www.velo.qc.ca/fr/accueil et https://www.routeverte.com/

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Claude Plante
P’tit train va loin

Cycliste du dimanche

P’tit train va loin

CHRONIQUE / La piste cyclable Le P’tit Train du Nord fait parler d’elle à travers la planète. On y vient de loin pour pédaler sur ce parc linéaire multifonction de 234 kilomètres dans les Laurentides.

Pas étonnant d’entendre différentes langues quand on y circule.

C’est l’un des sentiers pionniers au Québec sur une ancienne voie ferrée qui traverse pas moins de 26 municipalités et six MRC. Assez unique. Un attrait majeur dans cette région touristique.

Certains tronçons servent même à la motoneige et au ski de fond l’hiver.

De Bois-des-Filions (donc près de Laval) à Mont-Laurier, on roule sur 150 kilomètres de sentiers recouverts d’asphalte et 64 autres kilomètres de criblure. Séraphin Poudrier fait dire que l’asphalte, c’est trop chère viande à chien!

Les amateurs d’histoire aimeront aller d’une gare à l’autre, des bâtiments témoins du passé et du travail des colons qui ont défriché ce coin du Québec qui sont devenus soit des cafés, des commerces d’articles de sport ou des kiosques d’informations touristiques.

Le P’tit Train du nord a su garder son caractère ferroviaire tout au long du trajet. 

Justement, c’est en pédalant sur cette piste cyclable qu’on constate qu’un train, ça peut monter, et sur de longues distances même! On peut donc s’adonner à un exercice de physique, à savoir s’il vaut mieux rouler dans un dénivelé positif avec le vent dans le dos ou dans une pente descendante,  mais avec le vent provenant des gros poumons du Curé Labelle de face?

La clientèle diffère d’un secteur à l’autre, a pu constater le Cycliste du dimanche récemment. Par exemple, de Blainville à Saint-Jérôme, c’est le tronçon «Tasse-toi mon oncle!» Sur un pavage en meilleur état que celui de la moyenne des routes du Québec, les Formules Un roulent souvent à tombeau ouvert. On doit faire diligence pour éviter de ne pas entrer en collision avec ces cyclistes amateurs de vitesse.

Des secteurs comme celui allant de Sainte-Adèle à Sainte-Agathe ou de Tremblant sont plus achalandés. Par un beau dimanche après-midi, ils sont nombreux à profiter de ce sentier sur petit gravier. C’est aussi l’endroit pour prendre une pause. De charmants restos-bistros-micros ont pratiquement pignon sur la piste cyclable. Les habitués ont reconnu ici Val-David…

Entre Sainte-Agathe et Saint-Faustin, la piste n’est pas très accueillante ni divertissante. On voit du bois, des arbres et de la forêt… On roule aussi souvent le long de la 117. Trop bruyant pour les oreilles du Cycliste du dimanche.     

Le secteur de Tremblant est plus cossu, on s’en doute.

À partir de Labelle, le P’tit Train est recouvert d’asphalte jusqu’à Mont-Laurier. D’ailleurs, une bonne portion de ce pays d’en haut vient de se faire refaire une beauté.

La MRC d’Antoine-Labelle a effectué des travaux majeurs sur le parc linéaire. C’est d’abord des travaux de parachèvement, tels que le reprofilage des fossés et la remise en état des lieux, qui ont été réalisés dans le secteur du Fer à cheval à Lac-Saguay, afin de finaliser les travaux réalisés au cours de l’automne 2018.

Ce sont également des travaux de remplacement de ponceaux, de réfection de la chaussée, de drainage et de pavage qui ont été réalisés.

Le lien: www.ptittraindunord.com


Mon truc du dimanche : L’une des premières choses à quoi l’on pense quand on voit surgir des nuages menaçants alors qu’on roule à vélo, c’est notre cellulaire. J’ai pensé apporter un petit sac de plastique pour l’envelopper en cas de pluie. 

Du lundi au dimanche: Le Défi Vélo La Coop a pour but de soutenir cinq organisations régionales et nationales. La sixième édition se tiendra dans les terres de La Coop Novago les 24 et 25 août. L’objectif de l’édition 2019 du Dévi Vélo La Coop est d’atteindre la somme de 1 M$ à remettre à des organismes au cœur des régions visitées. 

Le lien: www.lacoop.coop/fr/notre-engagement/defi-velo

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Claude Plante
J’ai roulé sur l’eau !

Le cycliste du dimanche

J’ai roulé sur l’eau !

CHRONIQUE / Qui n’aime pas Burlington? Ce mini-Boston du Vermont se trouve seulement à une quarantaine de minutes de la frontière canado-américaine.

Très vite en arrivant, on se rend compte qu’il s’agit d’une grande ville universitaire à l’échelle humaine qui a tant à offrir! Un trésor caché typiquement Nouvelle-Angleterre à découvrir durant un long week-end par exemple.

Bien plus qu’un aéroport qui nous permet d’éviter le trajet tortueux vers celui de Dorval…

Le Cycliste du dimanche n’a pu s’empêcher d’examiner cette ville sous l’angle de son circuit cyclable. Immédiatement, on vous propose la piste Island Line Trail qui longe le magnifique lac Champlain sur un peu plus de 20 kilomètres.

Faux! Environ le tiers du sentier passe sur le lac!

Oui, vous avez bien lu. Cette piste cyclable nous fait pédaler sur un tronçon d’environ cinq kilomètres bordé d’eau. Le coup d’œil est magnifique sur les monts Adirondacks de l’autre côté du lac. La sensation de rouler sur l’eau est assez unique. Les vagues viennent frapper la base de la piste cyclable. Par temps ensoleillé, le soleil brille comme des diamants sur l’eau.

Pour s’y  rendre, on peut laisser la voiture le long de la piste, à plusieurs endroits offrant des espaces de stationnement. À Burlington même, on peut se rendre au parc Waterfront, le cœur récréotouristique de la ville donnant sur une baie.

Si on part vers le sud, le sentier n’est pas très bien entretenu. Le revêtement a manqué de soin. L’asphalte est fissuré à tous les trois mètres. Pas très agréable quand on vient de gonfler nos pneus.

Elle vous mène dans un secteur industriel où le chemin est mal indiqué. Comme une ancienne voie ferrée qui ne tient pas ses promesses.

Vaut donc mieux partir vers le nord, là où se trouve le tronçon qui fait tant parler de lui. La piste est asphaltée sur plusieurs kilomètres. On croise des parcs, des plages et un camping.

Le fameux tronçon n’est pas asphalté. Même qu’il n’est pas complet. Il manque plusieurs dizaine de mètres de sentier, juste avant d’arriver sur l’une des nombreuses îles du lac Champlain à cette hauteur.

Il faut prendre un petit traversier. Il en coûte 8$ américains par adulte et 5 $ américains par enfant pour moins de dix minutes de navigation. On ne construit pas de pont pour laisser circuler les bateaux et voiliers de Malletts Bay au lac Champlain.

Notez qu’il est possible de prendre d’autres traversiers et de compléter une boucle de plusieurs dizaines de kilomètres en revenant à Burlington.

Une fois la randonnée terminée, on peut se rendre au centre-ville où des boutiques et des restaurants nous attendent. On voudra certainement aller flâner sur Church Street, une rue piétonnière bordée de terrasses et de bars. Le dessert se prend chez Ben & Jerry, légendaire maîtres de la crème glacée et des sorbets ayant vue le jour dans cette ville.

Enfin, on ne voudra pas manquer le coucher de soleil dans les montagnes à l’ouest en allant marcher sur le boardwalk le long du lac.

Le lien : https://www.traillink.com/trail/island-line-rail-trail/

Mon truc du dimanche : Quand je roule en vélo, habituellement je suis en congé ou mieux, en vacances. Donc pas trop de presse. C’est pourquoi je prends le temps de m’arrêter pour boire une gorgée d’eau. Ne pas m’hydrater en roulant. Parlez-en au chroniqueur vélo Yvan Martineau qui s’est blessé en voulant pédaler et boire en même temps.

Du lundi au dimanche: Plusieurs Québécois ont entrepris de traverser le Canada à vélo. Intéressant de les suivre notamment via Facebook. Il y a MamieVélo qui amasse des fonds pour la Fondation des maladies du sein du CHU de Québec. On peut suivre aussi la route de La famille Marois à vélo. Partis de Granby, ils font la route inverse et amassent des dons pour l’Opération Enfant Soleil.

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Claude Plante
Une boucle méconnue

Cycliste du dimanche

Une boucle méconnue

CHRONIQUE / Plusieurs cyclistes connaissent la piste qui relie les villes de Waterloo et de Granby. La toute asphaltée Estriade célèbrera bientôt ses 30 ans à faire pédaler des milliers d’amateurs de vélo d’un peu partout au Québec.

On y roule habituellement aller-retour, en revenant sur ses traces pour profiter de l’envers du décor. Mais ce n’est pas tous les cyclistes qui savent qu’il est possible de faire une agréable boucle en passant par le parc national de la Yamaska.

Le parcours d’une cinquantaine de kilomètres permet de circuler dans des environnements différents sur un tronçon relativement plat.

On peut stationner la voiture à Waterloo, au coin des rues Western et Beaulac. Le point de départ se situe donc au parc connu pour son ancien wagon rouge.

Les guides touristiques suggèrent de prendre la boucle dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, donc en suivant la direction de Warden, vers le parc de la Yamaska, et ensuite en direction de Granby, pour revenir vers Waterloo.

On évalue le dénivelé entre Waterloo et Granby à environ 90 mètres. On propose alors de faire la montée sur l’asphalte et de descendre sur le petit gravier, via le parc national. Mais en cas de vents soutenus dans l’axe, il est préférable de pédaler dans l’autre sens. Et comme il vente assez souvent...

Pour son quart de siècle, l’Estriade a été retapée. Sa surface présentait des signes de dégradation, sous forme de fissures, d’ondulations et d’ornières entraînant des accumulations d’eau. Depuis l’asphaltage en 2016, sa surface lisse a attiré plusieurs amateurs de douceur de roulement. Ce tronçon de 21 kilomètres, de Waterloo à Granby, n’a pas fini de faire parler de lui.

On pourrait améliorer encore plus l’expérience à mon avis en ajoutant des feux de circulation donnant priorité aux cyclistes voulant traverser les très passantes routes qui croisent la piste cyclable. 

Ceux qui veulent ajouter des kilomètres à leur trajet peuvent emprunter les pistes cyclables autour du lac Boivin et de ses bassins voisins à Granby. On mettra ensuite le cap vers le parc de la Yamaska. En arrivant au poste d’accueil, on signale qu’on veut le traverser. Il faut suivre les indications.

Le trajet offre du spectaculaire : rouler sur le barrage du réservoir Choinière. À gauche, l’eau de ce lac artificiel, et à droite, un ravin de plusieurs dizaines de mètres. Impressionnant.

On entre par la suite dans une forêt protégée sur quelques kilomètres. Les cyclistes aimeront rouler le long de la rivière Yamaska en direction est. On peut faire une pause et se mouiller les pieds en prenant place sur l’une des roches émergeant de la rivière. Bucolique!

La piste s’embranche sur la Campagnarde qui s’étire de Waterloo jusqu’à Drummondville. C’est de là qu’on rejoindra Warden, pour revenir au point de départ de cette boucle méconnue.

Les liens : https://www.estriade.net/

https://mrcacton.ca/vivre-et-decouvrir/piste-cyclable-la-campagnarde/

Mon truc du dimanche :

Un ami de jeunesse a pédalé de Toronto à Montréal via la piste Waterfront récemment. Il a eu recours aux services d’une entreprise qui s’est occupée des bagages, de l’hébergement et de l’itinéraire. Vraiment intéressant quand on veut se concentrer sur le sport et ne pas se casser la tête.  

Du lundi au dimanche: 

Plus de 120 cyclistes ont roulé en 2018 lors de la Randonnée vélo Mira, ce qui permis d’amasser 123 744$ pour la Fondation Mira. Le 16 août, on veut atteindre les 125 000$. Accompagnés d’encadreurs, les participants rouleront sur des parcours de 50, 75, 100 ou 125 km.  Pour s’inscrire: https://jedonneenligne.org/mira/campagne/velomira.


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Claude Plante
Et on roule !

Cycliste du dimanche

Et on roule !

CHRONIQUE / Il y a de quoi se prendre pour Villeneuve, Hamilton ou Schumacher !

Ce n’est pas une véritable piste cyclable, mais on roule loin du trafic lourd. Cette semaine, le Cycliste du dimanche vous amène sur l’île Notre-Dame. Plus précisément sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Ce n’est pas connu de tous, mais oui on peut rouler sur la piste de course qui accueille les plus grands pilotes de la planète, les participants des épreuves de Formule 1.

La surface asphaltée est parfaite, voitures de course sophistiquées et exigences de la Fédération internationale de l’Automobile (FIA) obligent. Le circuit fait 4,4 kilomètres.

Évidemment, on ne peut y rouler quand le grand cirque de la F1 débarque en ville. 

Hors cet événement, la piste devient multifonctionnelle. Le circuit peut se vanter d’être une installation unique au Québec. Les amateurs de vélo, de paracyclisme, de patins à roues alignées et de course à pied viennent s’y entraîner.

La piste est entourée de jardins, d’une verdure abondante et de plusieurs œuvres d’art. La direction du parc Jean-Drapeau la décrit comme un endroit agréable et relaxant, où il fait bon de se balader. 

Disons que, quand les vraies Formules 1 n’y sont pas, d’autres prennent la place… Comme l’endroit invite à la vitesse, plusieurs cyclistes véloces s’en donnent à cœur joie. C’est l’endroit pour rouler à fond de train. On peut atteindre des vitesses assez élevées. Pour la relaxation, on repassera.

Le Cycliste du dimanche ne la recommande pas aux débutants ou aux petites familles. Il n’est pas rare de se faire dépasser par des bombes sur deux roues roulant à 30 ou 40 kilomètres/heure. 

Située au milieu du fleuve Saint-Laurent, l’installation offre une vue imprenable sur Montréal. En roulant, on voit défiler, entre autres, le majestueux casino et les paddocks des écuries de la F1 nouvellement rénovées. Il y a aussi le « Salut Gilles », écrit sur la ligne de départ en hommage au regretté pilote québécois de Formule 1.

Remarquez qu’en roulant à bonne vitesse, on n’a pas vraiment le temps d’observer le paysage. Vaut mieux bien surveiller ses arrières, car un cycliste chevauchant une bécane valant des fois autant qu’une petite voiture peut survenir à tout moment.

Comment s’y rendre ? Si on vient de la Rive-Sud, on peut se stationner à Saint-Lambert, près de terrains sportifs le long de la rue Riverside. Une piste cyclable passe par là. Il faut se rendre au pont Victoria via une passerelle qui enjambe la route 132, qui a des allures d’autoroute à cette hauteur.

Il faut savoir que le pont Victoria peut aiguiser votre patience. Il sert à laisser passer les bateaux engagés dans la voie maritime du Saint-Laurent. Toute la circulation, des vélos et des automobiles, est alors stoppée. Les navires se déplacent très très très len-te-ment…

Ça donne le temps d’inspecter son vélo ; bonne idée, car on aura besoin d’un deux roues en grande forme pour s’élancer sur la piste de course qui nous attend ! 

Le lien : www.parcjeandrapeau.com/fr/circuit-gilles-villeneuve-montreal/


Mon truc du dimanche : Utiliser l’aspiration à vélo quand on roule en groupe ou en peloton, ce n’est pas seulement pour les coureurs du Tour de France. C’est une technique qui permet d’améliorer son aérodynamisme et de moins se fatiguer. Le Cycliste du dimanche ne le conseille pas au débutant. Ça demande un certain entraînement et des règles sont à suivre. Des vidéos de démonstration sont accessibles sur YouTube.

Du lundi au dimanche : Du 3 au 9 août, c’est le Grand Tour Desjardins dans la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean organisé par Vélo Québec. L’une des plus belles régions de la province, un lac immense et des bleuets attendent les cyclistes. Chanceux !

Le lien : http://www.velo.qc.ca.

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Claude Plante
L’appel de la Montérégie

Le cycliste du dimanche

L’appel de la Montérégie

CHRONIQUE / Ah, l’appel de la Montérégie! Univers à la géographie invitante pour le cycliste allergique aux pentes longues à remonter et où l’asphalte est reine. Même les routes de campagne sont asphaltées!

Pas étonnant qu’on y a recouvert la quasi-totalité des pistes cyclables.

D’Iberville à Granby en passant par Farnham, La Montérégiade fait la jonction entre les Cantons-de-l’Est et la région de la Montérégie. Cette portion de la Route verte propose 48 kilomètres bien comptés dans un environnement tantôt urbain, tantôt rural. On roule la plupart du temps en pleine nature, à travers bois et champs.  

Entre Granby et Farnham, il ne manquait que quelques kilomètres pour pouvoir dire que le tronçon se faisait sur le bitume. On a complété dans les derniers mois le tronçon de 5,2 kilomètres encore sur le caillou à la hauteur de Saint-Alphonse-de-Granby. Le pavage est lisse à souhait. 

Il est où le bonheur?

Même sensation dans le secteur de la MRC du Haut-Richelieu. Un autre tronçon de 4,6 kilomètres, élargi et pavé à l’automne 2018, a reçu une couche de ce même revêtement tant recherché, entre la rue Croisetière à Saint-Jean-sur-Richelieu et le rang Double à Mont-Saint-Grégoire.

Pour s’y rendre toutefois, à partir de Farnham, il faut affronter une section d’une douzaine de kilomètres qui n’a pas encore reçu le même amour. On vit alors le yin et le yang de la piste cyclable. Espérons qu’on n’a pas tout consacré les fonds à l’asphalte pour délaisser cette portion toujours sans pavage…

Même si le parcours est plat, cette piste cyclable n’est pas « plate » pour autant. 

Surtout quand un parachutiste atterrit près de vous, à quelques dizaines de mètres. C’est que la piste cyclable longe les installations de Parachutisme Nouvel Air, à Farnham. L’entreprise vient de changer de nom pour Parachute Montréal Rive-Sud. Quand le temps est propice à ce genre d’activité, les cyclistes peuvent admirer les prouesses de ces amateurs de sensations fortes et les décollages du gros avion qui les transporte.

Claude Plante
Au pays des mollets noirs

Le cycliste du dimanche

Au pays des mollets noirs

CHRONIQUE / Les Beaucerons savent faire les choses. Leur fierté s’exprime dans leur esprit entrepreneurial et aussi dans les soins qu’ils mettent à entretenir leur environnement. Elle est évidente dans les soins apportés à leur piste cyclable la Véloroute de la Chaudière.

Comme son nom le dit, elle suit la rivière beauceronne sur une bonne partie du parcours. Elle offre une balade pour débutant et intermédiaire, mais peut aussi permettre aux amateurs de vitesse de mouliner du mollet noir (oups, jarret noir!) avec insistance.

Cette voie cyclable sur asphalte bien entretenue va de Saint-Lambert-de-Lauzon à Saint-Georges-de-Beauce. Toujours en offrant des panoramas impressionnants.  

Plusieurs millions ont été investis dans le passé pour réaliser ce tronçon de la Route verte.

Là où le Cycliste du dimanche n’a pas de félicitation à faire c’est concernant la partie qui va Vallée-Jonction à Saint-Joseph-de-Beauce. Sur de trop longs kilomètres, on doit s’aventurer sur la passante route 173. Rien de bien agréable pour ceux qui souhaitent justement rester loin du trafic. C’est encore plus vrai quand un groupe de motocyclistes venant en sens inverse décide de dépasser à tour de rôle une voiture n’avançant pas assez vite à leur goût. 

Le pire dans tout cela, c’est qu'en roulant sur l’accotement asphalté (quand même assez large) de la 173, on peut voir l’emprise de ce qui devrait recevoir la piste cyclable, dans le champ à quelques dizaines de mètres de la route. Cette fondation surélevée et linaire d’une ancienne voie ferrée a tous les atouts pour accueillir les cyclistes. Son revêtement semble davantage attirer les quads.

Quand on pose la question et on fouille un peu, on comprend que l’aménagement d’une piste cyclable distincte est dans les cartons. Bien hâte d’y user du caoutchouc quand le tronçon sera complété. Un autre troçon entre Beauceville et Saint-Georges-de-Beauce est à faire. On vise l’été 2021, me dit-on. 

Un projet de relier cette piste cyclable à sa voisine, la Cycloroute de Bellechasse, existe. Ainsi jumelées, elles deviendraient une destination cycliste incontournable au Québec. On se croise les doigts! 

Tout au long du parcours de la Véloroute de la Chaudière, on peut profiter d’une série de services (sanitaire, sécurité, information, etc.) et d’aires de repos. Les stationnements sont bien distancés afin de pouvoir choisir la longueur de sa randonnée. 

Comme la piste cyclable va d’une ville à l’autre, il est facile de trouver le moyen de se restaurer. Par exemple, en se stationnant à Sainte-Marie-de-Beauce, des restaurants et des épiceries sont à proximité quand vient l’heure des repas. Si on veut vivre une expérience de supermarché un peu éclatée, il faut entrer dans la succursale de Les Pères Nature, une épicerie tout en couleurs qui sait faire découvrir de nouvelles saveurs à la clientèle.

Il est possible d’aller visiter le parc nature du Domaine Taschereau, le plus inondable au Québec! Situé au coeur de la ville de Sainte-Marie, il est le site idéal pour la marche en famille et l’observation de plus de 150 espèces d’oiseaux.

À Vallée-Jonction, la piste cyclable passe tout près du Musée ferroviaire de Beauce et d’une ancienne locomotive à vapeur.

 

Le lien: veloroutedelachaudiere.com


Mon truc du dimanche : Quand vient le temps d’initier le petit dernier aux joies du vélo, on ne souhaite pas qu’il se blesse évidemment. Le gazon, trop difficile à pédaler. L’asphalte, trop dangereux pour les genoux en cas de chute. Ma recommandation : le sable d’un terrain de baseball. Juste assez dur pour ne pas nuire aux efforts de l’enfant et juste assez mou pour permettre de prendre l’équilibre!


Du lundi au dimanche: Jean-Pierre Huot est le créateur du site web Réseau ADNduVélo. Le concept a été créé en avril 2014. Le site www.adnduvelo.com a ensuite été conçu et mis en ligne en juin 2014 avec la page Facebook. ADNduVélo est un réseau non commercial, sans publicité et philanthropique ayant comme mission de faire la promotion du vélo récréatif et caritatif au Québec. C’est gratuit! Bravo M. Huot.


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Claude Plante
Des sentiers de souches, de roches et de boue

Actualité

Des sentiers de souches, de roches et de boue

CHRONIQUE / Qui a dit qu’une piste cyclable devait être toujours lisse et plane? Certainement pas les cyclistes des Sentiers vélo Lévis. Pour eux, il faut des racines, des souches, des roches et de la boue, pas mal de « bouette », dans le chemin !

L’OBNL qui a vu le jour en 2017 développe et entretient un réseau interconnecté de sentiers de vélo de montagne de type « urbain » dans la grande région de Lévis.

Les pneus et les guidons sont larges. On tortille entre les arbres, les ruisseaux et les troncs d’arbre. On joue des freins et des plateaux rapidement selon les obstacles. Moi qui n’avais jamais roulé sur un vélo de montagne, toujours sur des pistes cyclables les plus droites possible. Le défi était d’autant plus grand. 

Difficile pour le Cycliste du dimanche de s’en sortir propre et sans éraflure…

Tout cela en étant la plupart du temps éloigné des routes et de leur trafic automobile.

« Notre approche est différente. De par nos sentiers essentiellement en milieu boisé, nous offrons présentement à la population cycliste régionale plus de 22 kilomètres de pistes balisées et entretenues, et ce, pour le débutant à l’intermédiaire », explique Marc Bouchard, vice-président de l’organisme Sentiers Vélo Lévis.

« À échéance, il sera possible de parcourir plus de 75 kilomètres de sentiers interconnectés. Tout ça, à l’abri des véhicules routiers. »

On ne manque pas d’ambition ! 

Marc Bouchard, un jeune cycliste dans la soixantaine, peut vous en parler du réseau pendant des heures. Et vous faire pédaler aussi longtemps! 

L’approche est même écologique. 

« Notre réseau urbain reste en périphérie des axes routiers importants et aucune route publique ne vient entraver la circulation des cyclistes, dit-il. C’est donc hautement sécuritaire. Ça fait le bonheur de nos nombreuses familles qui viennent emprunter nos sentiers. »

« Comme nous balisons les sentiers, les cyclistes demeurent dedans. Ce n’est pas large un vélo, donc nous n’endommageons pas la nature. Nous réutilisons des matériaux de vieux patios et des troncs d’arbres morts pour construire des ponceaux. »

Parce que justement, pour se faire, ces passionnés doivent obtenir des droits de passage pour ménager des sentiers. Ils sont confrontés aux mêmes réalités que les directions de club de motoneigistes et de quadistes. Un seul propriétaire foncier décide de ne plus les laisser passer et c’est fini. Le circuit est coupé en deux. Le mot d’ordre est de ne pas endommager les bois.

Jean-François Bégin, président des Sentiers Vélo Lévis, a grandi dans ce secteur de Lévis. Il connaît bien les bois et champs qui accueillent les pistes de son organisation. Il est fier de dire qu’elle favorise la pratique sécuritaire de ce sport sans avoir toujours à penser qu’un automobiliste distrait puisse mettre fin à une belle randonnée de vélo assez abruptement merci...

Le respect des droits de passage est vital. On doit s’assurer qu’on ne déborde pas des limites des sentiers, souligne-t-il.

« En théorie, l’accès est gratuit. Cependant, les gens sont invités à verser une contribution volontaire de 20 $ par adulte afin d’assumer une partie des coûts de développement et d’opération des sentiers. Une vignette de membre sera expédiée par la poste. »

Le  lien : https://sentiersvelolevis.ca/


Mon truc du dimanche :

Si vous vous présentez chez un réparateur de vélo en disant que le pédalage n’est pas normal, il va probablement sortir une petite règle qu’on colle à la chaîne. Le spécialiste voudra ainsi la mesurer. Parce que les chaînes s’étirent à force de pédaler. Elles peuvent endommager les plateaux. On doit donc la changer. Une confession? La mienne est certainement trop longue…

Du lundi au dimanche:

À la demande générale, les soirées de vélo à la montagne de Bromont sont de retour cette année ! La remontée ferme un peu plus tard à cinq reprises au courant de l’été. Il reste les soirées du 11 juillet, 25 juillet et du 8 août. Plusieurs autres activités sont proposées dans le cadre de cet événement !


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Claude Plante
Voir l’Isle-aux-Grues sous tous ses angles

Chronique

Voir l’Isle-aux-Grues sous tous ses angles

CHRONIQUE / La meilleure manière de visiter l’Isle-aux-Grues, au beau milieu du fleuve Saint- Laurent, est sans contredit d’enfourcher son vélo. C’est certainement l’idéal quand on veut explorer le pays du regretté Riopelle avec la petite famille.

L’île est longue de seulement dix kilomètres et large de deux kilomètres environ. C’est la seule île habitée à l’année parmi la vingtaine de l’archipel à cette hauteur du fleuve.

On n’y retrouve pas de piste cyclable, mais ses quelques routes asphaltées permettent de rouler sans trop de souci. En fait, on croise plus de quads et de tracteurs que de voitures. C’est remarquable! Encore plus quand les agriculteurs gruois y vont à fond de train pour terminer la récolte de foin au début d’un été laissant peu de place au beau temps.

On s’entend, ce n’est pas l’endroit où on enfile les kilomètres.

En pédalant, on a droit à des paysages aux panoramas grandioses qui vont changer au gré des vents toujours assez présents. Tantôt la lumière et ses couleurs exceptionnelles, des forêts anciennes, les grèves bercées par les marées, la variété d’oiseaux, les levés et les couchers de soleil.

L’Isle-aux-Grues se laisse photographier. Elle ne demande que ça! C’est en roulant sur deux roues qu’on pourra la voir sous tous ses angles, comme si le temps s’était arrêté.

Pour s’y rendre, on prend le traversier à Montmagny à 55 kilomètres à l’est de Lévis via l’autoroute 20. Le NM Grue-des-Îles qu’il s’appelle. Le beau de l’affaire, c’est que la traversée est gratuite, qu’on soit un cycliste, un piéton ou un automobiliste. Il faut compter une trentaine de minutes pour se rendre d’une rive à l’autre. On remarque de plus en plus de cyclistes montant à bord.

Ici j’actionne la sirène du traversier! Il vaut mieux consulter l’horaire des traversées. Elles s’effectuent selon les marées qui varient quotidiennement. Il est recommandé de bien planifier votre retour avant de se rendre sur l’île. Pourquoi? Le bateau peut quitter Montmagny vers 9h par exemple et revenir vers midi. Mais seulement reprendre en début de soirée. Ce qui fait qu’on peut être de retour sur la Rive-Sud que vers 19h ou 20h. Ça peut devenir long quand on n’a que quelques kilomètres à rouler.

L’horaire des traversées, disponible en ligne, permet heureusement de planifier à long terme. Mais il y a assez d’attraits pour passer plusieurs heures sur l’Isle-aux-Grues. Ça sera le temps de déguster les fameux fromages de l’île. Sans compter des mets exclusifs et de spécialités à l’esturgeon et à la caille locale offerts.

Au Musée de l’Isle-aux-Grues, on vous racontera l’histoire de l’île, de ses habitants, de l’artiste Jean-Paul Riopelle, des canots à glace et des oeuvres d’art.

On pourra aussi trouver le moyen de se faire raconter comment se déroule la joyeuse tournée costumée de la Mi-Carême, quand de maison en maison, des troupes colorées de citoyens de l’île circulent dans l’anonymat et dans une atmosphère de kermesse. Vous serez certainement intrigué en vous rendant sur le site… du « bateau Ivre ».

Et pourquoi ne pas partir à la recherche des girouettes et des cabanes d’oiseaux? La Société des traversiers du Québec organise un rallye photo pour faire découvrir l’île. C’est l’occasion de découvrir la faune ailée et de se laisser charmer par les paysages humains et naturels de l’archipel de L’Isle-aux-Grues. Les dépliants sont disponibles à l’une ou l’autre des gares fluviales.

En dernier recours, on retrouve un camping et une auberge sur l’île… Ou on prend l’avion pour revenir sur le continent!

Les liens : www.isle-aux-grues.com


Mon truc du dimanche :

Quand on voyage avec des jeunes enfants, il vaut mieux choisir des pistes cyclables longeant des parcs équipés de jeux pour les tout-petits. Comme ça, les parents ont de quoi à promettre à la progéniture quand on vient le temps de les convaincre de repartir en randonnée…


Du lundi au dimanche :

Le FestivAllezY, c’est une fête de trois jours de vélo de montagne à East Hereford en Estrie. Au fil des ans, ce village au milieu des montagnes attire les amateurs de sentiers simple trace. Durant la fin de semaine, du 12, 13 et 14 juillet, on a prévu plusieurs façons de découvrir ce royaume.


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Claude Plante
Pour ceux qui aiment la tranquillité

Le cycliste du dimanche

Pour ceux qui aiment la tranquillité

CHRONIQUE / Au début de la saison, j’ai promis de vous faire découvrir des pistes peu fréquentées, des trésors cachés de notre réseau cyclable québécois. Selon moi, le tronçon de cette semaine répond à plusieurs caractéristiques qui définissent mon palmarès.

De Richmond à Kingsey Falls, en passant par Danville; un parcours sur le plat bercé par les reliefs d’une vallée estrienne typique qui sait isoler le sentier avec charme.

On roulera sur différentes surfaces de petits cailloux, via trois MRC (Val-Saint-François, les Sources et Arthabaska), ce qui rend appropriée l’utilisation du vélo de type « gravel bike ».

Le Cycliste du dimanche commence sa randonnée sur le tronçon le Sentier de la vallée. On peut stationner à la gare de Richmond sur la rue Principale. On comprend vite qu’on pédale sur une ancienne voie ferrée, surtout quand on circule entre des parois creusées dans le roc. La sueur qui perle sur notre front n’est certainement pas à la hauteur de celle des individus qui ont bâti ce chemin de fer.

Qualifier cette piste cyclable de «déserte» est peut-être un peu exagéré. Mais elle est certainement l’une des moins achalandées de l’Estrie. Il est question ici d’une piste familiale qui relie facilement Danville et ensuite, pourquoi pas, à Kingsey Falls.

Il faut donc ensuite emprunter le Réseau cyclable de la région des Sources pour bifurquer vers celui qui mène au pays des frères Lemaire. On parle ici d’un trajet d’environ 70 kilomètres aller-retour.

La voie est large. On peut rouler à deux côte à côte, des fois trois... comme il y a rarement d’autres cyclistes qui se présentent derrière ou devant. J’ai déjà qualifié ce sentier de « piste de la tranquillité ». C’est encore vrai.

Les utilisateurs n’ont pas à longer sur de longues distances des routes très passantes. Le bruit des véhicules n’est donc ici pas un désagrément.

Sept tournesols géants

De Richmond, on roule en direction du secteur Saint-Cyr. Une halte avec toilette chimique a été aménagée. Si on retourne vers le point de départ, la randonnée sera d’une vingtaine de kilomètres.

Vient ensuite Danville, où toutes les commodités ont été prévues, comme la désignation «Village-relais» l’oblige. On a installé un kiosque d’information touristique dans un bâtiment longeant la piste cyclable. On trouve sur place un atelier de réparation de vélo.

Bel endroit aussi pour faire un pique-nique. Si on rebrousse chemin vers Richmond, la promenade sera de 40 kilomètres environ.

Sinon, on pourra par la suite poursuivre le trajet vers Kingsey Falls. L’intersection vers le village qui a vu naître de la multinationale Cascades est difficile à manquer. Tout est bien indiqué. Si on roule en famille, les plus jeunes cyclistes s’amuseront à faire le décompte des sept tournesols géants qui bordent la piste à tous les kilomètres jusqu’à l’arrivée.

On peut se rendre au parc Bernard-Lemaire où il fait bon prendre un peu de repos près de la rivière Nicolet. On est à un jet de pierre du parc Marie-Victorin, bien connu pour ses aménagements de mosaïcultures. Une passerelle relie les deux parcs.

Kingsey Falls n’est pas l’endroit où on retrouve le plus de restaurants. Pour cela, il faut plutôt opter pour Warwick et ajouter une douzaine de kilomètres de plus. Directement le long de la piste, le Pub l’Ours noir déploie sa terrasse. Les amateurs de fromage peuvent se laisser tenter par la Fromagerie Victoria.

Sur le chemin du retour, les plus chanceux pourront rencontrer des animaux sauvages, comme le castor, le porc-épic ou le renard. Des fois, de moins en moins loin, des chevreuils. Mais, rassurez-vous, on croise quand même plus d’humains que d’animaux...

Mon truc du dimanche : Le vélo électrique est en train de donner un second souffle aux sentiers cyclables de la province. On en voit de plus en plus. Ils sont évidemment plus dispendieux, mais ces bécanes qu’on peut qualifier de 2.0 permettent de faire de plus longues distances sans trop se fatiguer. Pensez-y!

Du lundi au dimanche : Le Challenge de l’Espoir, vous connaissez? Sa 21e édition se déroule jusqu’au 28 juin sur 500 kilomètres, de Lac-Brome jusqu’à Québec. 50 jeunes de 20 nationalités différentes sont partis à la découverte du Québec sur deux roues pour vivre l’aventure. Le groupe s’entraîne depuis deux mois. Plusieurs ne sont pas de grands sportifs, à ce qu’on me dit.

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Claude Plante
En hommage à Marie-Hélène

Le cycliste du dimanche

En hommage à Marie-Hélène

CHRONIQUE / Quand on pense à Marie-Hélène Prémont, son large sourire communicateur nous vient à l’esprit, mais aussi ses exploits en vélo de montagne, dans des descentes périlleuses.

Eh bien sachez qu’on a donné le nom de l’Olympienne à une piste cyclable au relief tout à fait contraire aux montagnes que l’athlète dévalait dans sa palpitante carrière. Pas de danger de perdre le contrôle de sa monture sur les 55 kilomètres de sentier en ligne droite allant de la chute Montmorency jusqu’au Mont-Sainte-Anne, à Saint-Ferréol-les-Neiges, où la championne a fait sa marque.

La Véloroute Marie-Hélène-Prémont permet de traverser sept villages via une piste cyclable distincte ou par la Route de la Nouvelle-France, parmi les plus vieilles voies publiques du pays. Parfait pour les cyclistes de  niveau débutant et/ou intermédiaire.

À partir de la majestueuse chute Montmorency, on alternera entre une piste cyclable asphaltée et une chaussée désignée sur des rues non achalandées.  À peu de distance, la route 138 se fait entendre, tellement le trafic est imposant. On se considère chanceux de pouvoir pédaler sans se soucier des véhicules.

C’est toutefois une portion où le vent, surtout quand on roule en direction de Québec, peut venir jouer les trouble-fête. Il n’aide jamais autant qu’il nuit au retour…

On plonge dans l’histoire en roulant sur l’Avenue royale, une route étroite et sinueuse bordée de maisons ancestrales assez proches de la route pour taper la main des gens en train de se bercer sur le balcon… Bienvenue sur la route de la Nouvelle-France qui sillonne la Côte-de-Beaupré. On dit qu’elle est l’un des plus vieux chemins de l’Amérique du Nord.

La limite de vitesse est respectée, mais il faut s’attendre à rencontrer plusieurs voitures par un beau dimanche après-midi. Au gré de la randonnée, on découvre des paysages, une histoire et un patrimoine bâti entretenu avec goût. 

On passera ensuite par Sainte-Anne-de-Beaupré, où en bon cycliste du dimanche, on fera ses dévotions pour expier les péchés commis en disant de gros mots en pleine ascension lors de randonnées précédentes.

Le secteur comprend plusieurs restaurants et hôtels, ainsi que des espaces de camping.

Pour ceux qui préfèrent la bière au vin de messe, on peut pédaler jusqu’à la Microbrasserie Des Beaux Prés, où on peut choisir entre 16 produits brassés sur place. L’invitation est lancée aux cyclistes.

La Véloroute Marie-Hélène-Prémont permet de relier aussi les sentiers du Mont-Sainte-Anne et le Circuit du Cap-Tourmente dans le secteur de Saint-Joachim. 

Tout au long de ce parcours, des haltes sont aménagées avec différents équipements, comme des points d’eau, des tables de pique-nique et des stationnements.

Si on décide de rouler vers Québec, à partir de la chute Montmorency, on peut se rendre à la magnifique Baie de Beauport, à quelques kilomètres de distance. Sur place, on y découvre une grande plage et des jeux d’eau pour les enfants. L’endroit est animé et offre plusieurs services pour se restaurer.


Mon truc du dimanche :

Est-ce que vous moulinez avec des souliers « clipés » aux pédales? Pas moi. Plusieurs vous diront que ce genre de dispositif aide à sauver de l’énergie, car on tire sur la pédale en remontant la jambe. Possible, mais je n’aime pas la sensation d’avoir les pieds retenus sur les pédales en cas de chute. Disons que j’opterais davantage pour un système aimanté entre la pédale et le soulier. Tiens! Il faudrait que j’invente ça un bon dimanche.


Du lundi au dimanche: 

Du vendredi 21 au dimanche 23 juin, le Défi Île d’Orléans fait découvrir les attraits offerts par ce berceau de l’Amérique française que représente son île de Félix Leclerc via des activités rassembleuses et conviviales axées sur la santé avec un souci pour l’environnement. www.challengesileorleans.com.


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Claude Plante
Une journée, ce n’est pas assez

Le cycliste du dimanche

Une journée, ce n’est pas assez

BEAUHARNOIS — Quand on ouvre une carte des sentiers cyclables du réseau Suroît, on se dit qu’on en aura pour des jours, tellement il y a des kilomètres où l’on peut user du caoutchouc.

C’est ce qu’il y a d’intéressant dans ce coin de pays baptisé le Haut-Saint-Laurent, au sud-ouest de Montréal. Des pistes cyclables, assez pour prévoir une fin de semaine de vélo. Au moins.

La promotion touristique fait état d’un total de 192 kilomètres de trajets à rouler, sur routes et pistes cyclables. Les cyclistes du dimanche comme moi voudront s’attarder sur les sentiers hors route.

Dans cette région, les principaux sont aménagés le long de canaux fluviaux, ce qui promet un dénivelé peu élevé et des randonnées sans surprise. C’est aussi pédaler en stéréo : d’une oreille on entend le clapotis de l’eau du canal et de l’autre, le chant des oiseaux.

Ça s’avère quand on pédale sur la piste cyclable du Canal de Beauharnois. Pas pour rien qu’on l’a baptisé le « parcours au fil de l’eau ». Ce parcours intermédiaire porte son nom grâce à la partie du trajet de 25 kilomètres longeant le magnifique canal, traversant le Parc régional de Beauharnois-Salaberry. La piste est bordée d’arbres matures et de champs à perte de vue dans cette région du Québec connue pour son relief plat. 

Elle est très large et, malgré de nombreuses fissures, le revêtement offre un bon confort de roulement.

On a prévu des aires de pique-nique et des haltes d’interprétations en abondance. Facile de trouver un endroit pour s’assoir au bord de l’eau, retirer ses souliers, ses bas pour relaxer et une pause dans son itinéraire. Il est possible de voir passer de gros navires empruntant cette voie de navigation. 

Pour les repas, c’est le désert le long de la piste. Vaut mieux prévoir le sandwich au pain brun.

C’est plus simple pour trouver des espaces de stationnement à proximité du sentier. Le plus facile d’accès est certainement celui situé près de la centrale électrique de Beauharnois, à l’intersection des routes 132 et 236. Très impressionnante cette géante qui avale chaque seconde le volume d’eau qui correspond à trois piscines olympiques.

On vous expliquera tout cela lors d’une visite guidée gratuite de 90 minutes. Pratique en cas de pluie ou pour une pause dans votre séjour d’une fin de semaine.

L’autre piste cyclable jumelle longe un autre canal, celui de Soulanges.  Celle-ci fait 35 km, totalement asphaltée à partir de Pointe-des-Cascades jusqu’à Rivière-Beaudette, non loin de la Waterfront Trail ontarienne.

On vous incite à utiliser le stationnement gratuit situé dans la courbe de la route 338 et devant l’église de Pointe-des-Cascades.

À partir de Beauharnois, on peut aussi rouler sur une autre piste qui se rend à Sainte-Martine. On emprunte pour se faire une passerelle pour vélo qui enjambe l’autoroute 30. 

Si on prévoit aller d’une piste à l’autre, vaut mieux se déplacer en voiture. Les liens se font via de grandes routes, comme la 132, et il peut être périlleux de s’y présenter en vélo quand on est moins à l’aise.  

On peut aussi monter à bord de navettes fluviales pour aller d’une rive à l’autre. Le gros luxe quoi! 

Mon truc du dimanche : 

Non, il n’est pas obligatoire de porter un casque à vélo. C’est fortement recommandé. Je suis un peu déçu de constater qu’on semble délaisser de plus en plus cet équipement pourtant primordial sur nos pistes cyclables. Même pour des enfants! Un peu de sensibilisation ne ferait pas tort.

Du lundi au dimanche:

Le 15 juin, c’est le Défi Félix à Sherbrooke. L’événement qui en sera à sa neuvième édition fait un virage vélo cette année. Une programmation est centrée autour du vélo et de ses différentes pratiques : vélo de route, « gravel bike », vélo de montagne, vélo urbain, BMX et cyclo-cross. Depuis maintenant neuf ans, le Défi Félix Deslauriers amasse des fonds au profit du Programme à Félix, de la Fondation québécoise du cancer, plus spécifiquement pour les jeunes de 15 à 39 ans. Depuis 2010, c’est une somme de 304 000 $ qui a été amassée.

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Claude Plante
Coup de cœur pour la Cycloroute de Bellechasse

Le cycliste du dimanche

Coup de cœur pour la Cycloroute de Bellechasse

SHERBROOKE — Quand il est question de pistes cyclables pas assez utilisées, la Cycloroute de Bellechasse me vient en tête immédiatement.

Dans mon carnet de routes, elle fait partie des premières pages. C’est un véritable bijou de tronçon cyclable avec des qualités recherchées par les adeptes du vélo, même ceux cherchant un peu de défi.

La Cycloroute de Bellechasse, c’est 74 kilomètres de pur bonheur sur deux roues. Elle est recouverte d’un bout à l’autre d’un asphalte pas encore trop endommagé après 11 saisons de vélo.

Son tracé traverse des villages, des champs ainsi que des forêts et comporte un faible dénivelé. Certains secteurs, commandent quand même un peu plus d’efforts en montée, justifiant encore plus la douche une fois le parcours complété. 

Cette piste cyclable utilise le corridor ayant servi autrefois au transport de marchandises via trois chemins de fer sillonnant une région à la frontière de la Beauce. On peut la qualifier de sécuritaire. Aussi, les indications sont claires.

Pour y accéder, on peut se rendre à Saint-Henri de Lévis, sur la Rive-Sud de Québec, via la route 173 en prenant ensuite la 277 qui mène à la halte vélo longeant directement le sentier. On peut mettre ensuite le cap vers Saint-Anselme. Il ne peut pas manquer les murs de vélos, véritable attrait pour grands et petits. 

Il s’agit de deux parois de béton entre lesquelles on circule. On y a accroché des vélos de tous les genres, dont certains très anciens. On a ainsi récupéré ces vieilles bécanes pour donner un décor plus sympathique aux deux masses bétonnées faisant partie des infrastructures ferroviaires d’une autre époque. Belle halte quand on roule avec des enfants.

On se lance ensuite à travers des grands espaces, dans un secteur agricole pouvant nous faire découvrir des odeurs particulières. Mais bon, on n’en meure pas! Ça incite juste à pédaler plus vite… Au temps des récoltes, les effluves s’améliorent grandement.

On roulera par la suite en surplombant la rivière Etchemin. Superbe! On traversera ensuite, sur plusieurs kilomètres, une forêt assez dense merci.

Ceux qui se rendront au bout, à Armagh, peuvent prévoir un hébergement, car des gîtes sont disponibles. La région de Bellechasse offre quelques terrains de camping.

La Cycloroute de Bellechasse est moins isolée maintenant qu’on peut y accéder à partir du Parcours des anses, la magnifique piste cyclable longeant le fleuve à Lévis. Depuis quelques années, on a installé un pont destiné aux cyclistes, au-dessus de l’autoroute 20, qui permet de relier les deux. C’est une véritable bénédiction si on compare ce qu’on devait se taper comme routes avant pour se rendre d’une piste à l’autre…

Bon, le pot maintenant. Cette véloroute n’a pas que des qualités. De rares défauts aussi. On n’y roule pas pour les services. Même si elle emprunte d’anciens tracés de voies ferrées, on n’a pas gardé les gares pour en faire des haltes destinées aux cyclistes ou autres touristes. Pour les besoins naturels, on doit donc utiliser des cabinets d’aisance portatifs, appelés « toilettes chimiques ». Pas toujours agréable ni pratique.

On retrouve rarement, le long du parcours, une petite sandwicherie permettant de casser la croute le midi. Prévoyez donc l’autonomie en préparant un lunch.

Le lien : www.cycloroutedebellechasse.com/

Mon truc du dimanche : Ce n’est pas rare de croiser des cyclistes roulant sur des vélos mal ajustés. Souvent, les selles ne sont pas à la bonne hauteur; trop basse comme si ça aidait à garder l’équilibre. Sachez que la jambe doit garder une légère flexion du genou une fois la pédale rendue au plus bas. On évitera une fatigue trop rapide lors de la randonnée. Vaut mieux consulter un expert en cas de doute.

Du lundi au dimanche : Le 15 juin prochain, place à La Boucle du Grand Défi Pierre Lavoie. Cette année, elle entraînera les cyclistes sur les belles routes du Centre-du-Québec et de Drummondville. Des milliers de cyclistes parcourront une distance de 135 km en circuit fermé et chronomètre. Le lien : www.legdpl.com/la-boucle.

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Claude Plante
Sur les sentiers peu connus

Cycliste du dimanche

Sur les sentiers peu connus

Mon plus grand regret est de constater, souvent en roulant sur les pistes cyclables du Québec, combien elles sont peu connues et surtout peu utilisées.

C’est pourquoi je fonce et vous présente, au beau milieu du Mois du vélo, ce qui deviendra une chronique hebdomadaire estivale qui vous amènera sur les plus beaux sentiers de la province à découvrir sur deux roues.

Avec le nom sans prétention de « Cycliste du dimanche », mes textes ne s’adresseront pas nécessairement aux amateurs de bécane de type Formule un qui roulent sur les routes.

Il y a maintenant des dizaines d’années que je dépense de l’huile de mollet sur les véloroutes et sentiers cyclables du Québec et même d’ailleurs au Canada et aux États-Unis. Si mes textes peuvent en convaincre d’enfourcher leur vélo et de rouler quelques dizaines de kilomètres de plus cet été, j’en serai bien heureux. 

Combien de fois je me suis retrouvé seul avec les membres de ma famille, par un beau dimanche après-midi, sur une piste déserte ne présentant que les avantages recherchés par l’homo cyclus?

Je peux vous dire que j’ai roulé dans plusieurs conditions et sur des surfaces pas toujours invitantes. Certaines ont plus besoin d’amour que d’autres. 

Durant les années de coupes budgétaires du gouvernement, plusieurs administrateurs ont opté pour seulement assurer la maintenance de leur réseau. Les grands projets de réparations des infrastructures ont dû attendre. Les cyclistes n’ont peut-être pas véritablement vu la différence, car la sécurité et la douceur de roulement ont été préservées.

Plusieurs espèrent une augmentation des sommes allouées pour procéder à des travaux plus urgents. Le réseau de la Route verte est rendu à maturité, avec 5300 kilomètres à pédaler, dont 40 pour cent est situé hors route.

Pourquoi les pistes cyclables? Trop pépère, me diront certains. 

Pour me tenir loin des bruits du trafic. Les véloroutes nous font voir l’envers du décor, celui qu’on ne peut remarquer en roulant en voiture. J’aime mieux entendre les oiseaux chanter que le son d’une route provinciale. 

Plusieurs me diront que les pistes cyclables les plus populaires sont souvent trop achalandées, qu’il faut jouer du guidon pour faire sa place à travers les piétons et les planchistes.

C’est justement le but de cette chronique; rouler dans des sentiers offrant des expériences mémorables en plein champ ou en pleine forêt, loin de la circulation.

À la semaine prochaine!

Mon truc du dimanche

Les débuts de saison du vélo sont souvent synonymes de fessier endolori, après un hiver passé assis dans son douillet fauteuil préféré du salon. Pour éviter les randonnées difficiles, certains utilisent toutes sortes d’astuces et d’équipements de rembourrage pour rendre leur selle plus confortable. J’ai même vu des cyclistes utiliser un bout de peau de mouton…

Si  j’avais un conseil à donner, c’est celui de… ne pas lâcher. De reprendre le guidon et de pédaler encore et encore. Avec le temps, en ajoutant des randonnées, le corps s’adapte. 

À surveiller

Cette rubrique braquera le projecteur sur des activités cyclistes à venir. En ce Mois du vélo, il serait trop long de les énumérer. Mais je vous suggère de consulter le site www.moisduvelo.quebec/calendrier pour voir la liste des événements qui se tiennent près de chez vous. On peut aussi en profiter pour s’inscrire au Défi du Mois du vélo et courir la chance de gagner de multiples prix. On va à l’adresse www.lovetoride.net.

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Claude Plante
Quand les pommiers s’offrent en spectacle

Actualités

Quand les pommiers s’offrent en spectacle

CHRONIQUE / Pour une première sortie, pour le réveil du cycliste, pourquoi ne pas célébrer le printemps en fleurs? Et pas à peu près!

À ce temps-ci de l’année, la piste cyclable La Route des champs, en Montérégie, offre un spectacle visuel et odorant hors du commun. Les pommiers sont en fleurs et montrent leurs plus beaux atours aux cyclistes.

On ne peut résister à prendre une pause pour admirer le paysage d’un blanc immaculé à perte de vue. Le trajet s’annonce zen et champêtre.

Ce n’est là qu’un des attraits de la Route des champs qui va de Marieville à Granby sur une distance de 44 kilomètres. Qui dit Montérégie, dit relief assez plat. Cela se reflète évidemment dans ce tracé fort agréable aménagé sur une ancienne voie ferrée. Les moins aguerris n’auront pas à affronter des dénivelés importants.

La région de Rougemont permet de prolonger le plaisir en offrant des tables de dégustation des produits de la pomme. C’est aussi le pays des jus Oasis. À l'automne,  l'odeur sucrée des pommes a de quoi motiver les cyclistes.

Je suggère de stationner la voiture à Saint-Paul-d'Abbotsford, au terrain des loisirs le long de la 112. On prend la piste asphaltée en direction ouest. En cas de vent, vaut mieux l’avoir de face pour débuter et de dos pour revenir.

Claude Plante
Une île… une piste cyclable

Le cycliste du dimanche

Une île… une piste cyclable

Le temps d’une fin de semaine, Montréal devient une immense piste cyclable. Bon, ce n’est pas la moins achalandée, mais elle a fédéré des centaines de milliers de cyclistes depuis maintenant 35 ans!

Le Tour de l’île de Montréal mérite les lettres de noblesse qu’on lui accole. Seulement par le fait de donner le goût aux Québécois d’enfourcher leur vélo. C’est une organisation d’envergure qui mérite notre reconnaissance.

En 35 ans, la formule a évolué. Le Tour de l’île s’inscrit maintenant dans une semaine d’activités qui se déroule à partir de ce dimanche, jusqu’au jour J, quand la voiture laisse place au vélo, le 2 juin. Le Défi métropolitain, qui propose un parcours non chronométré de 50 à 150 km, est le coup d’envoi du Festival Go vélo Montréal et de la saison cyclosportive pour plusieurs adaptes. Toute la semaine, des activités Vélo-Boulot sont prévues afin, entre autres, de pousser l’adoption du vélo dans la vie de tous les jours.

Vient ensuite le Tour de nuit de 25 kilomètres, le 31 mai. Mémorable. Par un temps frais à ce temps de l’année, les cyclistes découvrent Montréal sous les lampadaires et sous les lueurs des gratte-ciel.

Une primeur : cette année, les participants pourront rouler dans le Stade olympique, pas seulement contourner la maison des jeux de 1976.

Le 2 juin, place aux choses sérieuses. Les cyclistes envahissent la place. Le Tour de l’Île, c’est un classique, le temps d’un dimanche à vélo où des dizaines de milliers de cyclistes donnent aux rues de Montréal un nouveau rythme, dans un élan de joie.  On y vient en solo, en famille ou en groupe de collègues de travail.

L’organisation offre ses plus beaux sourires, créant chaque fois une véritable fête. Et pas seulement les bénévoles! Plusieurs citadins en profitent pour participer à leur manière. On se déguise, on décore et on encourage. Certains sortent même les instruments de musique pour accompagner les cyclistes qui circulent devant leur porte. 

Les riverains du parcours du Tour de l’île n’hésitent pas à entrer dans la fête et d’y aller de leur propre animation. On a même vu des spectateurs faire du vélo stationnaire sur le trottoir pour encourager les participants! Une machine à souvenirs.

Plusieurs stations de services, comme le ravitaillement et les pauses, sont prévues. On peut choisir le 25 ou le 50 kilomètres.

En 1985, à sa première édition en octobre, le Tour de l’île de Montréal avait attiré seulement 3000 cyclistes. Lors de la deuxième année, l’événement a fait pédaler environ 10 000 personnes!

Depuis, chaque année, Montréal attire 15 000 cyclistes le vendredi soir et 25 000 pour le Tour de l’île. C’est le petit miracle que réalise l’équipe de Vélo-Québec. Évidemment, les souvenirs sont moins mouillés quand le beau temps est de la partie. On en convient. On se félicite du côté des organisateurs d’avoir pu présenter l’événement chaque année en défiant les éléments.

Le Tour de l’île de Montréal a été inspiré d’un événement semblable de New York. On voulait inaugurer une piste cyclable dans l’est de la ville de Montréal. C’est à ce moment que l’idée d’un tour populaire a été proposée. Il a fallu convaincre les autorités municipales, le service de police, etc.

La deuxième année, on a décidé de le tenir en juin, un dimanche, quand il y a moins de voitures dans les rues. Quand 10 000 cyclistes se sont pointés, le poids du nombre a parlé. Une fois l’an, on donne la rue aux cyclistes. On ne peut pas être contre le Tour de l’Île. Le reste du temps, les rues sont aux voitures.

On peut s’inscrire en ligne à l’adresse: www.velo.qc.ca.

Mon truc du dimanche :

Souvent, de loin, on pense que c’est le chant d’un oiseau. Mais plus le vélo approche, plus on comprend que le son (ou le bruit!) vient de la chaîne de vélo du cycliste que l’on croisera sur la piste. De grâce, faites-moi plaisir et échappez quelques gouttes d’huile sur votre chaîne pour faire taire ce bruit. On n’a vraiment pas besoin de la friction d’une chaîne sèche en pédalant non plus.

Du lundi au dimanche:

Jeudi, à 18 h, à la Maison du développement durable de Montréal, il sera possible d’en apprendre plus sur le vélo électrique, « la prochaine révolution en mobilité urbaine », dans le cadre du Festival Go vélo Montréal. Ingénieur civil et professeur à l’Université du Tennessee, Christopher Cherry donnera une conférence (en anglais) sur le sujet.

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