Des amateurs de Pokémon Go.

Pokémoney

CHRONIQUE / Femme blanche dans la mi-vingtaine avec des études universitaires. C'est le portrait type du joueur de Pokémon Go aux États-Unis, selon une récente analyse menée par Survey Monkey. Plus de 60% des «dresseurs» seraient des femmes. Étonnant, non?
Pourtant ce n'est pas ce qu'on remarque à Place du Citoyen ou ailleurs dans la ville de Saguenay. Je vois en majorité de grands adulescents à casquette. Les femmes sont peut-être plus discrètes, qui sait?
Les amateurs sont aussi plus âgés que je pensais. Plus de 45% des joueurs ont entre 18 et 29 ans et les 30-50 ans comptent pour 25% des «dresseurs». Je croyais que le jeu s'adressait aux internautes un peu plus petits.
Même si je suis blanche, diplômée universitaire et dans la jeune trentaine, je n'ai pas été emportée par la vague. Je n'ai rien contre le jeu, au contraire. Si ça peut faire bouger des sédentaires, je ne peux que m'en réjouir.
Je marche deux fois par jour pour dégourdir mon chien. Je pourrais aussi attraper plein de Pikachu ou de Chépaki pendant mes petites randonnées canines. Mais non, je n'ai même pas eu la volonté de télécharger l'application. Je n'ai jamais été une adepte de Pokémon, donc le sentiment de nostalgie ne m'a pas envahie. Et quessé ça donne d'attraper de fausses bibittes? Rien. Deux bonnes raisons pour moi de ne pas suivre la tendance. Du moins, cette fois-ci.
Et si le jeu donnait quelque chose? Une chasse au trésor qui rapporte de l'argent, par exemple. Un nouveau jeu créé par Loto-Québec. C'est mon ami Carl qui m'a lancé cette idée cette semaine, en parlant de la Pokémania.
Je trouvais l'idée géniale. Même si je ne suis pas une consommatrice de loterie, je pense que je jouerais.
Une partie d'une heure pourrait coûter 2$ par exemple. Les marcheurs devraient trouver de petits magots un peu partout dans la ville ou dans des sentiers.
Je suis convaincue que le jeu ferait bien des adeptes. Ça pourrait peut-être mal tourner parfois. L'argent rend fou.
Mais Loto-Québec jouerait enfin son rôle de société d'État. Oui, sa mission principale est d'offrir des jeux de hasard et d'argent à la population. Mais si en plus elle pouvait contribuer à la santé des Québécois...