Pas la recrue de l’année!

CHRONIQUE / Personne ne tombera en bas de sa chaise alors que je vous avouerai que mis à part mes chaussures de sport que je porte en dehors des heures du travail il n’y a pas grand-chose de sportif de rattaché à ma personne.

Que voulez-vous? J’appartiens à l’autre clan. Je m’identifie bien plus aux projets artistiques que sportifs.

Peinture, couture et transformation de meubles occupent mes temps libres. Amenez-en des projets de bricolage, je trouverai toujours le temps et l’énergie pour y arriver. Pourtant, j’ai très souvent l’impression que le temps dont je dispose pour le sport est insuffisant.

Je sais bien que mes passions pour les activités artistiques stimule ma créativité et que ça n’apporte rien à mon corps et à ma santé.

Je suis consciente qu’il est plus qu’essentiel de bouger chaque jour. Nul besoin de me le rappeler, c’est plutôt à mon corps et à mon cerveau qu’il faudrait transmettre le message.

J’ai tout essayé pour bouger que ce soit en solo ou en groupe, de jour comme de soir. Dans le confort de mon salon ou dans une entreprise du genre. Ça ne fonctionne pas! La motivation se présente l’instant de quelques jours alors que je paye mon abonnement pendant plusieurs mois.

Ce désir de changer et de s’améliorer ne dure pas assez longtemps, tellement pas longtemps que je n’ai pas le temps d’observer de résultats.

En cette époque où les saines habitudes de vie occupent une grande place dans notre société, avouons que nous sommes mal foutus lorsque nous sommes davantage créatifs que sportifs. Et c’est mon cas!

Mais, il y a lueur d’espoir. Je pourrais presque avancer que j’ai peut-être trouvé mon sport. Me voilà intéressée à la balle-molle.

Et comme j’ai l’habitude de ne rien faire comme les autres, mon amourette avec ce sport de groupe se produit en fin de saison estivale.

Vous me direz probablement que la balle-molle n’est pas le plus intense des sports. Qu’à cela ne tienne, je continue de l’apprivoiser.

Le coup de foudre est tel que je traîne, depuis quelques jours, des courbatures. Les premières et plus tenaces étant causées par une partie amicale orchestrée avec des membres de la communauté médiatique régionale.

Mes excuses à ceux qui ont vraiment du talent! De mon côté, j’applique à la lettre que l’important, c’est de participer.

J’en déduis que mon appréciation de la balle-molle découle du caractère social du sport. C’est aussi amusant d’être sur le terrain que sur le banc à attendre notre tour pour frapper.

C’est sérieux entre la balle-molle et moi puisque je détiens maintenant mon propre gant! Imaginez ce que ça représente pour la pas-très-sportive que je suis.

J’ai même poussé à un autre niveau la relation avec ce divertissement sportif, la semaine dernière.

De passage à Montréal, j’ai visité un centre de balles. J’ai presque l’impression de vous raconter une histoire de pêche en vous disant que j’ai frappé 100 balles lancées à 50 miles à l’heure par une machine dans une cage de frappeur. Pour ceux que ça intéresse, je m’en suis bien tirée.

La personne la plus contente des balbutiements de cette passion n’est même pas moi, mais plutôt mon mari.

Passionné de baseball depuis toujours, il me traîne de match en match depuis des années. Maintenant, il a une alliée de choix pour l’accompagner dans son passe-temps.