Vieille matante

CHRONIQUE / J’ai joué à la matante parfaite le week-end dernier. J’ai reçu mes deux neveux et ma nièce à la maison, les trois charmants enfants de ma soeur, dont je suis la marraine de l’aîné et de la cadette.

Je peux vous dire que j’ai pris un coup de vieux lorsque j’ai vu mon filleul de 14 ans sortir de la voiture. Il demeure à Québec et il pousse chaque semaine, ce qui fait en sorte qu’il a dû grandir de trois pouces depuis la dernière fois que je l’avais vu. À 14 ans, mon beau Guillaume mesure déjà six pieds. Si j’ai pris un coup de vieux, c’est que je me souviens très bien des jours où il n’était qu’un petit garçon.

Je taquinais ma soeur, lui disant qu’un jour, il serait un grand ado avec une petite moustache naissante. On se disait que c’était dans une éternité, mais voilà que ce jour est arrivé. C’est maintenant officiel, ma soeur n’a plus de bébés. Je n’en reviens pas lorsque je pense que la plus jeune aura neuf ans en juin.

Enfin bref, j’ai essayé de ne pas trop avoir l’air d’une vieille matante plate lors de leur visite. Nous avions une course au programme de fin de semaine et j’étais pas mal fière de courir aux côtés de mon grand filleul durant six kilomètres. Il aurait très bien pu me laisser en plan, la vieille de 32 ans. Il aurait même pu avoir un peu honte de se balader avec sa matante. Mais non, Guillaume ne m’a pas laissée tomber et nous avons franchi la ligne d’arrivée côte à côte.

La plus jeune, elle, est littéralement tombée amoureuse de mes six poules et elle a passé le week-end à me demander d’aller les nourrir avec elle. Sarah-Maude, qui est allergique aux oeufs, s’est un peu réconciliée avec ces animaux pondeurs qui lui rendent la vie si difficile.

Mais le clou de la fin de semaine, c’est celui du milieu, Étienne, qui l’a vécu. À Noël, j’avais demandé aux trois enfants ce qu’il préféraient comme cadeau. Un présent ou une activité en ma compagnie. Étienne n’avait même pas pris le temps d’y penser qu’il me répondait vouloir une activité avec moi. C’est en discutant de la réponse d’Étienne au bureau que mon chef de nouvelles, Normand Boivin, m’a proposé l’idée du siècle.

Normand est pilote depuis plus de 30 ans et il m’a offert de planifier un vol, histoire d’offrir à Étienne son baptême de l’air. Normand s’est chargé de réserver l’avion qu’il piloterait et nous nous sommes donné rendez-vous dimanche, à Saint-Honoré.

Mon neveu attendait ce moment depuis le soir de Noël et il ne tenait plus trop en place dimanche matin. De mon côté, la seule fois où j’étais monté à bord d’un Cessna, j’y avais laissé mon petit-déjeuner. Que voulez-vous, je souffre du mal de l’air.

J’appréhendais donc ce vol, mais je m’encourageais en me disant que je rendais heureux un petit bonhomme de 12 ans. Je suis donc montée à l’arrière de l’engin, pour qu’Étienne puisse prendre place à côté de Normand, qui lui avait même promis de lui passer les commandes.

Tout allait bien durant 20 minutes. Mais j’ai eu la confirmation que je n’étais pas faite pour les petits appareils volants. Les sacs à vomi m’ont encore été nécessaires. Plus d’une fois à part de ça.

Mais bon, mon Étienne était heureux et c’est tout ce qui comptait. Ça valait même une humiliation devant mon chef de nouvelles.

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Le harcèlement publicitaire

CHRONIQUE / La semaine dernière, j’ai reçu un courriel, comme j’en reçois à la tonne chaque jour, d’une boutique de vêtements. C’était une boutique de lingerie, avec des petites culottes particulièrement osées. J’ai cliqué sur le lien, histoire de rigoler un peu. J’ai surfé quelques minutes à peine sur le site Web. J’ai cliqué sur deux modèles pour les voir de plus près. Puis, j’ai quitté ma recherche. Sans rien acheter.

Deux heures plus tard, j’ai reçu un second courriel de la même boutique. L’objet du courriel était «Tu y penses toujours?», avec, en photo, les deux modèles qui avaient attiré mon attention deux heures plus tôt.

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Je ne suis pas ton amie (virtuelle)

CHRONIQUE / Ma présence dans l’univers médiatique depuis un peu plus d’une décennie m’amène, chaque semaine, à accepter de nouveaux amis, non pas dans la vraie vie, mais plutôt dans l’univers virtuel de Mark Zuckerberg qu’est Facebook.

Quelques fois, j’ai droit à, comment dire, des surprises de la vie. Rien de grave, tout cela se gère en quelques clics de souris et avec quelques explications. Retirer de la liste d’amis, quelle belle option que Facebook propose ! J’ai même dû à quelques reprises bloquer certains personnages, mais rien de majeur, je vous rassure.

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La faute au père Noël

CHRONIQUE / J’ai l’impression que certaines personnes voient les changements climatiques comme s’il s’agissait d’une religion.

Oui, c’est en plein ça, me diront plusieurs d’entre vous, heureux que je partage votre point de vue. Je vous arrête tout de suite.

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Apprendre à discuter

CHRONIQUE / Je ne vous apprends rien en affirmant qu’il ne faut pas parler d’argent, de politique ou de religion autour de la table.

Au quatrième jour de cette campagne électorale fédérale, avouez que cette loi non écrite prend tout son sens.

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Deux jours, ce n’est pas assez

CHRONIQUE / Les week-ends de trois jours, c’est la vie.

Plus je vieillis et plus je me rends compte que le temps file à une vitesse folle. J’ai passé ma vingtaine à ne penser qu’à travailler. Je suis passée à côté de bien des événements, des activités, des réunions familiales, des voyages, sous prétexte que le boulot passait avant tout. Et je le pensais. Ma priorité a longtemps été le travail. Je me disais que, de toute façon, j’aurais toute la vie pour les loisirs et le plaisir. Et pourtant. La vingtaine n’est-elle pas la décennie parfaite pour s’amuser? N’est-elle pas la décennie idéale pour voyager, apprendre et découvrir?

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Une année à attendre les prochains congés

CHRONIQUE / Chaque jour férié que nous offre le calendrier rallume la même réflexion. Serions-nous de meilleurs employés si nous avions seulement qu’à travailler quatre jours par semaine ? La question a sa raison d’être. Après tout, le Parti québécois (PQ) l’a même proposé, en 2003, à travers une promesse électorale de loi-cadre sur la conciliation travail-famille.

La suggestion du PQ comprenait, notamment, la réduction de la semaine de travail de 20 % sans amputer les avantages sociaux.

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Pas la recrue de l’année!

CHRONIQUE / Personne ne tombera en bas de sa chaise alors que je vous avouerai que mis à part mes chaussures de sport que je porte en dehors des heures du travail il n’y a pas grand-chose de sportif de rattaché à ma personne.

Que voulez-vous? J’appartiens à l’autre clan. Je m’identifie bien plus aux projets artistiques que sportifs.

Chroniques

La passion comme profession

CHRONIQUE / Mon mari doit souvent me partager. Je vous rassure, non pas avec une autre personne, mais avec mon travail. Que voulez-vous, il a marié une passionnée.

Et si l’horaire est prévu, de manière générale, de 9 à 5, je dois vous avouer que la réalité en est autrement.

Chroniques

Ce «vrai monde» qu’on oublie

CHRONIQUE / Le Quotidien fait partie de ma vie depuis ma naissance. Ce n’est même pas exagéré. Ma mère était journaliste au même journal, alors vous comprendrez que Le Quotidien a traîné sur toutes les tables de cuisine qui ont ponctué ma vie.

Petite, je regardais les pages du journal sans trop comprendre leur contenu, mais je savais très bien que ce contenu devait être important. J’en ai eu la preuve en vieillissant et en pratiquant à mon tour ce métier.

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Dans le bon vieux temps

CHRONIQUE / À quel âge commence-t-on à dire «dans mon temps»? Je ne sais pas si je suis la seule, mais il me semble que j’utilise de plus en plus cette expression depuis que j’ai passé le cap de la trentaine.

Dans mon temps, je faisais ça. Quand j’étais jeune, je faisais ci. Je suis à la limite d’utiliser les termes «dans l’ancien temps» lorsque je parle à un ado.

D'une fille à l'autre

Ça passe trop vite!

CHRONIQUE / Je vis, depuis quelques années, un certain déni par rapport à mon âge. S’il n’en tenait qu’à moi, je serais figée dans le temps, à 26-27 ans. C’était, à mes yeux, le meilleur des deux mondes, une vie professionnelle et pas trop de responsabilités !

Sans grande surprise, je ne contrôle pas grand-chose et les pages du calendrier continuent de tourner. J’en conviens, personne ne versera de larmes devant mon incapacité à accepter le fait que je vieillisse. Il y a plus grand drame que celui de passer de 31 à 32 ans.

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Bilan des projets estivaux

CHRONIQUE / Il n’y a pas si longtemps – quelques mois à peine – c’est contre l’hiver que nous pestions. Le temps était froid, nous devions gérer toute cette neige qui ne cessait de tomber et nous vivions en fonction des conditions routières.

Le printemps a effacé notre aversion contre cette saison et l’été s’est pointé le nez. Avec tous les projets qu’il inclut.

D'une fille à l'Autre

Rien de gratuit, même sur Internet!

CHRONIQUE / J’ai l’habitude, avant de débuter un projet, de m’inspirer. Cela se passe, bien simplement, grâce à une courte recherche sur Google, une visite sur Pinterest ou quelques minutes passées sur Instagram, l’un de mes réseaux sociaux préférés.

Cette manie s’applique à presque tout dans ma vie. Mes recherches sont vastes allant d’une deuxième vie pour un meuble à une simple recette pour le souper du mardi. Parfois, c’est pour un truc de grand-mère pour le nettoyage de la maison ou pour mon jardin. Là, c’est du sérieux !

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En vacances, tous les week-ends

CHRONIQUE / «Prends-tu des vacances bientôt? » « As-tu pris des vacances? » « Quels sont tes projets de vacances? »

Voilà l’amorce de la plupart de nos discussions, à ce moment-ci de l’année. Avouons que ça fait changement de nos habituelles conversations de météorologues amateurs.

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L’autre profil du fleuve

CHRONIQUE / Ciao, bye, je vous abandonne pour les deux prochaines semaines. Je tire la plug, comme on dit. Les dernières années, j’écrivais des chroniques à l’avance, pour que vous ne m’oubliiez pas, même si je n’étais pas physiquement au journal pendant mes vacances. Cette année, j’ai décidé de faire une vraie pause, histoire de regorger un peu le citron qui a été pas mal pressé ces derniers mois. Eh oui, il arrive des moments où on a besoin de s’évader un peu. De ne pas penser, ni à l’actualité ni à pondre une chronique hebdomadaire.

Les vacances arrivent donc à point. Lorsqu’on est journaliste et que les gens commencent à nous tomber un peu sur les nerfs, c’est le temps qu’on mette notre chapeau de paille, qu’on fasse nos valises et qu’on s’éclipse pour quelques jours.

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Tournons-nous vers la rivière

CHRONIQUE / En allant assister aux feux d’artifice de la fête du Canada au Vieux-Port de Chicoutimi, il y a deux semaines, j’ai rencontré mon tout premier patron, M. Morin. C’est lui qui m’a offert mon tout premier emploi d’été, dans les défuntes halles du Vieux-Port. Il était le propriétaire de la tout aussi défunte Boulangerie Morin, qui a malheureusement dû mettre la clé sous la porte il y a quelques années déjà. J’ai passé trois étés au Vieux-Port. Des étés achalandés, au cours desquelles je vendais des galettes aux habitués du Vieux-Port, du pain pour les clients qui faisaient leurs emplettes aux halles et du chocolat aux bleuets aux touristes.

Dans ce temps-là, la zone portuaire de Chicoutimi était bondée. Et ça me fait un peu de peine de voir ces halles à l’abandon, sans les producteurs d’ici qui vendent leurs produits sous un même toit. 

À l’ère où on encourage l’achat local et où les consommateurs se tournent de plus en plus vers nos propres producteurs, comment se fait-il que nous ayons laissé ce bâtiment se détériorer au point où on a dû l’abandonner ? L’absence d’un marché public, sur un site comme le Vieux-Port de Chicoutimi, est tout simplement illogique.

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La vengeance d’un merle

CHRONIQUE / Vous vous en étiez peut-être rendu compte, mais je suis une grande amoureuse des animaux. Je partage mon quotidien avec des poules, un chat, un porc-épic, des renards, une marmotte, une moufette, un homme du Nord et un merle. Un merle qui m’en veut et qui a décidé de se venger.

Aujourd’hui, je profite de cette tribune pour vous demander conseil, chers lecteurs.

D'une fille à l'autre

Unique, mais pas seule

CHRONIQUE / J’ai été grandement touchée, mardi, de lire dans les pages du Quotidien l’histoire extraordinaire de Jacqueline Moisan, Nicole Dion et Sylvain Tremblay.

À l’âge de 80 ans, Mme Moisan (née Dion) a rencontré, pour la première fois de sa longue vie, sa soeur et son frère.

D'une fille à l'autre

Automobilistes, la route ne vous appartient pas

CHRONIQUE / « Tout usager de la route est tenu, surtout à l’égard de celui qui est plus vulnérable que lui, d’agir avec prudence et respect lorsqu’il circule sur un chemin public. »

Cette phrase, je l’ai prise sur le site Internet de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), sous l’onglet « partage de la route en automobile ». Vous voyez surement où je veux en venir. Oui, les fameux vélos.

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Pollution auditive estivale

CHRONIQUE / Les pages Spotted d’aujourd’hui sont les versions contemporaines des agoras de la Grèce antique. Tout y est ! Les rassemblements y sont à la fois sociaux, politiques et mercantiles. La seule différence réside dans le fait qu’aujourd’hui, nous y siégeons de manière virtuelle.

Le tribunal populaire des réseaux sociaux n’a pas de pitié ; tout y passe. Le service à l’auto d’un restaurant qui n’était pas parfait, la beauté remarquable d’une automobiliste qui patiente à un feu de circulation ou un portefeuille perdu ; tout est matière pertinente à l’agora virtuelle qu’est la page Spotted.

D'une fille à l'autre

Apprendre à la dure

CHRONIQUE / La semaine dernière, nous célébrions les 50 ans du Cercle de presse du Saguenay. De nombreux retraités du monde des médias de la région s’y étaient donné rendez-vous. Je ne suis pas de nature nostalgique, mais j’étais bien contente de voir d’anciens collègues, qui profitent aujourd’hui d’une retraite bien méritée.

Ça m’a rappelé mes premières années au journal, alors que les patrons n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, mis à part Denis Bouchard, qui garde toujours le fort. Ils me terrorisaient tous, mais j’avais surtout peur de ma chef de nouvelles de l’époque. Il faut dire qu’elle était réputée pour ne pas y aller par quatre chemins pour nous dire que notre texte n’était pas terrible.

D'une fille à l'autre

Être payé à ne pas aimer

CHRONIQUE / J’ai toujours eu la chance d’aimer mon boulot, que ce soit lorsque j’étais étudiante ou lors de ma courte expérience comme professionnelle. Les rares fois où je ne me suis pas complètement sentie sur mon X, j’ai pris mes jambes à mon coup, avec le plus grand des plaisirs.

Voyez-vous, à 20 ans, j’ai entamé ma carrière en animant à la radio. C’était presque un rêve de me retrouver dans cet univers intriguant où se côtoient la passion et les nombreux défis. Assez pour nous faire oublier les minces salaires du début, les nombreux déménagements et les fins de contrats qui arrivent trop rapidement et souvent...

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Des nouvelles de la basse-cour royale

CHRONIQUE / Vous êtes des centaines, voire des milliers, à me demander des nouvelles. Comment vont mes poules?

Bon, fidèle à mes habitudes, j’exagère. Juste un peu. Il est vrai que plusieurs m’ont questionnée sur ma basse-cour, depuis que je vous ai raconté avoir un peu de difficulté à gérer les chicanes de mes volailles. Je vous rappellerai, pour ceux qui ont maqué ma première chronique sur le sujet, que l’adaptation de mes quatre nouvelles aux deux «vieilles» d’un an n’a pas été de tout repos. Deux jeunes ont subi de l’intimidation et du harcèlement de la part des anciennes, qui faisaient leur loi dans le poulailler royal. Mes poules ont des noms de reines, et elles agissent comme telles.

D'une fille à l'autre

J’accroche mes pinceaux !

CHRONIQUE / Les prochains jours marqueront, déjà, la quatrième année de vie dans notre chaleureuse petite résidence de Saint-Bruno. Force est d’admettre que le temps semble passer si rapidement. Il n’y a que le solde de l’hypothèque qui me rappelle le contraire. Je blague!

Cet anniversaire, très peu officiel, marquera également la fin de ma liste de projets, et ce, au grand bonheur de mon petit mari.

D'une fille à l'autre

Je l’écris, donc c’est vrai

CHRONIQUE / On m’a toujours dit que nous ne devions jamais, sous aucun prétexte, parler de sexe, d’argent ou de politique à table ! Une règle de vie bien simple qui évite de terribles frictions lors de réunions familiales. Pour avoir enfreint cette règle à mes risques et périls, je vous avouerais que le dessert est ensuite dégusté dans une ambiance digne de funérailles.

En observant le climat ces temps-ci, j’ajouterais l’interdiction de parler d’environnement à cette règle impérative de survie en réunion familiale.

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Quand les jeunes questionnent les élus

CHRONIQUE / Lorsque j’étais adolescente, il aurait fallu que ma vie en dépende ou que je sois payée bien cher pour que j’assiste à deux heures de séance d’un conseil municipal. Et si j’avais eu à poser une question, mon prix aurait sans doute quadruplé. Disons que comme bien des ados de mon époque, je n’étais pas la plus impliquée et encore moins politisée.

Je me souviens qu’en première secondaire, nous avions visité le bureau du maire de Saguenay, Jean Tremblay. Je n’en ai pas gardé un bien grand souvenir, mis à part qu’il nous avait montré un petit placard secret dans lequel se cachaient des sacs de chips, de la liqueur et du vin. Je l’avais trouvé bien chanceux, mais ça ne m’avait pas donné le goût de devenir mairesse et encore moins de suivre les séances du conseil municipal. À vrai dire, je pense que la première fois que j’ai mis les pieds à la salle du conseil, j’étais payée pour le faire.