La route reliant Saint-Bruno à Hébertville offre ce magnifique spectacle.

Vive l’automne!

CHRONIQUE / Vive l’automne ! Longue vie à l’automne ! Voilà, j’annonce, sans plus de fla-fla, mes vraies couleurs.

Je reviens de quelques jours passés en forêt qui se résument très facilement. J’ai fait le plein de sommeil à toute heure du jour, de marches en forêt à surveiller les traces de la grande faune et de la plus petite ainsi que de longs moments dédiés à la contemplation de la nature. Des heures et des heures à ne penser qu’au repos.

Que demander de plus ?

L’absence de réseau cellulaire. C’est certainement l’élément qui est à l’origine de cette cure de repos qui me fut plus que bénéfique.

Face aux quatre saisons imposées par notre climat, je préfère de loin l’automne, l’hiver et le printemps. Mais pas le printemps trop chaud, oh non !

J’aime l’automne parce que je déteste avoir chaud. Aussi simple que cela. Pour vous dire, je pourrais bien me passer de l’été. Sacrilège, pour plusieurs, j’en conviens !

J’exagère à peine. Il y a mille et une autres raisons qui me font apprécier cette saison si déprimante pour certains.

Encore une fois, l’été est passé sous les pieds sans même qu’on le voit passer. C’est toujours ainsi.

Avouez que les quelques journées chaudes d’été conjuguées aux rares journées de vacances nous rendent sur le gros nerf. Nous devons tout faire et tout voir en l’espace de quelques semaines. On travaille fort pour entretenir les plates-bandes, on bichonne notre potager et on essaye de découvrir notre région et d’autres parties du Québec. À travers tout cela, on tente de se reposer par-ci, par-là.

L’été, à mes yeux, c’est un horaire surchargé de juin à août.

C’est probablement une autre belle raison qui explique mon amour pour l’automne.

Pour vous dire, l’automne venu, j’ai l’impression de reprendre mon souffle.

Le temps file moins rapidement. J’ai même l’impression, que par moment, il ralentit.

On regarde le paysage se transformer et les couleurs changer.

Avouez qu’une fois les feuilles des arbres ramassées, on n’a plus grand souci pour les travaux extérieurs.

On se retrouve alors à l’intérieur, dans notre petit cocon. Il n’y a rien de plus réconfortant que les lainages et les foulards enveloppants.

Le réconfort associé à l’automne est partout, même dans notre assiette. Après tout, c’est le début de la saison officielle des repas de fondue ou de raclette.

Difficile de trouver plus réconfortant !

La bonne nouvelle, c’est qu’il me reste encore quelques mois, voire sept ou huit, avant d’abandonner mes températures plus froides au profit de l’été. Annie-Claude Brisson