D'une fille à l'autre

Ces coins de pays sous-estimés

CHRONIQUE / Lorsque mon Kamouraskois de chum m’a amenée pour la première fois dans son village natal, il m’a fait visiter son rang. « Mon » rang, qu’il disait. Et il n’avait pas tout à fait tort, puisque le rang de l’Embarras, en arrivant dans le pittoresque village du Bas-du-Fleuve, n’était, jadis, habité que par les Gagnon, la famille de sa mère. Aujourd’hui, bien que les membres de sa famille occupent toujours une place importante dudit rang, d’autres familles y ont élu domicile.

« Ça, c’est la maison où j’ai grandi. À côté, c’est ma tante et mon oncle et en face, c’est la ferme de ma grand-mère, qui est aujourd’hui à mon cousin. Plus loin, c’est aussi mon oncle et là-bas, c’est la maison à mon autre tante », me disait-il, lors de ma visite guidée du rang familial. Il a continué comme ça durant plusieurs minutes, puisque la famille Gagnon, c’est une bien grande famille de Kamouraska.

D'une fille à l'autre

Syndiquer les cadres?

CHRONIQUE / C’est l’idée qu’a lancée un élu avec qui je parlais, il y a quelques jours. Évidemment, c’était une blague. Il n’était pas sur le point d’appeler la CSN. Du maraudage chez les cadres ou gestionnaires, ce serait assez farfelu, non?

Son idée était venue des dirigeants d’entreprise de sa ville, qui se plaignaient de la pénurie de main-d’oeuvre. Ils demandaient à la Ville de l’aide pour trouver des employés. L’absence de main-d’oeuvre les obligeait désormais à accepter ce qui était pourtant inacceptable il y a quelques années à peine.

D'une fille à l'autre

Sourire ne pousse pas au burnout

CHRONIQUE / Je n’ai jamais compris les gens qui travaillent dans le public et qui ont un air de boeuf. Vous savez, ceux qui vous font sentir presque mal de poser une question. Celles qui vous font peur de passer à la caisse.

Je ne suis pourtant pas une cliente exigeante. Vraiment pas, même. J’ai toujours eu une facilité à me servir moi-même et je suis la dernière à me plaindre d’un service reçu. Et surtout, je suis d’une grande tolérance devant de jeunes employés qui font leurs premières armes et qui se confondent en excuses devant un service maladroit.

D'UNE FILLE À L'AUTRE

Les sorties scolaires d'aujourd'hui: c’est pas toujours juste

CHRONIQUE / Lorsque j'étais au secondaire, j’avais une sortie scolaire qui m’enchantait chaque année. En février, nous allions toujours assister aux projections du festival Regard sur le court métrage, tout un après-midi. On prenait l’autobus et on se dirigeait à l’Auditorium Dufour pour regarder des films. C’était gratuit et on n’avait pas à quêter nos parents pour pouvoir y participer. Cette simple sortie m’a permis de développer une petite passion pour le 7e art et je me fais encore un devoir d’assister à quelques projections, 15 ans plus tard.

En juin, nous avions aussi, «dans mon temps», des sorties pour célébrer la fin de l’année scolaire. Rien d’extravagant, mais nous avions une liste de sorties possibles, pour tous les budgets des parents et pour tous les goûts des adolescents.