Pour un temps des Fêtes simple, mais pas plate

CHRONIQUE / En l’écrivant quelque part, j’ai l’impression que j’aurai un pas de plus de fait. Rien de bien dramatique, je vous rassure. Je dépose ici un simple engagement à penser, à organiser et à vivre un temps des Fêtes sans stress.

C’est presque une lettre que j’adresse au père Noël ou du moins à la personne qui a le mandat de se déguiser pour nous remettre des présents aux côtés d’un conifère.

Déjà, je ressens la pression du temps des Fêtes. Disons que ça part mal, alors qu’il reste un gros mois avant les célébrations. Nos vies sont suffisamment stressantes, je n’ai guère envie d’en ajouter une couche pour ce qui devrait être plutôt un symbole de réunions familiales, de fous rires et de partage.

Pour éviter le stress inutile, cette année, je me range dans le clan du « On peut faire ça simplement? ».

Après tout, le bonheur peut être simple sans être plate. Il en va de même pour les cadeaux que nous offrons et les réceptions que nous organisons.

Quelqu’un me demandait, la semaine dernière, si j’avais amorcé mon magasinage des Fêtes.

Eh là là! Vous dire à quel point l’expression me donne tout simplement mal à la tête. Cela en dit long, sur cette obligation qui, je vous le rappelle, n’est qu’une pression indue de la société à magasiner et à dépenser pour le temps des Fêtes.

Cette année, je dis non à tout cela! Et j’y mets un frein avant même que ça soit commencé. La bonne nouvelle, c’est que nos familles respectives ont opté pour un échange de cadeaux. Ça évitera la surconsommation, pour les adultes, du moins.

Pour les enfants, je m’efforce de trouver des achats qui seront utiles, des expériences ou des trucs qui créeront des souvenirs plutôt que de simples cadeaux qui s’accumuleront au cimetière des jouets, c’est-à-dire le sous-sol ou une penderie oubliée.

Mon intention de faire ça simple vaut également pour les réceptions. Pour certains, les festivités s’étaleront du 21 décembre et se poursuivront même jusqu’à 5 janvier.

Nous multiplierons les kilomètres de route, les heures passées en automobile et les cadeaux d’hôtesse afin de retrouver toute la famille à travers les quatre coins de la région, même de la province.

Et si nous recevons la famille, la maison devra être impeccable pour recevoir tout ce beau monde, nous passerons plusieurs heures derrière les fourneaux et nous risquons fort probablement d’hypothéquer la soirée en question alors que nous serons trop occupés à nous soucier du bonheur de tous.

Est-ce vraiment nécessaire d’en faire autant? Je ne crois pas. Après tout, les convives ont simplement envie de passer du bon temps avec les hôtes. Je comprends que pour certains, c’est du beau gros bonheur et que tout cela se déroule sans un brin de stress. Vous êtes rares, très rares.

Enfin, j’espère que la personne qui aura pigé mon nom en vue de l’échange de cadeaux a remarqué mon besoin. Je ne pourrais être plus heureuse de recevoir un peu de temps libre, du repos et du bonheur simple...