Un week-end de rêve

CHRONIQUE / J’arrive à la maison. Mon cupidon s’est mis beau. Il est passé chez le coiffeur en après-midi et sens bon l’après-rasage. Il porte une nouvelle chemise bleue, qui fait ressortir la couleur de ses yeux.

Il m’attend avec une immense boite, garni d’une gigantesque boucle rose. Je déballe le cadeau. Une belle robe toute neuve dont je rêvais depuis longtemps. Elle me va à ravir, il a vu juste en choisissant la grandeur.

Mon cupidon me dit de faire ma valise, qu’on part pour le week-end. Où?, que je lui demande.

Un surprise, me répond-il.

Ce n’est qu’après deux heures de route que je comprends que nous passerons la fin de semaine de la Saint-Valentin dans un luxueux hôtel avec repas cinq services, avec également spas et massage au menu. Je n’ai rien eu à planifier, il a fait ça en cachette la semaine précédente. Un week-end à se faire servir et dorloter.

La Saint-Valentin dont j’ai toujours rêvée.

Un rêve, oui!

Ce que vous venez de lire n’est que pur fantasme d’une fille qui rêve d’une Saint-Valentin de princesse. Je suis de même. Un peu quétaine, une peu rêveuse, le tout assorti d’un désir de vivre dans un conte de fées.

La Saint-Valentin, aussi commerciale soit-elle, est une fête que j’ai toujours adorée. Les chocolats, les fleurs, les soupers au restaurant, les nuits à l’hôtel, les petites ou grandes attentions, tout de cette fête me plaît.

Et oui, je vous entends déjà dire que les amoureux devraient se dire «je t’aime» 365 jours par année et pas seulement le 14 février. Je vous entends aussi dire que la Saint-Valentin n’est qu’un prétexte pour les commerces et les restos de faire des affaires d’or.

Soit.

Mais où est le mal à célébrer l’amour?

J’ignore si mon cher prince charmant m’a conctocté une susprise digne de Sissi pour la Saint-Valentin. C’était hier et je dois pondre cette chronique quelques jours avant sa parution.

Ce que je sais, par contre, c’est que lorsqu’il lira ces lignes, il me dira sa phrase fétiche lorsque j’en invente un peu trop à son goût.

«Tu es l’enfer», me dira-t-il, en riant.