Vacances hyper-connectées

CHRONIQUE / Mon teint qui est passé du blanc pâle au blanc moyen, un exploit dans mon cas, confirme que j’ai passé la dernière semaine loin des bancs de neige du Québec, mais plutôt bien près des eaux bleues de l’océan Atlantique.

Mes excuses de vous faire suer en plein hiver. Je reviens d’une semaine de repos passée en République dominicaine. Eh oui ! Je reviens des pays chauds, vous dire à quel point j’adore cette expression qui sent la noix de coco.

Mais j’apprends de mes erreurs. Contrairement à l’an dernier, cette fois, je n’ai pas l’intention de caricaturer les comportements de certains Québécois qui décident de vivre à fond les quelques jours passés dans un tout inclus. Cette chronique énumérant certains travers m’a valu des centaines de commentaires. Sans grande surprise, la critique de vos habitudes loin de la maison ne vous a pas plus. C’est à croire que vous êtes plus tolérants au chaud soleil des tropiques qu’à un examen de vos agissements.

Quelques semaines avant de partir, j’ai été grandement surprise de prendre connaissance des détails et particularités entourant l’hôtel sélectionné. WIFI gratuit sur tout le site.

Mais pourquoi ?

Certains me diront parce que la technologie est maintenant partout, d’autres me diront qu’en cas d’urgence, ils auront la possibilité de contacter une personne qui est loin de la maison.

Il s’agit là de réponses qui ont du sens, toutefois la réalité est une autre histoire.

Boissons, nourriture et WIFI à volonté, c’est ça 2020.

Petit mari qui me taquine et me gronde parfois en raison de l’utilisation de mon cellulaire avait de grands doutes face à ma capacité à résister au WIFI.

Au final, je suis bien fière de confirmer que j’ai relevé le défi haut la main.

Nous avions grandement besoin de repos, d’où l’idée et l’envie de mettre le train-train quotidien sur pause, l’instant de quelques jours, et de filer vers un établissement tout inclus.

Je souhaitais me reposer, prendre du soleil et rattraper diverses lectures. Je n’avais pas la tête à des oeuvres trop soutenues et encore moins à tout ce qui rimait avec information. Disons que cet état d’esprit m’a permis de me déconnecter plus facilement.

Le démon électronique qu’est mon cellulaire ne m’aura été utile que pour prendre quelques photos, écouter de la musique savamment sélectionnée pour les journées de congé et dévorer plusieurs balados.

Ce ne fut pas le cas de tous. C’est frappant de voir autant de personnes qui relaxent sur la plage cellulaire la main et autant de gens qui sont en mode visioconférence sur le bord de la plage.

Nous les reconnaissons facilement. Ils parlent fort à quelqu’un qui se retrouve à des milliers de kilomètres, ils marchent à un rythme de zombie en ne regardant pas devant, mais plutôt en fixant leur écran et les décibels émanant de leur bidule sont plus que repérables.

Nous restons connectés partout et tout le temps, même en maillot de bain. Après tout, l’hyper-connectivité ne prend pas congé. Voilà un triste constat des vacances d’aujourd’hui