Toujours dire merci

CHRONIQUE / Il m’est arrivé quelques avaries au volant ces dernières semaines. Tout a commencé lorsque je me suis stationnée dans un endroit interdit. Je vous rassure, ce n’était pas un stationnement pour personnes handicapées. J’ai tenté le coup en me stationnant dans un espace où il n’était pas permis de le faire et j’avais un beau cadeau sur mon pare-brise lorsque je suis retournée à ma voiture.

La semaine suivante, alors que je m’entraînais au gym, j’ai eu une autre mauvaise surprise en reprenant le volant. Un petit papier avait été inséré sous mon essuie-glace.

« J’ai reculé dans votre voiture. Téléphonez-moi au... », était-il écrit. Je sors donc de ma voiture pour constater les dégâts. D’abord agréablement surprise de voir que ma voiture n’avait rien à l’avant, j’ai commencé à sacrer lorsque j’ai vu mon derrière de char embouti.

J’appelle la coupable. Elle me répond être désolée, et je lui dis que ce n’est pas grave du tout, la remerciant de m’avoir laissé un mot. Je la remercie presque de m’avoir rentré dedans, que ça met un peu de piquant dans ma journée.

J’appelle mes assurances, recueille les informations de la jeune femme et vais au garage une première fois pour l’estimé. Mais j’attends toujours pour le rendez-vous des réparations. Bref, du précieux temps perdu !

La semaine suivante, lors du congé de Pâques, je me suis aventurée dans la Réserve faunique des Laurentides, cette fois au volant du pick-up à mon chum. J’étais peut-être trop excitée de conduire une belle camionnette ou d’avoir une fin de semaine de trois jours, mais mon pied était probablement trop pesant.

Je papotais tranquillement avec mon chum et je n’ai pas vu le policier qui faisait du radar. Je n’ai pas eu le temps de ralentir qu’il s’était déjà élancé à ma poursuite. Bon, j’exagère, puisqu’à la vue des gyrophares, je me suis évidemment rangée sur l’accotement.

Tout comme avec la demoiselle qui m’avait foncé dedans la semaine d’avant, je me suis montrée polie, souriante et gentille avec l’agent de la Sûreté du Québec. C’était la deuxième fois de ma vie que je me faisais arrêter et j’ai toujours eu comme mentalité qu’il vaut mieux rester gentil que de tenter de s’en sortir en s’obstinant. Je me suis tout le temps dit qu’un jour, ça paierait.

Ce jour n’est pas encore arrivé. Le policier m’a remis un beau constat d’infraction, et je l’ai pratiquement remercié lorsqu’il me l’a rendu.

En fait, à bien y penser, je l’ai réellement remercié.

Le « merci » sort tout seul lorsqu’on me donne quelque chose.