Une trentaine de pots de verre remplis de sucreries, de maximes et de mots ont donc été livrés à l’hôpital de Chicoutimi par l’enseignante et un petit groupe d’élèves. C’était l’équivalent d’une offrande par chaise au département d’oncologie. Les jeunes ont pu visiter les lieux et rencontrer des patients.

Goûter... et être touché

L’an dernier, Annie Belley avait fabriqué des boîtes de douceurs pour des personnes atteintes de cancer, mais celles-ci ne contenaient que des bonbons. En chimiothérapie, déguster une sucrerie peut faire beaucoup de bien aux patients, a observé l’enseignante.

Le goût est l’un des cinq sens, au même titre que le toucher. Mais il existe aussi l’autre «toucher», l’homonyme, celui qui signifie atteindre, émouvoir. À ce titre, les élèves de l’école de La Pulperie ont visé dans le mille.

«Ce n’est qu’un point noir sur une feuille blanche», «Je t’envoie plein d’ondes positives», «Je crois en toi, tes efforts porteront des fruits». Comment ne pas croire en la possibilité de guérir en lisant de telles phrases signées Thomas, Marilou, Justine ou Mila?

30 pots
Une trentaine de pots de verre remplis de sucreries, de maximes et de mots ont donc été livrés à l’hôpital de Chicoutimi par l’enseignante et un petit groupe d’élèves. C’était l’équivalent d’une offrande par chaise au département d’oncologie. Les jeunes ont pu visiter les lieux et rencontrer des patients.

Annie Belley a été émue de lire quelques messages publiés sur Internet au sujet des répercussions de ses réconfortantes boîtes de douceurs, des retours d’ascenseur qu’elle n’a pas manqué de relayer à ses petits anges de sixième année.

«J’avais vraiment le bon groupe pour ça cette année. Il y avait une belle énergie qui se dégageait de mes élèves», a noté la titulaire.

Les élèves Charlotte Segers, Ève Laberge, Mathieu Girard et Thomas Tremblay ont accompagné leur enseignante, Annie Belley, au département d’hémato-oncologie de l’Hôpital de Chicoutimi pour remettre des boîtes de douceurs aux patients.

«Wow! On a vraiment fait une différence», se sont entendu pour dire, pour leur part, les petits faiseurs de miracles mercredi, avant de plier bagage et de prendre le chemin de leur prochaine destination : l’école secondaire.