L'équipeavait préparé une pancarte de «fan #1» pour la chroniqueuse. On retrouve ici la coanimatrice Julie Houle, Nathalie Simard, l'animateur Guy Mongrain, la chroniqueuse Catherine Doré et la coanimatrice Claudia Ébacher.

J'ai «shaké» une pancarte à La Poule

CHRONIQUE / Tout a commencé par un courriel qui disait à peu près : « Nous avons lu votre chronique où vous avouez être fan #1 de La Poule et nous souhaitons vous donner la chance de réaliser votre rêve de "shaker" une pancarte en forme d'oeuf ».
L'équipe prépare toujours des cartons humoristiques pour la pratique de l'émission.
Pas d'argent à gagner, juste l'expérience. C'est ainsi que le mercredi 12 avril je me suis retrouvée dans les studios de TVA en compagnie de mon amie Nathalie Simard (pas la chanteuse, l'agronome !), pour participer à l'enregistrement de La Poule aux oeufs d'or. Après 425 km sous un ciel grisâtre, nous avons été accueillis vers 12 h 30. Nous avons acheté un sandwich en vitesse à la cantine, que nous avons mangé tout simplement à la table de l'équipe de l'émission, en compagnie entre autres de Julie Houle et de Guy Mongain. Truc pour les jeunes journalistes qui lisent ceci : si vous pensez faire une entrevue en mangeant, ne choisissez pas un croissant. Je dis ça comme ça.
Après une réunion avec les participants où le but de notre présence a été expliqué aux participants, nous avons appris que Nathalie et moi ferions la pratique officielle, juste avant le début de l'émission. 
On nous a mis un micro et la responsable du plateau nous a montré, à tour de rôle, où se positionner et à quel moment bouger. Sur le sol, on retrouve des dessins d'oeufs pour savoir où aller. Là, tu te tiens sur le logo de l'oeuf, tu regardes ici dans un angle de 45 degrés. Tu te déplaces là, tu tournes les roulettes et tu reviens sur ton oeuf. 
L'oeuf c'est la vie, qu'on dit !
Et puis la fausse émission commence, mais comme si c'était vrai. La musique, les applaudissements, les caméras qui bougent. Oh, mon dieu, on me fait signe d'avancer !
Guy Mongrain s'adresse d'abord à mon amie. Je n'entends rien, même s'ils sont à un mètre de moi. Ça applaudit fort !
Il se tourne vers moi et me demande mes passe-temps. « Venir à la poule. » Autre chose ? « Venir à la poule, ''shaker'' une pancarte en forme d'oeuf et tourner des roulettes ! » 
Fiou ! J'ai survécu !
On se rend immédiatement aux roulettes. Je souris comme une idiote, juste au cas. On « spin » la roulette, tel qu'enseigné plus tôt. C'est vrai qu'elles sont plutôt lourdes. Le 7-7-3 apparaît tandis que la foule scande « un doublé ! un doublé ! ». Yesss ! Et mon amie ? Aucune idée, elle semble être à des kilomètres, même si le studio est tout petit.
Je fais le faux jeu chance-oeufs et je « remporte » 2000 $ d'électroniques. Maintenant, les choses sérieuses. Je sélectionne le 3, un oeuf apparaît. Joie. Le 7 est doublé : deux oeufs. HA ! DANS TA FACE L'AGRONOME !
Mon amie n'a aucune chance et doit se diriger sur les côtés. « L'agronome n'a pas pris racine ici », lance M. Mongrain, qui n'en manque pas une. 
On m'avait dit de choisir l'oeuf #1 et ensuite de choisir le #11 (c'était prévu que le coq chante). Sur l'oeufrier, un seul carton, pas d'enveloppe : « On vous offre un vol sur United Airlines... escorte fournie !». Ouf ! sans façon !
Dans le premier oeuf, le prix est que Guy Mongrain vienne faire mon jambon de Pâques. Je choisis le 2e oeuf, en disant que j'ai espoir que le prochain prix va inclure aussi la salade. C'est mieux : « Guy vous offre un calin chocolaté !» Je fais une face de surprise digne des Oscars et j'accepte mon calin. (On me soufflera plus tard qu'il s'agit du prix de tous ceux qui font la pratique...)
Six minutes de pur bonheur
En six minutes, c'était fini. Le plus surprenant ? On n'entend rien. Je n'avais pas d'argent en jeu, et j'étais tellement concentrée à ne pas me tromper que j'ai à peine regardé l'auditoire. Il aurait pu y avoir un spectacle rock que je n'aurais rien remarqué. Donc, le public peut bien crier « le 7 ! » à s'en briser les cordes vocales, on se trouve dans une bulle. Imaginez quand vous criez de votre salon ! 
J'ai assisté à la vraie émission dans l'auditoire. J'ai « shaké » ma pancarte en forme d'oeuf et j'ai participé aux joies et déceptions des familles présentes. Avant qu'on ne s'en rende compte, l'émission était terminée, peu avant 16 h. J'étais vidée, mais amplement satisfaite. 
« On souhaite vous revoir bientôt ! », lance quelqu'un aux participants. Personne ne dira le contraire !
Les frais de ce reportage ont été payés par Loto-Québec.